Lu dans la presse
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Publié le 3 Décembre 2018

Israël/Antisémitisme - Reuven Rivlin : "L'antisémitisme est une maladie pour les Juifs et le monde entier"

"Nous devons lutter contre l'antisémitisme en renforçant la mémoire. Nous devons nous en tenir aux faits historiques et non aux sujets de discussion des politiques," a-t-il affirmé.

Publié le 29 novembre sur le site de i24news

"L'antisémitisme est un fléau que l'on peut trouver n'importe où - à gauche comme à droite, chez les nationalistes et les religieux", a réagi jeudi le président israélien Reuven Rivlin aux conclusions de l'enquête publiée mardi sur l'antisémitisme en Europe par la chaîne américaine CNN.

"Nous devons lutter contre l'antisémitisme en renforçant la mémoire. Nous devons nous en tenir aux faits historiques et non aux sujets de discussion des politiques," a-t-il affirmé.

"L'antisémitisme représente la peste, une maladie redoutable, non seulement pour les Juifs, mais aussi pour le monde entier et si personne ne s'y oppose pas, elle nous corrompra tous," a-t-il ajouté.

Le président israélien souhaite "travailler avec le monde entier pour lutter contre la xénophobie et la discrimination, dont l'antisémitisme est une variante."

"L'antisémitisme est une histoire vieille de 2.000 ans qui a des racines dans le racisme, la xénophobie et la religion," a-t-il rappelé.

Lors de son interview, le président israélien a défendu la légitimité de l'existence de l'Etat d'Israël, très souvent contesté par les antisionistes et les négationnistes.

"L'État d'Israël n'est en aucun cas une compensation pour la Shoah, c'est l'État-nation du peuple juif et c'est notre patrie ancestrale. La Shoah n'est pas la raison de la création de l’État d’Israël," a-t-il soutenu.

"En tant que Juif et président de l’État d’Israël, je ne pense pas que l’antisémitisme existe dans des endroits spécifiques. Il est présent partout," a-t-il défendu.

Le président a décrit le négationnisme comme une "continuation directe de l'antisémitisme."

"Je rencontre des dirigeants du monde entier - des présidents et des Premiers ministres - et ils me disent qu'ils doivent parfois travailler avec des mouvements douteux pour constituer des coalitions et que, bien qu'ils soient néo-fascistes, ils sont de grands admirateurs d'Israël, je leur réponds que c'est absolument impossible."

Le néo-fascisme est absolument incompatible avec les principes et les valeurs sur lesquels l'État d'Israël a été fondé.

Evoquant la question de savoir si Israël contribue suffisamment pour aider la communauté juive de diaspora, le président israélien a déclaré que le fait de dire aux mouvements néo-fascistes que vous êtes persona non grata dans l'État d'Israël est une déclaration qui lutte contre l'antisémitisme de manière concrète.

"C’est une déclaration qui indique que la mémoire est importante et que nous ne ferons aucun compromis sur l’opportunisme politique de l’État d’Israël, aussi juif que démocratique et vice-versa."

M. Rivlin exhorte également à préserver la mémoire de la Shoah par l'intermédiaire de l'éducation.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait également déclaré mardi que le déni du droit d'Israël à exister constituait la forme "ultime" de l'antisémitisme, en réaction à l'enquête.

Lors de son interview, le président israélien a défendu la légitimité de l'existence de l'Etat d'Israël, très souvent contesté par les antisionistes et les négationnistes.

"L'État d'Israël n'est en aucun cas une compensation pour la Shoah, c'est l'État-nation du peuple juif et c'est notre patrie ancestrale. La Shoah n'est pas la raison de la création de l’État d’Israël," a-t-il soutenu.

"En tant que Juif et président de l’État d’Israël, je ne pense pas que l’antisémitisme existe dans des endroits spécifiques. Il est présent partout," a-t-il défendu.

Le président a décrit le négationnisme comme une "continuation directe de l'antisémitisme."

"Je rencontre des dirigeants du monde entier - des présidents et des Premiers ministres - et ils me disent qu'ils doivent parfois travailler avec des mouvements douteux pour constituer des coalitions et que, bien qu'ils soient néo-fascistes, ils sont de grands admirateurs d'Israël, je leur réponds que c'est absolument impossible."

Le néo-fascisme est absolument incompatible avec les principes et les valeurs sur lesquels l'État d'Israël a été fondé.

Evoquant la question de savoir si Israël contribue suffisamment pour aider la communauté juive de diaspora, le président israélien a déclaré que le fait de dire aux mouvements néo-fascistes que vous êtes persona non grata dans l'État d'Israël est une déclaration qui lutte contre l'antisémitisme de manière concrète.

"C’est une déclaration qui indique que la mémoire est importante et que nous ne ferons aucun compromis sur l’opportunisme politique de l’État d’Israël, aussi juif que démocratique et vice-versa."

M. Rivlin exhorte également à préserver la mémoire de la Shoah par l'intermédiaire de l'éducation.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait également déclaré mardi que le déni du droit d'Israël à exister constituait la forme "ultime" de l'antisémitisme, en réaction à l'enquête.

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