Lu dans la presse
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Publié le 29 Mars 2019

Kibboutz - Ilan Zaoui parle de son nouveau spectacle Kibboutz : "Une invitation au partage et à la démocratie"

Quarante ans après sa naissance, la célèbre compagnie Adama est toujours en vie. "Défendre une troupe de traditions juives est devenu de moins en moins évident. Beaucoup de gens pensaient que la fin de l’aventure était proche. Mais nous avons réussi à garder le contact avec le public", soutient son fondateur que nous avons dernièrement rencontré dans un restaurant non loin de la rue Richer, à Paris.

Les Amis du Crif vous invite à l'avant-première de

Kibboutz

le nouveau spectacle d'Ilan Zaoui et de la troupe Adama

lundi 8 avril 2019, à 20h30

Inscrivez-vous à l'avant-première du spectacle Kibboutz !

Interview publiée le 29 mars dans ActuJ

Actualité Juive : Quelles ont été vos motivations pour monter ce spectacle ?

Ilan Zaoui: A vrai dire, après notre tournée en Chine il y a deux ans, le dernier grand événement d'Adama, je n'avais plus la force de concevoir un nouveau spectacle. Et finalement, nous revoilà ! Le déclic ? Ma femme. Elle m'a convaincu de concrétiser ce projet, consciente que mes années kibboutz ont représenté un moment important de ma vie. Elles m'ont construit, elles m'ont façonné. J'en garde des souvenirs et des anecdotes extraordinaires. Au kibboutz Revadim, situé dans la région de Shaar Haneguev j'étais habité par ces notions d'idéal, de partage, d'éducation, de socialisme, de travail de la terre. J’y étais en 1967. J'avais 18 ans.  Avec mes amis sur place, on refaisait le monde. Ma femme m'a donc simplement dit : "Fais un spectacle pour raconter tout ça". J'ai voulu faire quelque chose d'assez différent en privilégiant une forme plus intime, sous l'angle à la fois théâtral et musical. Nous avons renouvelé notre répertoire à hauteur de 80 %. Je me suis récemment rendu en Israël pour m'imprégner au mieux du concept de kibboutz d'aujourd'hui. Il en existe encore, sous différentes pratiques. Le kibboutz, c'est une expérience de vie en soi. 

 

A.J.: Quels sont les temps forts de "Kibboutz"?

I.Z. : Ce spectacle, parsemé d’anecdotes vécues, est une alternance de chants et de « medleys », de créations musicales nouvelles et personnelles. Il est propice à un échange intime avec le public, dès les premiers mots sur un mode joyeux, dynamique et humoristique. Le temps de la représentation, chacun et chacune sera invité à intervenir tel un kibboutznik. 

 

A.J.: Quelles sont vos ambitions à quelques jours maintenant de vous produire au Centre Rachi de Paris ?

I.Z. : On espère remplir la salle pour nos quatre dates et pouvoir accueillir également un public non-juif. Si la mayonnaise prend, alors nous pourrions envisager d'autres dates en province et pourquoi pas, en Israël. Ce serait énorme d'aller là-bas.

 

A.J.: Quid du budget de ce spectacle?

I.Z. : Il tourne aux alentours de 70 000 euros. Face au peu de subventions reçues, nous avions lancé une campagne de crowdfunding. Une mobilisation qui s'est surtout opérée dans mon réseau, provenant notamment d'anciens amis de kibboutz.

 

A.J.: A l'heure du regain de l'antisémitisme et de l'antisionisme, n'est-ce pas compliqué de faired'Israël votre thème central?

I.Z. : On ne va pas se mentir, c'est très compliqué. Mais d'un autre côté, je ressens davantage de motivation en cette période troublée d'autant plus que mon spectacle n'est rien d'autre qu'une invitation au partage et à la démocratie. 

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