Lu dans la presse
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Publié le 4 Juillet 2012

La France donne Bethléem à la Palestine

Le Centre Simon Wiesenthal est choqué par le vote du Comité du patrimoine mondial sur "le Lieu de naissance de Jésus, l'Église de la Nativité et la Route du pèlerinage, Bethléem".

Rapport de la réunion à Saint-Pétersbourg par le Directeur des relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, le Dr Shimon Samuels

3 juillet 2012

 

Par une majorité des deux tiers de treize Etats membres sur six et deux abstentions, le Comité du patrimoine mondial (CMP) de l'UNESCO a inscrit "le Lieu de naissance de Jésus, l'Église de la Nativité et la Route du pèlerinage, Bethléem" sur sa liste en tant que site palestinien.

Le Centre Wiesenthal a fait part de son indignation aux autorités françaises et travaille, en collaboration avec ses amis, pour empêcher de futures prédations du patrimoine chrétien et continue à faire campagne au sein des organisations internationales co

Bien que 21 Etats membres se prononcèrent par un vote secret, le vote décisif fut celui de la France. L'ambassadeur français, Daniel Rondeau, fut le seul délégué à annoncer publiquement son vote qu'il a qualifié de "conforme à la ligne politique de son pays qui soutint l'entrée de la Palestine à l'UNESCO en octobre dernier".

 

Une décision contre cette nomination fut déjà  prononcée, sur la base des conclusions de l'organisme expert auprès du CPM, ICOMOS (le Conseil international des monuments et des sites), disant que la demande palestinienne, soumise après hors délai, ne remplissait pas les conditions d'une inscription en urgence. Cette décision fut rejetée.

 

La lettre s'opposant à la démarche palestinienne, adressée au Président Abbas par les autorités catholique, orthodoxe et arménienne gardiennes de l'Église de la Nativité, fut ignorée. Une autre version de soutien et non signée fut distribuée par l'Autorité palestinienne.

 

L'Algérie, renfort de la Palestine, a produit le document de base pour le vote en le justifiant par le fait que "Bethléem, lieu saint pour les chrétiens comme pour les musulmans, est un puissant symbole pour plus de deux milliards de croyants dans le monde."

 

"La réaction triomphale du Délégué palestinien relève plus de la menace politique que du patrimoine culturel : "Les colons israéliens menacent l'existence du peuple palestinien...nous allons présenter de nombreuses autres nominations de sites mis en danger par Israël..."

 

L'Ambassadeur israélien, Nimrod Barkan "Cette décision est politique et viole la convention du patrimoine mondial. La responsabilité du site a été habilement retirée aux Églises et confiée à un Etat inexistant. UNESCO vit aux pays des merveilles"

 

La plus grande responsabilité dans cette situation revient à la France. L'inscription aurait, en effet, été impossible sans le vote français. Tout porte à croire que les trois autres européens (la Suisse, l'Estonie et l'Allemagne) se prononcèrent contre. Bien que n'étant pas membre du CPM, les États-Unis ont fait de grands efforts pour empêcher cette mascarade.

 

Le Centre Wiesenthal a fait part de son indignation aux autorités françaises et travaille, en collaboration avec ses amis, pour empêcher de futures prédations du patrimoine chrétien et continue à faire campagne au sein des organisations internationales contre le vol de l'identité du patrimoine juif.

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