Lu dans la presse
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Publié le 21 Mars 2016

Le gouvernement assume le choix d'une campagne choc

"C’est le seul moyen d’émerger et de réveiller les consciences"

Par Christine Legrand, publié sous le titre "Que penser de la campagne choc contre le racisme ?" dans la Croix le 21 mars 2016
 
Des têtes de porc accrochées sur la grille d’une mosquée, un mur tagué « Mort aux juifs », des scènes d’agressions racistes ou antisémites et des propos d’une violence extrême… les spots de la campagne #TousunisContrelaHaine, lancée lundi 21 mars par le Service d’Information du Gouvernement (SIG) sur les chaînes de télévision et sur les réseaux sociaux, n’y vont pas de main morte.
 
Les propos tenus ne sont pas en reste. « Regarde, les Juifs, en vrai, ils contrôlent tout, les medias, les banques, ils sont tous pétés de tune » ou « Moi, tous ces musulmans, ça me fait peur. Si on ne fait rien, dans vingt ans, la France sera musulmane »… Une voix off incite à une prise de distance immédiate (« vous vous entendez parler ») et chaque spot est précédé d’un message d’avertissement « Attention, ces propos et ces images peuvent choquer ».
 
Le SIG reconnaît avoir fait volontairement le choix d’une campagne dérangeante. « Nous assumons que ce soit une campagne choc, explique Christian Gravel, directeur du SIG. Dans un environnement saturé de contenus, d’une multitude d’informations, c’est le seul moyen d’émerger et de réveiller les consciences ».
 
En 2015, rappelle-t-il, les actes antisémites, anti-musulmans et racistes ont augmenté de 22 %. Et on compte en moyenne aujourd’hui cinq actes de ce type par jour. « Ce qu’on montre, c’est la réalité, insiste Christian Gravel, les scènes filmées dans ces spots étant toutes inspirées de faits réels ». Il précise également que l’objectif de ces spots est de susciter « réactions et débats »... Lire l'intégralité.

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