Lu dans la presse
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Publié le 12 Mai 2016

Manuel Valls / UNESCO : le Premier Ministre ne reconnaît pas clairement l'erreur commise par la diplomatie française

"Il y a dans cette résolution de l’Unesco des formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote".

Des formulations maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote

Publié dans le Monde le 11 mai 2016, sous le titre "Résolution sur Jérusalem : Manuel Valls regrette le vote de la France à l’Unesco"
 
Le premier ministre, Manuel Valls, a regretté mercredi 11 mai le vote de la France en faveur d’une résolution de l’Unesco sur la « Palestine occupée ». « Il y a dans cette résolution de l’Unesco des formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote », a dit le premier ministre lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale.
 
A l’initiative de plusieurs pays arabes, le conseil exécutif de l’Unesco a adopté le 14 avril, avec la voix de la France, une décision qui vise à « sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est ».
 
Cette résolution a suscité la colère d’Israël. Les critiques portent notamment sur un paragraphe accusant Israël d’installer de « fausses tombes juives » dans des cimetières musulmans de Jérusalem-Est et un autre qui « dénonce vivement les agressions constantes commises par les Israéliens contre les civils », y compris des imams et des prêtres chrétiens. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a condamné un texte « absurde ».
 
Mardi, interrogé sur ce sujet lors d’une conférence des Amis du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avait estimé « qu’il ne fallait pas la voter »... Lire l'intégralité.
 
Commentaire du Crif : Cette déclaration du Premier Ministre n'est pas entièrement satisfaisante car elle ne reconnaît pas clairement l'erreur commise par la diplomatie française.  On ne peut qu'espérer que les conséquences des votes de la France seront mieux appréciées à l'avenir.
Voir aussi le communiqué du Crif du 11 mai 2016 sur ce sujet.

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