Lu dans la presse
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Publié le 5 Janvier 2017

#Monde - Iran : libération de la militante torturée Golrokh Ebrhaimi Iraee

La militante et écrivaine avait été arrêtée le 24 octobre pour avoir écrit une fiction qui condamnait la lapidation d’une fille (une pratique utilisée en Iran pour punir les femmes adultères), jamais publiée.

Publié dans Libération le 4 janvier 2017

 
Obligée de rester dans une pièce à écouter les cris de son mari torturé, de l'autre côté du mur. Puis frappée à son tour. Le calvaire de Golrokh Ebrhaimi Iraee dans la prison d'Evin à Téhéran est terminé depuis mardi après-midi, après que son mari Arash Sadeghi, déjà condamné à 19 ans, a fait 73 jours de grève de la faim pour demander sa libération. «Cela sent le printemps en Iran», s'est réjouie Sabri Najavi, activiste pour les droits humains, qui dès l’Europe a organisé une mobilisation pour le couple.
 
Golrokh Ebrhaimi Iraee, militante et écrivaine, avait été arrêtée le 24 octobre pour avoir écrit une fiction qui condamnait la lapidation d’une fille (une pratique utilisée en Iran pour punir les femmes adultères), jamais publiée. La police l'a trouvée sur son ordinateur, lors d'une perquisition. Golrokh Ebrhaimi Iraee a été libérée deux mois et demi plus tard, à la faveur d'une forte mobilisation internationale. «Elle a été menacée de mort par les forces qui contrôlent la prison, explique l'activiste Sabri Najavi. «Tu ne sortiras pas d’ici vivante», lui auraient dit-ils. Golrokh a eu une permission de sortie temporaine après avoir payé une caution de 5 milliards de rials (150 000 dollars).

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