Lu dans la presse
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Publié le 30 Octobre 2017

#Monde - Le père du Kurdistan irakien autonome, Massoud Barzani, contraint au départ

Architecte du référendum d'indépendance du 25 septembre, Massoud Barzani préside sa région depuis 2005. Il a adressé sa renonciation par une lettre au Parlement kurde.

C'est un événement qui rebat les cartes politiques en Irak. Le fondateur et président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a annoncé ce dimanche qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat. Il s'agit là d'une conséquence directe de son pari raté d'obtenir l'indépendance via référendum, le 25 septembre. Un échec qui a conduit à la perte de presque tous les territoires que les Kurdes disputent gouvernement central de Bagdad.

À 71 ans, le leader kurde, toujours revêtu de l'habit kaki des combattants peshmergas, affirme encore qu'il va "rester un peshmerga" et "défendre les acquis du peuple du Kurdistan". Après la lecture de cette lettre, le Parlement devait décider de la répartition provisoire de ses pouvoirs d'ici l'élection présidentielle, dont la date n'est pas encore fixée.  

L'opposition, notamment le parti Goran qui veut un "gouvernement de salut national" à la place de Massoud Barzani, s'oppose à la répartition proposée par les grands partis kurdes. À savoir, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani et son rival, l'Union patriotique kurde (UPK). Massoud Barzani "symbolise l'échec de la politique kurde et la seule chose qui lui reste à faire est de s'excuser publiquement", a lancé avant l'ouverture de la session Raboun Maarouf, député de Goran. Des partisans du président kurde l'ont aussitôt pris à parti. 

Le mandat du premier président kurde élu, qui avait expiré en 2013, avait été prolongé de deux ans par le Parlement. Il s'est poursuivi sans élection ni décision formelle face au chaos engendré par l'offensive du groupe Daech. Fils du chef historique du mouvement kurde en Irak, Massoud Barzani part sans gloire alors qu'il y a un mois encore, il haranguait les foules en leur promettant l'indépendance. 

Publié dans L'Express le 29 octobre 2017, lire l'intégralité ici

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