Lu dans la presse
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Publié le 15 Mai 2019

Monde/Religion - Les religions à nouveau la cible d'attaques

Entre dimanche et lundi, un lieu de culte chrétien et un cimetière musulman ont été la cible d'actes antireligieux : Une attaque terroriste contre une église au Burkina Faso, faisant quatre morts et la profanation d'un cimetière musulman dans le Var, en France. Le Crif condamne toutes formes d'attaques à l'encontre des religions.

Le Crif vous propose deux articles sur les récentes attaques à l'encontre des religions : en France tout d'abord, où le carré musulman du cimetière de Draguignan fut la cible de vandalisme, puis au Burkina Faso où quatre catholiques ont été tués lors d'une procession religieuse.

 

Le carré musulman du cimetière de Draguignan vandalisé

Publié le 13 mai sur France Bleu

Dans la nuit de dimanche à lundi, une ou des personnes ont dégradé des tombes et des objets mortuaires dans le carré musulman du cimetière de Draguignan (Var).

Consternation ce lundi matin au carré musulman du cimetière de Draguignan. Une dizaine de sépultures a été dégradée dans la nuit de dimanche à lundi. Le ou les auteurs ont renversé des pierres tombales et cassé des objets. "Aucune inscription de quelque nature que ce soit n'a été retrouvée", a toutefois précisé le procureur de la République Patrice Camberou, qui s'est rendu sur place, selon un communiqué. 

L'enquête a été confiée au commissariat de Draguignan qui a pu effectuer des relevés dans le but de mettre en évidence des traces d'ADN, des empreintes papillaires et tout élément permettant d'identifier les auteurs des faits. Aucune piste n'est privilégiée à cette heure.

Le procureur a rappelé que le délit de violation de sépulture était passible d'une peine de quatre ans de prison et de 30.000 euros d'amende.

 

Burkina Faso : quatre catholiques tués au cours d'une procession religieuse

Publié le 14 mai sur France Info

Un groupe d'individus a interrompu le cortège, lundi, avant de tuer les fidèles et de brûler une statue de la Vierge. Quatre catholiques ont été tués, lundi 13 mai, lors d'une procession sur la commune de Zimtenga, dans le nord du Burkina Faso. Une attaque perpétrée au lendemain d'une autre, contre une église, qui a fait six morts dont un prêtre, a déclaré l'évêque Paul Ouédraogo, président de la conférence épiscopale Burkina Faso-Niger, lors d'une assemblée plénière réunissant des évêques et des curés des deux pays.

Une procession interrompue à l'entrée d'un village

"La [statue de la] Vierge était sortie pour faire le tour de la paroisse, a précisé un responsable de la communication de la cathédrale de Ouagadougou. Elle devait passer (dans le village de) Kayon. Presque à l'entrée du village de Singa, un groupe de terroristes a intercepté le cortège. Ils ont tué quatre fidèles et brûlé la statue". Une version identique est rapportée par l'Agence d'information du Burkina (AIB). Les assaillants ont stoppé la procession puis "ils ont laissé partir les mineurs, exécuté quatre adultes et détruit la statue de la Vierge", a relaté un habitant cité par l'AIB.

Six personnes – dont le prêtre célébrant la messe – avaient été tuées dimanche lors d'une attaque attribuée à des jihadistes contre une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso. Fin avril dernier, déjà, six autres personnes, dont un pasteur, avaient été tuées dans l'attaque d'une église protestante à Silgadji, toujours dans le nord du pays. Il s'agissait de la première attaque djihadiste d'une église depuis 2015.

 

 

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