Lu dans la presse
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Publié le 31 Mars 2016

Najat Vallaud-Belkacem : "Un bon lycée part de la réalité de ses élèves, déjoue les déterminismes"

"Prévenir la radicalisation, faire vivre la laïcité... sur chacun de ces défis nous attendons beaucoup des enseignants"

Propos recueillis par Mattea Battaglia, publié dans le Monde le 31 mars 2016
 
Le ministère de l’éducation nationale a publié, mercredi 30 mars, ses indicateurs de valeur ajoutée des lycées.
 
Ces indicateurs de réussite sont publiés alors même que se tient, ce mercredi, la journée de l’innovation enseignante à Paris. Faites-vous un lien entre performance et innovation ?
 
Ce n’est pas un hasard : les initiatives pédagogiques innovantes, lorsqu’elles sont portées collectivement, créent une dynamique et sont génératrices de performance. Par exemple, les lycées qui ont beaucoup innové contre le décrochage scolaire obtiennent des résultats particulièrement intéressants. Preuve pour ceux qui en doutent qu’aider les plus fragiles sert l’ensemble des élèves.
 
Vous mettez l’accent sur de « bonnes » équipes. A quand une « bonne » rétribution ?
 
Rien ne justifie que les enseignants français soient en moyenne moins bien rémunérés que leurs homologues européens – particulièrement les professeurs des écoles. Je reconnais volontiers qu’on a beaucoup demandé aux enseignants depuis 2012. Les réformes structurelles qu’on a introduites dans le système scolaire (développement de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, « plus de maîtres que de classes », nouveaux rythmes, réforme du collège, nouveaux programmes à venir…) : tout cela induit de nouvelles façons de travailler et des réorganisations importantes pour eux. Dans le même temps, sur chacun des défis que notre société doit affronter – prévenir la radicalisation, faire vivre la laïcité, lutter contre le harcèlement… – on attend beaucoup de nos enseignants... Lire l'intégralité.

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