Lu dans la presse
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Publié le 20 Mai 2016

Pour que Facebook cesse de protéger les négationnistes

Les plateformes rejettent systématique des signalements, la propagande négationniste n’étant jamais considérée comme contraire à leurs standards.

Le taux de réponse positive pour les signalements de publications négationnistes est de 0%, pour les trois réseaux sociaux

Par Jean Corcos, publié sur Desinfos le 19 mai 2016
 
Comme annoncé dimanche 15 mai, juste avant les deuxièmes Assises de la lutte contre la haine sur le Net, l’Union des Etudiants Juifs de France et SOS Racisme (rejoints depuis par l’association « J’accuse ») vont assigner en référé les trois géants de l’Internet américains (Facebook, Twitter et Youtube) « pour non-respect de leurs obligations de modération légales, qui imposent aux hébergeurs de supprimer dans un délai raisonnable les contenus manifestement illicites. »
 
Ceci avait été décidé suite aux résultats désastreux d’un « testing en ligne », mené par ces deux associations ainsi que par SOS Homophobie et dont les résultats détaillés furent présentés lors de ces Assises.
 
Or un élément particulier de cette enquête doit être souligné : le taux de réponse positive pour les signalements de publications négationnistes est de 0% pour les trois réseaux sociaux. Concernant Facebook, si l’échantillon était de taille modeste pour l’étude précitée, les résultats de notre propre enquête, concernant elle des dizaines de cas et faite depuis plusieurs mois, confirment ce constat accablant : on enregistre le rejet systématique des signalements, la propagande négationniste n’étant jamais considérée comme contraire à leurs « standards de la communauté », et ceci pouvant être prouvé par des captures d’écran systématiques.
 
Ceci est parfaitement insupportable, pour plusieurs raisons évidentes : la violence inouïe de la parole antisémite portée par ce type de publications, présentant les Juifs comme des escrocs et des menteurs ; l’offense faite aux millions de victimes de la Shoah, tuées symboliquement une seconde fois ; la réhabilitation ainsi accordée à l’idéologie nazie ; enfin, la protection de facto accordée à des publications totalement illicites et engageant la responsabilité de l’hébergeur, comme cela a été rappelé lors de ces Assises... Lire l'intégralité.

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