Lu dans la presse
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Publié le 21 Août 2014

Sarcelles porte plainte contre des organisateurs de manif interdite

 

Publié par Libération avec AFP, le 20 août 2014

 

Des rassemblements propalestiniens se sont tenus dans cette ville de banlieue parisienne le 20 juillet, en dépit d'une interdiction préfectorale. Plusieurs participants ont déjà été condamnés à de la prison ferme pour violences.

La ville de Sarcelles a porté plainte contre l’organisateur d’un rassemblement propalestinien le 20 juillet, qui s’était tenu malgré une interdiction préfectorale et avait été suivi de violences, dirigées en partie contre les juifs, a-t-on appris mercredi auprès du maire.

«Dans la vie, il faut assumer les conséquences de ses actes», a déclaré à l’AFP l’édile socialiste François Pupponi, pour qui les organisateurs du rassemblement dans cette commune du Val-d’Oise ne peuvent pas prétendre avoir été débordés par les émeutiers pour échapper à leurs responsabilités.

 

 

photo D.R

Le 20 juillet, en marge de ce rassemblement pro-Gaza, des émeutiers avaient mis à sac des commerces, dont une épicerie casher, incendié voitures et poubelles, et affronté pendant de longues heures les CRS. Depuis, six adultes ont été condamnés à de la prison ferme et trois mineurs mis en examen.

 

La municipalité de cette banlieue populaire au nord de Paris a porté plainte pour «dégradations» et «tenue d’une manifestation interdite», contre le Collectif des habitants de Garges-Sarcelles à l’origine de l’appel à manifester, et son porte-parole Nabil Koskossi, a précisé la mairie. Mercredi, le parquet de Pontoise n’avait pas encore reçu cette plainte.

 

L’avant-veille de la manifestation, le préfet du Val-d’Oise avait pris un arrêté interdisant «toute manifestation et tout rassemblement» à Sarcelles «pour prévenir efficacement les éventuels troubles à l’ordre public». Le jour dit, les organisateurs de la manifestation s’étaient rendus sur les lieux du rassemblement, avaient pris la parole réclamé une minute de silence pour Gaza puis appelé à la dispersion. C’est seulement ensuite que les violences avaient éclaté.

 

«On nous reproche d’avoir maintenu la manifestation alors qu’elle était interdite mais nous avons fait les choses dans les règles», a déclaré à l’AFP Nabil Koskossi, se disant «serein». «On a eu une tolérance des forces de l’ordre pour rassembler et disperser les gens qui voulaient y participer en contrebas de la gare de Garges-Sarcelles», a-t-il affirmé.

 

Le porte-parole du collectif, qui n’a pas encore été entendu par la police, encourt une peine théorique de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.

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