Lu dans la presse
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Publié le 24 Juillet 2019

Stop Boycott - Etats-Unis : La Chambre des représentants condamne massivement les mouvements de boycott d'Israël

Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants a majoritairement adopté mardi une résolution condamnant le mouvement de boycott d'Israël comme "promouvant les principes de la culpabilité collective, des châtiments de masse et de l'isolement de groupe" qui détruisent les perspectives de progrès vers la paix. Cette résolution a été votée malgré les positions radicalement en faveur du mouvement BDS portées par les représentantes démocrates Rashida Tlaib et Ilhan Omar.

Publié le 23 juillet dans le New York Times sous le titre House Overwhelmingly Condemns Movement to Boycott Israel

Résumé et traduction proposés par le Crif

Le vote, à 398 voix pour, contre 17 voix contre, et 5 abstentions, a eu lieu après un débat tout aussi déséquilibré ; personne, dans aucune des parties représentées, ne s'est prononcé contre la mesure. Les deux partisans les plus actifs du mouvement de boycott, les représentantes démocrates Rashida Tlaib du Michigan et Ilhan Omar du Minnesota, et les deux premières femmes musulmanes du Congrès, n’ont pas participé au débat.

Cependant, plus tôt dans la journée, Mme Tlaib, une Américano-palestinienne, a prononcé un discours passionné en faveur du mouvement de boycott. Elle y a qualifié de "raciste" la politique israélienne à l'égard des Palestiniens et a invoqué le boycott américain de l'Allemagne nazie, entre autres, comme un exemple de ce qu'elle a décrit comme une protestation économique légitime pour faire progresser les droits de l'homme dans le monde.

"Je me tiens devant vous en tant que fille d'immigrés palestiniens, de parents qui ont été privés de leurs droits humains, du droit à la liberté de voyager et de l'égalité de traitement", a déclaré Mme Tlaib. "Je ne peux donc pas tolérer cette attaque contre notre liberté d'expression et contre le droit de boycotter les politiques racistes du gouvernement et de l'État d'Israël."

Le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions, ou BDS, a pour but, entre autres, de faire pression sur Israël pour qu'il mette fin à l'occupation de la Cisjordanie, et soutenu par certains partisans d'un État unique avec des droits égaux pour tous, au lieu d'un État palestinien aux côtés d'Israël. Les opposants préviennent que cela entraînerait la destruction d'Israël en tant qu'État juif. Au cours du débat de mardi, ils ont cité à plusieurs reprises le fondateur du mouvement, Omar Barghouti, qui a plaidé en faveur de la création d’un «État démocratique laïque» et a appelé Israël à «accepter le démantèlement de son régime d’apartheid sioniste».

«Les boycotts ont déjà été utilisés comme outils de justice sociale dans ce pays même», a déclaré le représentant Ted Deutch, démocrate de Floride et partisan de la résolution. «Mais BDS ne cherche pas la justice sociale. Elle cherche un monde dans lequel l’Etat d’Israël n’existe pas. "

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