Lu dans la presse
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Publié le 18 Juillet 2016

#Terrorisme - Attentat de Nice : le terroriste du 14 juillet avait planifié son acte

6 suspects sont encore en garde à vue, dont 3 à la DGSI.

Les enquêteurs sont convaincus que le terroriste a bénéficié de complicités

Publiée dans le Figaro et sur RFI le 18 juillet 2016
 
L'hypothèse d'une équipée sanglante soudain menée dans la baie des Anges par un fou sur le coup d'une bouffée délirante vole en éclats. Comme l'a révélé dimanche Le Figaro , le carnage de Nice, soldé par un bilan provisoire de 84 morts jeudi soir et revendiqué 72 heures plus tard par l'État islamique, a été orchestré exactement dix jours avant son exécution. En effet, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a réservé son camion frigorifique dès le 4 juillet avant d'aller le chercher à Saint-Laurent-du-Var une semaine plus tard. Le procureur François Molins a précisé jeudi que le tueur aurait dû rendre son engin le 13 juillet, soit la veille de semer la mort sur la promenade des Anglais. Au lieu de cela, comme l'attestent divers éléments techniques, l'ancien chauffeur a effectué ce jour-là, et peut-être même la veille, des repérages afin d'avoir la certitude de faire le maximum de victimes sur le trajet programmé. Quelque 30.000 personnes s'étaient réunies pour assister au feu d'artifice.
 
Par ailleurs, la piste du tueur isolé, évoquée au premier stade de l'enquête, pourrait elle aussi faire long feu. En effet, les enquêteurs sont convaincus que le «soldat de Daech» a disposé de complicités. Dimanche, sept personnes de son entourage, toutes soupçonnées d'avoir apporté un «soutien logistique», étaient en garde à vue dans le cadre de l'enquête pour «assassinats en bande organisée» confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (Dgsi) et à la Sous-direction antiterroriste (Sdat). Une source proche du dossier a indiqué auFigaro que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a envoyé un SMS à 22h27, c'est-à-dire quelques minutes avant l'attaque, pour «commander des armes supplémentaires» à un mystérieux correspondant. L'identité de ce dernier, qui pourrait être l'un des gardés à vue, est en cours de vérifications. Mais celles-ci sont compliquées dans la mesure où, toujours selon nos informations, une cinquantaine de lignes sont passées au crible et qu'elles ne correspondent pas toutes au nom de leurs propriétaires.
 
Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, qui a envoyé une série d'autres messages en cours d'exploitations opérationnelles, se serait aussi félicité de «s'être procuré un pistolet 7.65». Enfin, il s'est par ailleurs pris à plusieurs reprises en photo à l'aide de son téléphone portable, posant devant ainsi qu'au volant du camion entre le 11 et le 14 juillet. Au moins un de ces clichés aurait été envoyé à son frère en Tunisie, là encore par SMS. Au total, plus de 200 enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) sont mobilisés pour identifier l'ensemble des destinataires de ces messages... Lire l'intégralité.
 
Six personnes encore en garde à vue, dont trois entre les mains de la DGSI
 
Trois personnes ont été arrêtées dimanche 17 juillet dans le cadre de l’enquête sur l’attaque au camion perpétrée le 14 juillet sur la promenade des Anglais à Nice. Deux personnes, un homme et une femme, ont été interpellées dans la matinée, et une troisième dans l’après-midi. Au total, sept personnes ont été placées en garde à vue, avant la libération de l'une d'entre elles, lundi matin. Parmi toutes ces personnes figuraient cinq membres de l’entourage du tueur et un couple d’Albanais dont l’homme est soupçonné de lui avoir fourni le pistolet.
 
Trois des six individus encore en garde à vue ont été transférés à Levallois-Perret, près de Paris, pour être interrogés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). L’analyse du matériel retrouvé à bord du camion et au domicile de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel commence en effet à livrer des informations précieuses. Les enquêteurs ont ainsi découvert que peu avant de foncer dans la foule, le tueur avait envoyé un SMS se félicitant de s’être procuré un pistolet 7.65 et évoquant la fourniture d’autres armes. Le chauffeur-livreur tunisien de 31 ans s’est également pris en photo au volant du camion entre sa location le 11 juillet et le soir du carnage, avant de l’envoyer par texto... Lire l'intégralité.

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