Lu dans la presse
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Publié le 17 Mars 2016

"Une conférence pour favoriser le dialogue interreligieux"

La troisième conférence départementale de la laïcité et de la liberté religieuse a été riche en engagements.

Publié dans la Dépêche le 16 mars 2016
 
Initiée au printemps 2011 par Claude Guéant, alors ministre de l'Intérieur, la «Conférence départementale de la liberté religieuse» -son nom originel- renvoyait directement à la laïcité, notion sur laquelle cette Conférence était tenue de s'appuyer avec rigueur. Censée se réunir au moins une fois dans l'année, ladite conférence offrait par sa mise en place une tribune appréciable pour les représentants des différents cultes, certains s'estimant un peu trop écartés par la loi de 1905.
 
C'est, à quelques nuances près, dans cette optique que se sont retrouvés, mardi 15 mars 2016 en préfecture de Toulouse, les responsables religieux de tous les cultes, orthodoxes y compris, ces derniers signant la Charte de la fraternité mise en place il y a tout juste un an, dans la foulée des tueries parisiennes de Charlie-Hebdo et de l'Hypercasher. Au total, ils étaient une bonne cinquantaine de religieux et d'institutionnels à se côtoyer dans le Palais de la République, à Toulouse, afin de prouver que le dialogue est permanent entre l'Etat et les cultes. La dernière «Conférence départementale de la laïcité et de la liberté religieuse» -son nom désormais officiel- remontait à décembre 2013 à Toulouse.
 
«L'objectif de la conférence est avant tout de favoriser le dialogue entre les religions», rappelle Frédéric Rose, directeur de cabinet du préfet Mailhos, qui présidait l'événement. La question de la laïcité qui, en introduction, devait être copieusement détaillée par Rita Hermon-Belot. La directrice d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, outre son rappel de l'histoire de la laïcité, a évoqué avec tact les équilibres complexes à trouver entre le fait religieux et la laïcité telle qu'issue de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905. «À une époque où l'Islam n'existait quasiment pas en France», glisse Abdellatif Mellouki, porte-parole du Conseil régional du culte musulman (CRCM), présent hier aux côtés du grand rabbin Weill (pour le judaïsme) et du père Rouchi (pour les catholiques).
 
Lundi 21 mars, une soirée trois ans après les attentats
 
Une soirée commémorative des tueries toulousaines de mars 2012 perpétrées par Merah, co-organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et la mairie de Toulouse, se déroulera lundi 21 mars (20 heures) à la Halle aux Grains. Selon les organisateurs, un membre du Gouvernement -on parle de Manuel Valls, mais rien n'est encore confirmé- devrait être présent. «Nous allons consacrer moins de temps à la dimension commémorative pour privilégier la réflexion et l'aspect prospectif» explique Franck Touboul, le président du Crif Midi-Pyrénées. Des intellectuels tels Mohamed Sifaoui, Abdenour Bidar, Caroline Fourest ou encore Elisabeth Badinter et Pascal Bruckner, devraient participer à un débat sur le thème de la montée du populisme et de l'islamisme radical. Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, sera lui aussi présent... Lire l'intégralité.

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