Lu dans la presse
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Publié le 12 Mars 2013

Valls s'inquiète d'un «antisémitisme nouveau, né dans nos banlieues»

 

Invité dimanche 10 mars 2013 de Radio J, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est inquiété d'un «antisémitisme nouveau».

 

«Il y a dans nos quartiers des jeunes ou des moins jeunes qui, au nom d'une identité qui se sentirait attaquée, décident de la manière la plus imbécile, la plus dangereuse pour nos valeurs, de s'attaquer aux Juifs. Ils considèrent le Juif comme l'ennemi», a analysé le ministre. 

 

«On n'hésite plus aujourd'hui à insulter, à frapper un citoyen parce qu'il est juif au nom même de son appartenance.» Le ministre a recommandé la prudence pour imputer à «un effet Merah» ce qu'il a décrit comme «une recrudescence d'actes antisémites intolérables». «Mais sans doute malheureusement, chez les esprits faibles et qui revendiquent cette haine, ce qui s'est passé a pu peut-être libérer une parole», a-t-il estimé. Le ministre était interrogé sur Radio J, alors que les deux agresseurs présumés d'un adolescent de confession juive dans un train avaient été mis en examen, samedi 9 mars, pour violences en réunion et en raison de l'appartenance religieuse de la victime. La victime, 17 ans, est scolarisée à l'école Ozar Hatorah de Toulouse où Mohamed Merah a tué en mars 2012 trois enfants et un père juifs. Manuel Valls avait fait part, jeudi 7 mars, de sa condamnation la plus ferme après cette violente agression. Manuel Valls a aussi appelé à «être prudent dans les termes» : «Il ne s'agit pas de stigmatiser d'autres Français», «de jeter l'opprobre (sur) nos concitoyens notamment de confession musulmane».

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