Lu dans la presse
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Publié le 11 Mai 2016

Yom Haatzmaout : "J'ai participé à la fondation de mon pays, Israël"

La fête nationale d'Israël ("Yom Haatzmauth" - jour de l'Indépendance), est célébrée cette semaine pour la 68ème fois.

Un instant où tout semble s'arrêter, la vie paralysée, en souvenir des traumatismes de ce peuple et de ce pays

Par Gil Kessary, Journaliste israélien et ancien diplomate, publié dans le Blog du Huffington Post le 10 mai 2016
 
Elle est précédée comme chaque année, sans transition -et pour cause- par la Journée de la Mémoire, commémorant les 23.447 morts survenus au cours des guerres d'Israël, ainsi que par la Journée de la Shoah. 
 
Deux journées ancrées dans le cœur, au cours desquelles, tandis que retentit la sirène, une boule s'installe dans la gorge à la vue de toute la circulation s'arrêtant, les occupants se mettant à l'extérieur au garde-à-vous pendant de longues minutes. Un instant où tout semble s'arrêter, la vie paralysée, en souvenir des traumatismes de ce peuple et de ce pays.
 
Tout n'a pas commencé ce Hé béIyar (15 mai) 1948, date officielle de la fondation de l'Etat d'Israël, mais bien avant, avec la résolution de l'Onu sur le partage de la Palestine, suivant les combats menés par les trois groupes juifs clandestins contre le mandat britannique, voire contre les gangs arabes. Il s'agissait de défendre, derrière des sacs de sable, les villes juives face aux assauts des voisins arabes, ayant rejeté, tout comme les pays arabes, cette résolution.
 
Mais ce n'est qu'à la suite de la déclaration d'indépendance, dans un immeuble de Tel Aviv transformé en musée improvisé, que commençaient les choses sérieuses.
 
Lorsque Ben Gourion avait proclamé l'Etat d'Israël, je faisais partie d'un petit groupe de curieux rassemblés à l'extérieur du musée. Sans explosion de joie, ni manifestation d'allégresse. Une fois terminée la cérémonie, tout ce monde est rentré chez lui, sans imaginer l'ampleur du conflit qui commençait le lendemain, et qui dure toujours.
 
Le jeune Etat, peuplé tout juste de quelques centaines de milliers d'habitants, devait dès le lendemain se défendre contre les armées régulières, bien armées, en provenance de six pays arabes voisins. Tsahal n'avait que quelques milliers de jeunes, sortis de la clandestinité, peu entraînés et mal équipés. La situation se présentait très mal, aussi Ben Gourion prit une décision sans précédent, ni avant ni après: la mobilisation générale des jeunes de 17 ans, y compris les promotions des lycées. J'en faisais partie... Lire l'intégralité.

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