Tribune
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Publié le 13 Novembre 2006

Ces compagnons du courage et de l’honneur

L’hommage d’Hubert Heilbronn aux soldats juifs morts pour la France pendant la guerre de 1914-18, mais aussi à Charles Péguy et Jacob Kaplan, lors de la cérémonie du 9 novembre 2006 à la grande synagogue de la Victoire.


M. Jean Kahn, président du Consistoire Central, a voulu que cette cérémonie soit dédiée à la mémoire de Charles Péguy, de Jacob Kaplan et des soldats juifs de la première guerre mondiale « morts pour la France ».
Jean Kahn m’a choisi pour leur rendre hommage ; je le remercie de cet honneur.
Péguy : « Mes principaux amis. Les protestants et les juifs »
En juillet 1910, l’un des premiers et des plus ardents dreyfusards, le fondateur des « Cahiers de la Quinzaine », le pèlerin de Notre Dame de Chartres, le disciple de Bernard Lazare, Charles Péguy écrit dans « Notre Jeunesse » : « Les Juifs ont tant fui, et de telles fuites qu’ils savent le prix de ne pas fuir. Campés, entrés dans les peuples modernes, ils voudraient tant s’y trouver bien… Je connais bien ce peuple. Il n’a pas sur la peau un point qui ne soit pas douloureux, où il n’y ait un ancien bleu, une ancienne contusion, une douleur sourde, une cicatrice, une meurtrissure d’Orient ou d’Occident. Ils ont les leurs et toutes celles des autres. Par exemple, on a meurtri comme Français tous ceux de l’Alsace et la Lorraine annexée ».
Péguy tomba le samedi 5 septembre 1914 devant Villeroy près de Meaux le soir qui précéda la bataille de la Marne. Le jeudi 30 juillet 1914, il avait écrit dans un livre inachevé « Note conjointe sur Monsieur Descartes et la philosophie cartésienne » sa dernière phrase interrompue par son ordre de mobilisation : « Quand on a ses principaux amis, Monseigneur, comme je les ai, chez les protestants et chez les juifs »… Cette amitié là se prolonge jusqu’à la grande tombe de Villeroy où sont enterrés parmi les parisiens et les briards du 276ème d’infanterie, « parce qu’ils savaient le prix de ne pas fuir », le lieutenant Péguy et le soldat Lévy. Une plaque, où nous irons nous recueillir tout à l’heure, dans cette synagogue, a été placée à la demande de Mme Charles Péguy pour répondre aux campagnes antisémites remontant aux années 35 de Maurras et de Brasillach qui niaient le courage des juifs pendant la Grande Guerre. Dans sa dernière lettre à Blanche Raphaël, juive qui fut sa plus fidèle amie et son amour secret, Péguy écrivit le 16 août 1914 : « Quoiqu’il y ait, une fidélité éternelle, mais une fidélité sans deuil. Dieu m’a déjà tant donné ».
Kaplan : « Je ne veux pas être aumônier, mais combattre avec mes camarades ! »
Jacob Kaplan avait 15 ans lorsque parut « Notre Jeunesse ». Comme beaucoup de jeunes juifs de cette génération, sans doute lut-il ce livre. Mobilisé le 20 décembre 1914, il fut affecté au 411ème d’Infanterie. Il témoignera « Je fis toute la guerre de 1914-1918 comme combattant de ce régiment, sauf pendant une courte période de quelques semaines, le temps de me remettre d’une blessure au genou provoquée par un éclat d’obus reçu en avril 1916 dans les tranchées de Champagne. Je conserve un inoubliable souvenir de la camaraderie du front. On a parlé à ce propos de fraternité des tranchées, le mot n’est pas exagéré. Ces années vécues en commun nous ont tellement liés que, même ayant repris chacun nos occupations dans la vie civile, quand il arrivait que nous nous rencontrions, en particulier lors des réunions du 411ème , c’était tout naturellement le tutoiement qui nous venait spontanément aux lèvres ». Et il ajoute : « la souffrance, la patience, le sacrifice, l’héroïsme étaient le pain quotidien. Tous ces soldats se sont éprouvés les uns les autres et la différence d’opinion, de croyance, ne comptait pas ».
Le soldat Kaplan est monté au front dans la nuit du 22 au 23 avril 1915, près d’Epernay. Quelques mois après, il reçoit une lettre du grand rabbin de France Alfred Lévy lui proposant de prendre la fonction d’aumônier militaire sur un navire hôpital entre les Dardanelles et la France, ce qui lui donnerait le grade de capitaine. Kaplan refuse et s’en expliquera en juin 1954, dans cette synagogue même, lorsque, rabbin de Paris, entouré par ses camarades survivants du 411ème d’Infanterie, il recevra des mains du gouverneur militaire de Paris, le général Zeller, les insignes d’officier de la Légion d’honneur. « Je sentais profondément parce que Juif que je devais rester avec mes camarades pour ne pas donner l’impression que je cherchais à me mettre à l’abri, à me planquer comme on dit ».
Nommé caporal en janvier 1916, sergent en avril, blessé ce mois là, Kaplan reçoit sa première citation à l’ordre du régiment « Sous officier très brave, blessé en dirigeant un service de liaison sous le bombardement ». Il est décoré de la croix de guerre par son colonel en avril 1916 sur la cote 304 à une centaine de mètres de la première ligne disputée, selon ses propres mots « aux boches, depuis plus de 5 mois ». Puis il monte avec le 411ème, glorieux régiment cité à l’ordre de l’Armée pour la reprise de Mort – Homme et de Samogneux, près de Verdun, si bien que le nom du futur grand rabbin de France figure dans le Livre d’or des défenseurs de Verdun. Le sous-officier Kaplan participera à toutes les actions défensives et offensives de son régiment dans l’Oise, jusqu’en Champagne et à la frontière belge un quart d’heure avant que sonne le clairon de l’Armistice.
Plus tard, le grand rabbin de France sera président de l’Amicale des anciens du 411ème régiment d’Infanterie. Péguy en aurait été heureux.
Alfred Dreyfus et les siens se battent pour la France
Le patriotisme des juifs français trouva encouragement et soutien auprès des Consistoires. En ces années là, la République, comme toujours, donna témoignage de sa fidélité. En mai 1916, le président de la République, Raymond Poincaré participe à l’office célébré en cette même synagogue à la mémoire des combattants juifs morts au champ d’honneur.
Que de morts ! Entendons ces chiffres : en 1914 en France, dans une population de 190.000 juifs, il y aura 40.000 combattants, 8000 morts pour la France. Dans l’armée de carrière, des officiers, des généraux aussi prennent leur commandement, tels les généraux de division Heymann, Valabregue, les généraux de brigade Alexandre, Brisach, Dennery, Grumbach. Les Alsaciens et les Lorrains, dont les parents ont « choisi la France » en 1871, ne sont pas les derniers. En 1914, des Alsaciens et des Lorrains quittent leurs provinces annexées pour rejoindre les rangs français.
13.000 juifs français d’Algérie sur 65.000 sont mobilisés dans les régiments les plus durs et les plus décorés, Zouaves, Tirailleurs algériens, 2800 meurent au combat.
Parmi 30.000 juifs étrangers, 6000, majoritairement Russes, Roumains, Polonais, Saloniciens, s’engagent dès août 1914 et sont affectés au 1er et 2ème régiment de marche de la Légion Etrangère qui, en mai 1915, lors des combats de Carency, perdent les deux tiers de leurs effectifs, dont 900 juifs. Le poète Blaise Cendrars, aux côtés du peintre Moïse Kisling, tous deux engagés au 1er Etranger montent à l’assaut de la ferme de Navarin le 28 septembre 1915 où Cendrars perd un bras ; en 1917 il écrira « la Guerre au Luxembourg », jamais réédité, dédié :
« A nos Camarades
de la Légion Etrangère
Mieczyslaw Kohn, Polonais,
Tué à Frise ;
Victor Chapman,
Américain
Tué à Verdun ;
Xavier de Carvalho, Portugais
Tué à la ferme de Navarin,
Engagés volontaires,
Morts pour la France ».
Les élèves des grandes écoles, toutes origines confondues, accomplissent leur devoir d’officier : 908 polytechniciens des promotions 1891-1918 sont tués dont 6 % de juifs. A Normale sup, dans les promotions de 1891 à 1918, 5 % des tués sont juifs, chiffres très supérieurs à la moyenne nationale.
Voici, parmi tant d’autres, quelques exemples de familles et de personnalités historiques qui firent leur devoir et sans doute un peu plus :
le Capitaine Dreyfus, celui de l’Affaire, rejoint avec le grade de colonel, son commandement pendant la durée de la guerre. Son fils, le lieutenant Pierre Dreyfus, combattra du 7 août 1914 jusqu’au 11 novembre 1918 depuis la charge d’Altkirch baïonnette au canon, puis à Douaumont où il restera à son poste plus longtemps que ses camarades jusqu’à la Champagne et l’Alsace libérée en 1918. Il reviendra décoré de la croix de guerre avec 3 citations et la Légion d’honneur ;
son neveu, le fils unique de Mathieu, le premier défenseur du capitaine Dreyfus, Emile Dreyfus lieutenant au 32ème d’Artillerie est blessé à mort devant Mourmelon –le-Grand en septembre 1915 et est cité à l’ordre de l’Armée par le général Joffre ;
Les 3 fils de Jacques Dreyfus, son frère aîné, sont mobilisés : Maurice et Charles tués en 1914, seul survivra René, l’un des aviateurs les plus décorés de la Grande Guerre. Il mourra à Auschwitz ;
le gendre de Mathieu Dreyfus, le lieutenant Reinach du 46ème d’infanterie, a sous ses ordres parmi d’autres, les soldats Elberstein, Benac, Bernheim et Rosenfeld ; il salue leur courage. Ce courage, il le possède aussi. Le lieutenant Reinach sera tué dès le 30 août 1914 dans les Ardennes. Son fils posthume, le sous-lieutenant Reinach, parachuté en Berry en 1942, mourra aussi au champ d’honneur.
Lorsque l’on ouvre la porte de l’hôtel de Carmondo au 63 rue de Monceau, deux plaques sous le porche vous attendent :
Le Musée :
Annexe du Musée des Arts Décoratifs
a été légué à la France par le
Comte Moïse de Carmondo
1860 – 1933
Vice Président de l’Union des Arts Décoratifs
En souvenir de son Fils Nissim de Carmondo
1892 – 1917
Lieutenant au 2ème groupe d’aviation
Tombé au combat aérien
Le 5 septembre 1917
Une autre plaque rappelle que :
Madame Léon Reinach,
Née Béatrice de Carmondo
Ses enfants Fanny et Bertrand Reinach,
Derniers descendants du donateur et
Mr. Léon Reinach
Déportés
Par les Allemands en 1943 – 1944
Sont morts à Auschwitz
Mon grand-père, décoré de la croix de guerre en 1918, déporté à 79 ans en 1944
Je me permets, à leur tour, de rendre hommage à mes propres familles maternelle et paternelle : à mon grand oncle maternel, le capitaine Hayem du 19ème dragons, tué à la charge d’Altkirch lors de l’une des dernières charges de la cavalerie française. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur avec la citation suivante « est tombé glorieusement le 19 août 1914 en Alsace en chargeant bravement avec son lieutenant colonel à la tête de son escadron contre des cavaliers allemands très supérieurs en nombre ». «Hayem, Emile, capitaine au 19ème Dragons », repose dans le cimetière militaire d’Altkirch aux côtés du « lieutenant colonel Touvet » auprès duquel il avait chargé. Son nom figure au Panthéon parmi ceux des écrivains morts pour la France. Il était le père de six enfants. Deux de ses fils partirent pour Auschwitz dans des convois différents et définitifs.
Je rends hommage à mon grand-père maternel, Henry Klotz, lieutenant au 22ème d’artillerie parti en 1914, bien que père de six enfants dont l’un des fils François, officier parachuté sur la Provence occupée mourut au champ d’honneur en juin 1944, et dont deux filles disparurent à Auschwitz. Mon grand-père revint en 1918 Lieutenant colonel, officier de la Légion d’honneur, décoré de la croix de guerre avec plusieurs citations. Il fut arrêté à l’âge de 79 ans à Paris, en juillet 1944 et mourut sur le chemin de Drancy.
Je rends hommage à mon oncle, le lieutenant Pierre Heilbronn, trois fois blessé, six fois cité, dont la nomination dans l’ordre de la Légion d’honneur à l’âge de 23 ans, rappelle que « Lieutenant au 8ème régiment de cuirassiers, détaché au 230ème d’infanterie, Officier de renseignement d’un régiment d’infanterie est parti le 11 août 1918 avec les compagnies d’attaque pour reconnaître les positions conquises. La poitrine traversée d’un coup de baïonnette est venu rendre compte de sa mission avant de se faire évacuer. Est tombé sans connaissance sa mission achevée. Est revenu au front sans attendre sa guérison ». Le lieutenant Pierre Heilbronn, malgré son âge, s’engage en septembre 1939, prend le commandement du 2ème groupe franc de cavalerie motorisé, est tué le 9 juin 1940 et promu officier de la Légion d’honneur avec la citation suivante « Officier d’un courage éprouvé. S’est brillamment conduit au cours des combats qui eurent lieu au pont des Andelys. A été pour ses hommes, le plus bel exemple de courage et de sang froid. Chargé de la défense de la Seine a trouvé une mort glorieuse en dirigeant personnellement le tir de ses canons anti chars ».
Je rends hommage à mon père, Jacques Heilbronn pour sa croix de guerre gagnée à 17 ans, pour sa médaille militaire à 18 ans avec la citation suivante : « engagé volontaire dans l’Infanterie le jour de ses 17 ans, a donné au cours de nombreux coups de main, des preuves de bravoure et d’audace qui lui ont déjà valu des citations. S’est fait remarquer en toutes circonstances par son entrain et sa valeur combative et en particulier, le 24 juillet 1918, en Champagne, à l’attaque du Bois du Génie à laquelle il participait comme volontaire au cours de laquelle il a brillamment enlevé un petit poste, faisant des prisonniers. L’ennemi ayant violemment réagi est monté la premier sur le parapet entraînant ses hommes et repoussant à leurs côtés une dure contre attaque à la grenade. Ayant été blessé au cours de l’action par de multiples éclats de grenade, est resté à son poste de combat jusqu’à ce que ses blessures lui interdisent de continuer la lutte ».
Les parents de Pierre et de Jacques Heilbronn, mes grands-parents paternels, Ernest et Claire Heilbronn, furent déportés à Auschwitz le 9 mars 1944 ; leur fille, ma tante Mme Paul Chevalier, engagée volontaire comme infirmière pendant la guerre 1914-1918 au cours de laquelle elle fut décorée, avait demandé, car elle était de religion catholique, à suivre volontairement le destin de ses parents à Auschwitz où elle aussi fut exterminée.
Et comment oublier des noms illustres ? Marc Bloch, arrière petit-fils d’un volontaire de 1793, fils d’Alsaciens ayant quitté leur province annexée, mobilisé comme sergent en août 1914 au 72ème d’Infanterie, termine la guerre dans le même régiment, comme capitaine avec 4 citations, puis à la Sorbonne professeur d’Histoire du Moyen Age, fondateur des Annales d’histoire économique et sociale, fusillé pour faits de résistance le 16 juin 1944, et qui tombe en criant « Vive la France ».
René Cassin, mobilisé le 4 août 1914 au 311ème d’Infanterie, nommé caporal, gravement blessé le 12 octobre 1914, mutilé de guerre, cité : « Toujours volontaire pour les patrouilles et les missions difficiles. Au combat de nuit du 12 octobre 1914 devant Chauvoncourt, s’est fait remarqué par sa belle attitude. Grièvement blessé, a refusé le secours des brancardiers et a gagné seul le poste de secours. A évité à l’unité d’être complètement cerné par l’ennemi et lui a permis de se dégager ». Il rejoint le général de Gaulle le 27 juin 1940, rédigea les textes fondateurs de la France Libre, fut le principal responsable de la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme », Prix Nobel de la Paix, président de l’Alliance Israélite Universelle, Compagnon de la Libération.
Nous saluons maintenant avec le respect le plus absolu la présence chargée de significations de M. Christian Poncelet, sénateur des Vosges, Président du sénat, deuxième personnage de l’Etat, et, dans cette lumière de la reconnaissance, je donne lecture de la lettre que le sénateur Pierre Masse, ancien membre du Conseil de l’Ordre des Avocats, ancien député, ancien sous secrétaire d’Etat, écrivit à Pétain dès le 20 octobre 1940 : « J’ai lu le décret qui déclare que les israélites ne peuvent plus être officiers, même ceux d’ascendance strictement française. Je vous serais obligé de me faire dire si je dois aller retirer leurs galons à mon frère, sous-lieutenant au 36ème régiment d’Infanterie, tué à Douaumont en avril 1916, à mon gendre sous-lieutenant au 14ème Dragons porté, tué en Belgique en mai 1940, à mon neveu, Jean Pierre Masse, lieutenant au 23ème colonial, tué à Rethel en mai 1940. Puis-je laisser à mon frère la médaille militaire gagnée à Neuville Saint Vaast avec laquelle je l’ai enterré ? Mon fils Jacques, sous-lieutenant au 62ème bataillon de chasseurs alpins, blessé à Soupir en juin 1940 peut-il conserver ses galons ? Suis-je enfin assuré qu’on ne retirera pas rétroactivement la médaille de Sainte Hélène à mon arrière grand-père » ? Arrêté dans l’année qui suivit cette lettre, le sénateur Pierre Masse est emprisonné tout à tour à Drancy, à la Santé, à Compiègne, d’où il part pour la déportation et l’extermination. Après la guerre, il fut cité à l’ordre de la Nation et une plaque, au sénat, qui lui rend justice, rappelle la mémoire du sénateur Pierre Masse.
Le 11 août 1941, le général Boris, l’officier général juif le plus élevé en grade, est reçu à sa demande à Vichy par Xavier Vallat, premier commissaire aux affaires juives du gouvernement de Vichy. Il est accompagné de 17 anciens combattants de la Grande Guerre, dont le rabbin Kaplan ; ceux là totalisaient à eux seuls 5 engagements volontaires, 25 blessures, 56 citations, 18 légion d’honneur à titre militaire, 2 médailles militaires. Jaques Meyer, héros de guerre, grand blessé, historien, fait partie de cette délégation et constate : « Monsieur Vallat n’a pas cherché à faire reporter sur les autorités d’occupation le poids des mesures antisémites dont il revendique au contraire la mise au point ».
La mémoire de Charles Péguy rappelée avec celle des juifs morts pour leur patrie
Arrêtons-nous là. Retrouvons les lumières de la République et de la France pour ces compagnons du courage et de l’honneur. Allons nous recueillir vers ce mur où sont inscrits les noms de ces juifs qui moururent pour la France en 1914-1918 et lisons cette plaque
A la mémoire de
Charles Péguy
Mort pour la France le 5 septembre 1914
Et cette autre rédigée par Charlotte Charles Péguy
« j’aimerais que le nom de mon mari Charles Péguy soit joint à ceux des israélites
qui ont donné comme lui leur vie pour la France ».
Hubert Heilbronn

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