Tribune
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Publié le 13 Décembre 2013

Un accord intérimaire viable sur des questions sécuritaires existentielles

Par Freddy Eytan

 

John Kerry est un diplomate infatigable déterminé à aboutir à un accord entre Israël et l’Autorité palestinienne. Le secrétaire d’État américain croit sincèrement dans ses capacités à convaincre les deux parties. Il joue avec habilité l’art de la diplomatie en mettant le prestige et le poids des États-Unis dans la balance.

Au départ, Kerry a fixé un calendrier précis de 9 mois, mais par la suite il a bien compris que la mission serait quasiment impossible. Craignant de perdre sa crédibilité, il change actuellement de cap et, avec une extrême prudence, propose d’aboutir à un règlement intérimaire sur des bases sécuritaires solides et des avantages économiques. L’aspect sécuritaire est primordial pour nous : nous ne signerons aucun accord avec les Palestiniens si nous n’obtenons pas de frontières sûres et défendables. Comprenant cette revendication majeure, Kerry propose un plan détaillé qui garantira à l’État juif une sécurité absolue. Netanyahu a raison d’insister sur la défense nationale et l’importance de la sauvegarde de certains territoires stratégiques comme la vallée du Jourdain. Le Premier ministre suit ses prédécesseurs et la doctrine des généraux de l’état-major. Yigal Alon, Ariel Sharon et Yitzhak Rabin avaient souvent affirmé que, dans tout accord final, Tsahal devrait continuer à contrôler la vallée du Jourdain. Face aux menaces proches et lointaines, et particulièrement face à la guerre civile en Syrie et à la désintégration de l’Irak, l’obstination de Netanyahu est plus que jamais justifiée, car la présence militaire israélienne est vitale !… Lire la suite.

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