Révélations. Cécile Desprairies a enquêté sur le Paris de 1940. Un livre dérangeant aux Editions du Seuil, que le Point du vendredi 6 mars 2009 présente à ses lecteurs. Y surgit une capitale en pleine activité dans les années noires. Une immense toile d'araignée vert-de-gris a été tissée pour surveiller les Français. L'auteur donne les dates, les lieux, mais aussi le nom des anciens propriétaires, le statut adopté, la nouvelle fonction. On découvre que l'Hôtel du Chariot d'or, rue de Turbigo, héberge des télégraphistes et des chauffeurs militaires, ou que l'hôtel particulier du marquis de Montmort, au 12, rue d'Astorg, dans le 8e, abrite le service officiel des pailles et des fourrages de la Wehrmacht. L'historienne accompagne souvent le lieu réquisitionné d'un texte d'un témoin de l'époque. On lit ainsi un portrait de Hermann Göring se pavanant au Quai d'Orsay vu par un Sacha Guitry insolent. Photo : D.R.
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