Editorial du président
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Publié le 8 Novembre 2012

Du Congrès Juif Européen au voyage de journalistes en Israël

60 voix contre 22, 4 bulletins blancs, la victoire est nette. Moshe Kantor, Président du Congrès Juif Européen depuis six ans, renouvelle son mandat pour quatre ans, les statuts ne contenant pas de limitation de durée. Je l’ai félicité. Je lui souhaite bonne chance. Son travail est difficile. 

Richard Prasquier

Nous ne sommes pas partisans, ici ou ailleurs, d’une propagande en gros sabots et nous sommes profondément attachés à la pluralité de l’information

Il lui reste à faire du CJE ce qu’il n’est pas encore, c’est-à-dire une organisation proactive, attentive, en lien avec les institutions représentant les communautés juives nationales et sachant déceler et prévenir au niveau européen les dangers qui s’annoncent. Augmentation de l’antisémitisme, poussée de l’islamisme radical, biais anti-israélien, transformations démographiques émergence de populismes portés par la crise et de groupes néo-nazis ayant pignon sur rue, dangers planant sur les pratiques fondamentales de la religion juive, les chantiers ne manquent pas qui nécessitent une analyse fine pays par pays, car les situations sont diverses, une synthèse et une action  coordonnée avec aide à ceux qui en ont besoin. Les temps sont inquiétants.

 

Cette victoire est aussi ma défaite et ce score sans appel suscite quelques réflexions. Le sentiment d’avoir fait une bonne campagne avec une équipe remarquable, dix pays visités, d’innombrables conversations, un programme auquel tous ont acquiescé, un discours très applaudi. À en croire les assurances verbales, ma victoire était possible, sinon probable. Une expérience humaine désagréable qu’ont connue avant moi Pierre Besnainou et Roger Cukierman et devant laquelle, je reste encore naïvement décontenancé. Un jour, j’écrirai là-dessus.

 

En tout cas ma candidature répondait à un besoin politique et à un besoin moral. Je pense qu’elle laissera des traces utiles dans un CJE qui a sa légitimité, mais qui doit encore montrer sa crédibilité.

 

Pendant ces quelques jours, il semble qu’une curieuse polémique ait commencé à propos du voyage organisé par le CRIF les jours prochains  en coopération avec l’ESJ de Lille, voyage au cours duquel une promotion entière de jeunes journalistes visitera aussi bien Israël que les territoires administrés par l’Autorité palestinienne.

 

Les choses sont extrêmement claires.

 

S’il veut produire de l’information, le journaliste doit bien connaître les différents regards sur l’événement et savoir le contexte d’où ils proviennent: c’est le but de ce voyage. La situation dans cette partie du monde et le conflit israélo-palestinien ne peuvent pas se  traiter en blanc et en noir.

 

C’est pourquoi nous avons naturellement accepté que les journalistes rencontrent des interlocuteurs avec lesquels nous sommes nous-mêmes en désaccord.

 

Personne n’ignore mes relations exécrables avec Charles Enderlin au sujet de l’affaire Al Dura, mais il est aussi un observateur politique expérimenté. Les participants entendront des voix venant de tout l’éventail politique. Nous pensons qu’avec ce voyage, tel qu’il a été préparé (et je voudrais rendre hommage à tous ceux qui ont été à l’oeuvre et à tous ceux qui ont soutenu ce projet), les journalistes de l’ESJ de Lille auront une occasion unique d’observer les réussites, les difficultés et les efforts de la société israélienne dans sa variété et dans son histoire.

 

Nous ne sommes pas partisans, ici ou ailleurs, d’une propagande en gros sabots et nous sommes profondément attachés à la pluralité de l’information. Nous voulons mettre plus d’objectivité dans un débat où la passion prime sur  la raison. À nos adversaires spécialisés dans la critique tous azimuts du CRIF de montrer qu’ils ont la même conception pluraliste de la liberté d’expression. J’en doute.

 

Richard Prasquier

Président du CRIF

 

 

Nos réseaux sociaux en direct

#MémoireJ - Survivant de l’Holocauste, Max Mannheimer s’est éteint à Munich le 24 septembre à l’âge de 96 ans

Né en 1920 à Neutitschein, il fut déporté avec toute sa famille en 1943 à Auschwitz. Envoyé par la suite dans un camp de Varsovie il subira la marche de la mort jusqu’à Dachau puis sera libéré au camp de Mühldorf. Il est alors le seul survivant de sa famille.

Jusqu’en 1986 il refusera d’évoquer son passé. C’est en voyant une croix gammée aux Etats-Unis que Max Mannheimer décidera de faire de la lutte contre l’antisémitisme son combat durant les 30 dernières années de sa vie.

Son travail sera récompensé par bon nombre d’honneurs et de récompenses, y compris celle de Chevalier de la Légion d’Honneur et l’Ordre du mérite de la République fédérale d’Allemagne.

Saluons la mémoire d’un homme courageux et engagée.

Lire l'article i24NEWS en Français : http://bit.ly/2cWvUL6

The anti-Israel protesters’ actions inside Council Chambers reflect exactly what they try to do to pro-Israel students on far too many college campuses.

#Actu - Les Juifs de France en plein doute

Ce dimanche le journal télévisé de France 2 a consacré son reportage «13h15 le dimanche» au climat actuel de d’antisémitisme en France et à communauté juive qui est l’une des principales cibles du terrorisme islamique.

Depuis 10 ans la montée de l’antisémitisme ne fait que se confirmer à travers des actes abominables perpétrés contre des synagogues, des écoles confessionnelles, des commerces casher où contre des hommes portant la kippa.
Fait aggravant : la banalisation de la haine antisémite qui se propage sur les réseaux sociaux avec une facilité effroyable.

Pour voir ce reportage FRANCE 2 : http://bit.ly/2cZABHb

The DLD Tel Aviv Conference is Israel’s largest high-tech gathering. NoCamels has sifted through the packed schedule to provide you with the ultimate guide.

Dans une vidéo, une actrice accuse Habima d'avoir un rôle central dans l'occupation israélienne - Israël, Norvège, théâtre, Habima

#CommuniquéDePresse :

Disparition du Grand rabbin Joseph Sitruk

Le CRIF a appris avec une très grande tristesse la disparition du grand rabbin Joseph Sitruk.

Il laissera une empreinte très profonde dans l'histoire et la vie du judaïsme français.

Joseph Sitruk était une autorité morale et spirituelle qui forçait le respect et l'admiration de tous.

Il œuvrait chaque jour à l'enseignement et la diffusion du judaïsme.

Joseph Sitruk est et restera une figure exemplaire pour les Juifs de France qui conserveront l'image d'un homme courageux, fidèle à ses convictions et d'une générosité exceptionnelle.

http://www.crif.org/fr/communiquedepresse/communiquedepresse-disparition...

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.