Jean Pierre Allali

Jean-Pierre Allali

Lecture de Jean-Pierre Allali - Coran et Bible en questions et réponses, par Daniel Sibony

05 Septembre 2018 | 485 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Dans ce courrier, j'ai félicité Audrey Azoulay pour son élection. J'ai également attiré son attention sur les positions récentes de l'Unesco sur Jérusalem et commente les relations passées de l'organisation avec le Crif.

Mardi 10 octobre 2017, j'ai été reçu par le Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères pour un long tour d'horizon.

Portrait de Invité
#BlogDuCrif - Devoir de mémoire
|
20 Septembre 2017
Catégorie : France

Il y a 76 ans, le 15 décembre 1941, 69 hommes ont été fusillés au Fort du Mont Valérien à Suresnes, dans les Hauts de Seine par les autorités d’occupations allemandes. Ces hommes, français et étrangers, furent arrêtés par les forces de polices françaises de la Préfecture de police du département de la Seine (à l’époque).

Je vais vous raconter l’histoire de Moritz Singer, mon oncle, le frère de ma mère, un de ces fusillés.

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Pages

Opinion

Découvrez ma lecture du livre de Ginette Kolinka, "Retour à Birkenau".

Bienvenue sur le blog La Chronique (pas tès casher) de Raphaela ! Sur ce blog, Raphaela vous propose ses billets d'humeur sur tout ce qui l'entoure, l'émeut, la touche, la fait rire et la révolte. Et elle a des choses à vous dire...

Bienvenue sur le blog La Chronique (pas tès casher) de Raphaela ! Sur ce blog, Raphaela vous propose ses billets d'humeur sur tout ce qui l'entoure, l'émeut, la touche, la fait rire et la révolte. Et elle a des choses à vous dire...

Pages

Coran et Bible en questions et réponses, par Daniel Sibony*

Natif du Maroc, le psychanalyste Daniel Sibony a l’immense avantage de posséder la langue arabe comme l’hébreu. Ce qui le qualifie pleinement pour parler, en toute connaissance de cause, des deux textes fondateurs, la Bible et le Coran. L’ouvrage qu’il nous propose est composé de questions supposées posées par un interlocuteur et des réponses de l’auteur.

Le Coran, nous explique Sibony, a été composé, sous la dictée divine, certes, et à travers l’ange Gabriel, par un véritable stratège, Mohammed, qui, bien qu’analphabète, a su tirer des rabbins et des ecclésiastiques qu’il a fréquentés, la substantifique moelle du texte sacré des Musulmans. Entièrement habité par la Bible, Mohammed, que Sibony, d’une certaine manière, admire, a su synthétiser les savoirs antérieurs pour aboutir à un texte en langue arabe destiné au départ à des Arabes. Dès lors, il fallait introduire la notion de « vrais croyants », les  Muslimines en opposition avec les « Kafirines », les « insoumis ». L’idée géniale est d’avoir fait d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de David et de Jésus, des Musulmans avant la lettre. Dès lors, les Juifs comme les Chrétiens, qui ne veulent pas entendre ce message, sont des « pervers », des « injustes » qui ont falsifié la parole divine. Certaines sourates que rappelle l’auteur, sont sans ambigüité : « Combattez ceux qui, parmi les gens du Livre ne pratiquent pas la vraie religion » ou encore « Tuez les associateurs, où que vous les trouviez » et « Malheur à eux pour ce que leurs mains ont écrit » ;

Au fil des pages, Daniel Sibony étudie le concept de « Djihad », les versets violents et ceux qui sont paisibles, la violence et la paix, le paradis et l’enfer, Jérusalem et même les Palestiniens : « Les Palestiniens sont captifs de l’opposition millénaire entre Bible et Coran, entre Arabes et Juifs. Ils sont devenus le symbole de ce différend. C’est pourquoi leur cause touche de près le monde arabe, et mobilise aussi ceux que le « peuple juif » agace. Le malheur du peuple palestinien, c’est que sa Cause est prise en charge par le djihad, qui, comme tel, ne peut pas reconnaître une souveraineté juive ; cela reviendrait à accepter le « peuple injuste » ou « pervers », que le Coran a condamné. Une question, de ce point de vue, insoluble, au demeurant.

Des auteurs musulmans courageux ont essayé d’avoir une position critique sur certains aspects de l’islam : Abdennour Bidar, Malek Chebel, Meddeb, Benzine, Sédik, Benslama, qui ont cherché à donner naissance à un « Islam des Lumières ». Un combat difficile car l’islam se veut essentiellement collectif.

Une lecture enrichissante et salutaire. A découvrir.

Jean-Pierre Allali

(*) Editions Odile Jacob. Mars 2017. 160 pages. 19,90 €.