Jean Pierre Allali

Jean-Pierre Allali

Lectures de Jean-Pierre Allali - Histoire des guerres d'Israel, de 1948 à nos jours, de David Elkaïm

04 Juillet 2018 | 181 vue(s)
Catégorie(s) :
Israël

Par Chloé Blum

Par Chloé Blum

Dans la Vieille Ville de Jérusalem, dissimulé au milieu des pierres millénaires, se cache un trésor tout israélien : une exposition en réalité augmentée pour retourner dans le passé et découvrir le second Temple comme on ne l'a jamais vu. Ajustez vos masques, embarquement immédiat !

Il y a 70 ans, le 29 novembre 1947, était voté par l’ONU à New York, le plan de partage de la Palestine mandataire. Cette résolution numéro 181 prévoyait la création de trois entités : un État juif, un État arabe et Jérusalem placé sous contrôle international.

Alors que le Fatah et le Hamas tentent une énième poignée de main historique, la diplomatie israélienne y répond par un silence qui mérite une attention particulière.

 

 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

Pour #Jerusalem partagez & faites entendre l’Histoire !

Itinéraire de Paris à Jérusalem est un récit de voyage de François-René de Chateaubriand publié en 1811. Il relate un voyage effectué de juillet 1806 à juin 1807.
Il est divisé en sept parties : la 5eme est  consacrée à Jérusalem

Comme chaque année, l'association ASI/Keren Or que je préside, distribue des lunettes de vue en Israël aux plus démunis. Cette année l'opération s'est déroulée dans la ville de LOD.

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Histoire des guerres d'Israel, de 1948 à nos jours*, de David Elkaïm

Voici un ouvrage particulièrement bien documenté qui raconte la naissance et les combats d’Israël. Le 2 novembre 1917, la Déclaration Balfour enclenche le processus de résurgence de l’Etat moderne d’Israël. Malgré l’opposition farouche des Arabes qui auraient préféré la création d’un grand Etat arabe, Israël est proclamé le 14 mai 1948. Dès lors, le jeune Etat va vivre au rythme des conflits et remporter coup sur coup des victoires grâce à son armée, Tsahal ( 168 000 soldats d’active, 650 avions, 2600 chars et 65 navires de combats, 120 à 200 têtes nucléaires), considérée comme l’armée la plus morale du monde mais qui, dit l’auteur, « s’est heurtée au caractère quasi ininterrompu des affrontements, à la spécificité des conflits asymétriques et de la lutte contre le terrorisme et à la réalité quotidienne de l’occupation militaire de la Cisjordanie depuis 1967 ».

Pour comprendre la situation du Proche-Orient aujourd’hui, David Elkaïm remonte le temps : l’Empire Ottoman, les Frères Musulmans, la naissance et l’essor du Mouvement sioniste, Herzl, Balfour, la Commission Peel, la fin du mandat britannique, la première guerre israélo-arabe, gagnée par Israël, mais qui, dit l’auteur, n’a rien réglé car elle a engendré la « question palestinienne ». Les guerres se suivent et les tentatives de paix aussi : Camp David , le plan Habib, le plan Reagan, le processus d’Oslo…Mais les divergences qui subsistent sur des questions fondamentales demeurent importantes.

D’une manière générale et bien qu’il soit acquis généralement que le « camp de la paix » soit plus actif en Israël que dans les pays arabes, l’auteur renvoie dos à dos les adversaires : « Faisant fi du chemin parcouru par la majorité de la population des deux peuples, la droite nationale religieuse israélienne et le Hamas refusent chacun à sa manière le partage de la Palestine mandataire ». Comparaison n’est pas raison, diront certains.

Malgré le grand intérêt de ce travail  historique, on regrettera certaines références partisanes de l’auteur , par ailleurs membre de JCall, qui se réfère souvent aux « nouveaux historiens israéliens », Simha Flapan, Benny Morris, Ilan Pappé et Avi Shlaim. Concernant la triste affaire Al-Durah, il écrit, en note : « En France, cet épisode a donné lieu à une violente-et lucrative-campagne de dénigrement et de harcèlement aux relents complotistes à l’encontre de Charles Enderlin, le correspondant de France 2 en Israël, accusé d’avoir hâtivement rejeté la responsabilité sur l’armée israélienne ».

S’il évoque Paris ou Washington comme capitales, il utilise Tel Aviv en lieu et place de Jérusalem : « Tel Aviv a aujourd’hui des relations officielles avec plus de 150 Etats ». Quant à Avigdor Lieberman, c’est un « adepte des prises de positions xénophobes ». Enfin, reproduisant, en annexe, la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’ONU ( 22 novembre 1967), David Elkaïm rapporte : « Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit » alors que la version officielle en langue anglaise parle de « of occupied territories », à savoir « de » territoires occupés.

Un travail intéressant et utile, mais souvent partisan. A découvrir.

Jean-Pierre Allali

(*) Editions Tallandier. Janvier 2018. 320 pages. 21,50 euros.