Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean Pierre Allali - La disparition de Josef Mengele, d'Olivier Guez

16 Avril 2018 | 188 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Je me suis exprimé sur les enjeux de l'élection présidentielle pour la communauté juive française.

Portrait de Stéphanie Dassa
Hommage à Claude Hampel
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14 Novembre 2016
Catégorie : France

« Il y eut un soir et il y eut un matin » Genèse1 : 5

Comme chaque année, l'association ASI/Keren Or que je préside, distribue des lunettes de vue en Israël aux plus démunis. Cette année l'opération s'est déroulée dans la ville de LOD.

En 2005, le fait religieux envahissait peu à peu et dans la confrontation, les cours de récréation. L’agitation religieuse commençait à provoquer des dégâts dont nous payons le prix lourd aujourd’hui.

FOR JERUSALEM NO VOICE MUST MISS
FOR JERUSALEM NONE OF US CAN REMAIN SILENT

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Cette période de fêtes juives en France, rime aujourd'hui avec contrôles de sécurtié et détecteurs de métaux

Une stèle en mémoire des victimes de la Shoah qui n’ont pas de sépulture, "ni ici, ni ailleurs", a été inaugurée dans le cimetière parisien de Bagneux.
Une cérémonie solennelle - et sous haute sécurité - qui, à Bagneux, dix ans après la mort d’Ilan Halimi, séquestré et torturé dans la cité de la Pierre-Plate parce qu’il était juif, était d’autant plus symbolique.

Dimanche 11 septembre 2016, j'étais l'invité de l'émission "30 minutes pour convaincre".

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

Le Times of Israel a repris ma critique de la comparaison musulmans de France - juifs pendant la Shoah.

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Opinion

L'historien Laurent Joly publie un nouvel éclairage sur la collaboration de la France occupée à la déportation des juifs. Une œuvre magistrale.

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 La disparition de Josef Mengele, d'Olivier Guez*

De tous les grands criminels nazis, Josef Mengele est probablement celui dont le nom, aujourd’hui encore, fait le plus trembler. L’épouvantable médecin SS, « l’ange de la mort », le tortionnaire sans pitié qui n’hésitait pas à utiliser et donc, à sacrifier, des enfants juifs, des jumeaux notamment, pour des expériences « scientifiques ». Mengele a réussi à échapper aux tribunaux, aux chasseurs de nazis comme Simon Wiesenthal et aux limiers du Mossad alors dirigé par Isser Harel.

En 1949, il rejoint l’Argentine, le pays de Peron et d’Evita où de très nombreux nazis ont trouvé refuge. Le voilà devenu Helmut Gregor, charpentier dans une entreprise de fabrique de meubles. Le hauptsturmführer Mengele continue cependant d’ avoir des relations avec sa riche famille qui ne manque pas de l’entretenir financièrement et, à l’occasion, de lui rendre visite. En retour, l’infâme médecin qui n’hésite pas, par ailleurs, à entretenir ses capacités en pratiquant des avortements clandestins, fait la promotion de la firme paternelle, spécialisée dans les machines agricoles, auprès des fermiers de Chaco et de Santa Fe.

« Mengele est le prince des ténèbres européennes. Le médecin orgueilleux a disséqué, torturé, brûlé des enfants. Le fils de bonne famille a envoyé quatre cent mille hommes à la chambre à gaz en sifflotant ».

Dans cet ouvrage remarquable, qui lui a valu le Prix Renaudot 2017, Olivier Guez suit Mengele à la trace dans ses différentes caches. On se retrouve au Paraguay, au Chili ou encore au Brésil et, au fil des pages, on croise Adolf Eichmann alias Ricardo Klement, Klaus Barbie, « le boucher de Lyon », Franz Strangl, ancien commandant des camps de Sobibor et de Treblinka ou encore Walter Rauff, inventeur des camions à gaz et bien d’autres monstres hitlériens.

Devenu citoyen paraguayen, Mengele touchera sa part d’héritage et vivra une existence bourgeoise. Mais il sera cependant rattrapé par la justice et, en 1964, déchu de ses titres universitaires.

Il mourra de mort naturelle, sur une plage, le 7 février 1979. Sous le nom de Wolfgang Gehrard, il sera enterré à Embu, au Brésil. En 1992, des tests ADN ont confirmé l’identité du défunt. Ses restes, qui n’ont jamais été réclamés par sa famille, après avoir été stockés dans un placard de l’Institut médico-légal de Sao Paulo, ont été légués à la médecine brésilienne en mars 2016.

Rolf, le fils de Josef Mengele, avocat à Munich, qui a changé de patronyme, a, dans une interview accordée à un journal israélien en 2008, demandé au peuple juif de ne pas le haïr à cause des crimes perpétrés par son père.

Une très belle enquête. Un Prix Renaudot hautement mérité.

Jean-Pierre Allali

*Editions Grasset. Août 2017. 240 pages.18,50 euros.