Jean Pierre Allali

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Lectures de Jean-Pierre Allali - Réflexions Talmudiques par temps d'épidémie, par Ariel Toledano

02 Décembre 2020 | 295 vue(s)
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Actualité

Le Hors-série de L'Express numéro 28, "Regards sur l'Histoire" consacré aux Juifs de France a mis en émoi une partie de la communauté juive, François Heilbronn, professeur des universités associé à Sciences-Po Paris et Président des Amis français de l'université de Tel-Aviv lui a adressé deux lettres ouvertes publiées dans l'Arche.
 

 

 

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

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Opinion

Le boycott des produits israéliens (nous) glace le sang.

Le racisme qui frappe la communauté asiatique est insupportable.
 

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Réflexions Talmudiques par temps d'épidémie, par Ariel Toledano (*)

 

On pouvait très logiquement s’y attendre : la pandémie de Covid-19 a suscité diverses parutions à travers le monde désemparé. En France, le docteur Ariel Toledano, médecin vasculaire, aura été l’un des premiers à écrire sur le sujet. Il le fait avec brio, en tant que soignant, certes, mais surtout, et c’est là son originalité, et à la lumière des enseignements de la tradition juive.

Dédié à ses patients et patientes, l’ouvrage rappelle en préambule que « la pratique de la médecine vous confronte à des situations humaines difficiles qu’il faut très vite apprendre à assumer ». Face à ce que d’aucuns peuvent parfois considérer comme la routine d’un praticien, l’apparition d’une nouvelle maladie infectieuse, la Covid-19, a fait l’effet d’une bombe, d’un véritable bouleversement. Décrite pour la première fois dans la ville de Wuhan en Chine, en décembre 2019, elle est transmise par un coronavirus, le Sars-CoV-2, qui a été identifié en janvier 2020. Il proviendrait de deux souches virales animales, la chauve-souris et le pangolin. Et c’est précisément le 11 mars 2020 que l’épidémie est devenue mondiale.

Dès le 1er avril de la même année, l’OMS déclare 900 000 cas dans le monde affectant 187 pays et entraînant la mort de plus de 44 000 personnes. Un mois plus tard, on en était déjà à 4 millions de cas déclarés et 277127 décès. On le sait, les choses se sont fortement aggravées depuis.

Bien que le monde ait déjà connu de graves épidémies : la grippe espagnole de 1918, la grippe asiatique de 1957, celle de Hong-Kong en 1968, le SRAS en 2003, la grippe aviaire en 2006, le H1N1 en 2009, le Mers en 2012 et le virus Ebola entre 2013 et 2015, nous sommes désemparés.

« Comment en sommes-nous arrivés là ?» se demande Ariel Toledano en ajoutant avec inquiétude : « Le soin est-il en mesure de réparer ce monde qui vacille ? ».

Dans la sagesse juive, ce qui est central, c’est la nécessité pour l’homme de ne jamais succomber sous le malheur, sous la souffrance, mais, au contraire, de tout faire, d’agir, pour réparer, transformer, innover, faire émerger quelque chose de positif ». « Gam zou le tova » dit-on en hébreu. En gros : « À quelque chose malheur est bon ». Peut-être, après tout, que le confinement est l’occasion d’un retour bénéfique sur soi ?
Ariel Toledano appelle à la rescousse Maïmonide et son « Guide des Égarés » où il classe l’ensemble des maux en trois catégories.. Pour le grand penseur juif, « La plupart des maux qui frappent les individus viennent d’eux-mêmes, je veux dire des individus humains qui sont imparfaits ». Pour les kabbalistes Isaac Louria et Moïse Cordovero, tous les maux viennent d’un accident initial, la « brisure des vases ». Quant au Talmud, il dénombre quatre manifestations d’imperfections du monde.

Dans sa quête à la recherche de la vérité, l’auteur en appelle aussi  à Martin Buber, Emmanuel Levinas, André Chouraqui, André Neher et bien d’autres.

Comment respecter le principe juif selon lequel « toute vie réelle est rencontre » à une époque où l’obligation de distance  sociale nous oblige à nous méfier de notre prochain et à nous en écarter par crainte d’être contaminé ? Pour le dire autrement : « Comment vivre sans inconnu devant soi ? »

La réflexion de l’auteur est une occasion de rappeler les principes d’hygiène et de prophylaxie énoncés tant dans la Torah que dans le Talmud. 

Pour l’heure, il convient de soigner avec humilité et espérance. Avec Rabbi Nahman de Braslav, il faut se dire que : « Le désespoir n’existe pas. Ne jamais se décourager ! Si tu crois que l’on peut détruire, crois aussi que l’on peut réparer ».car Dieu, ne l’oublions jamais, nous a enjoint : « C’est la vie que choisiras ! ».

Des pages d’espoir salutaires en ces temps difficiles. À découvrir !!

 

Jean-Pierre Allali

(*) Éditions In Press. Juin 2020. 128 pages. 9 €.