Sophie Taïeb

Bloggueuse et rédactrice

Les chroniques culinaires - Le pain italien (de Tunisie)

03 Juillet 2020 | 500 vue(s)
Catégorie(s) :
France

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Né à Tunis en 1920, Albert Memmi, s’il a été considéré, à travers certains de ses romans, comme le chantre du judaïsme tunisien, demeure surtout, le théoricien du colonialisme

C’est l’histoire d’un mariage mixte raté. Un mariage entre une Juive et un Musulman, Julie et Sam. 

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

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Actualité

L'exposition CHAGALL, LISSITZKY, MALÉVITCH...L'AVANT-GARDE RUSSE À VITEBSK (1918-1922) est à découvrir juqu'au 16 juillet 2018 au Centre Pompidou.

Scoop : l’appel au boycott est illégal en France

 

Et vous, comment définiriez-vous l’humour juif ?

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Opinion

Depuis plusieurs années, le cinéma international ne cesse de plébisciter les cinéastes iraniens. Asghar Farhadi en est l’exemple même. Cependant, certains réalisateurs n’ont pas la chance d’être autant ovationnés.

Pour leur cinéma engagé, frontal et dénonciateur du pouvoir politique et du régime iranien, grand nombre de réalisateurs iraniens ont été, pour les plus chanceux, contraint à l’exil, tandis que d’autres en détention, subissent le triste sort réservé aux prisonniers iraniens.

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Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires ! 

Le pain italien (de Tunisie)

 

Si l’on dit « pain italien » (ou khobz italien), nombreux sont ceux qui pensent à une focaccia aux aromates, une pizzeta bien craquante, à la ciabatta ou autres spécialités de la botte italienne.

Certains initiés auront une toute autre image en tête : celle d’un pain qui peut prendre la forme de baguette, de boule ou de pain à sandwich individuel. Un pain que l’on reconnaît notamment aux graines de nigelle dont il est parsemé. Ce pain, c’est le pain italien. Et en fait, il est tunisien.

La communauté italienne (tout comme la maltaise) a toujours vécu en Tunisie. Cette communauté à ainsi apporté sa culture… et sa cuisine. Le pain italien remonterait au 12ème siècle, et serait l’invention des italiens tunisiens. Plus précisément, ce pain daterait de l’époque du royaume d’Afrique, quand le Royaume de Sicile s’est étendu jusqu’en Tunisie. On parlait à l’époque de Royaume Normand d’Afrique (car gouverné par des normands). D’ailleurs, ce pain trouve un équivalent dans la cuisine française : en effet, il ressemble au pain brié normand (les graines de nigelle en plus).

Source : harrissa.com

Plus ferme qu’une halla, plus dense qu’une baguette, ce pain est utilisé notamment pour réaliser les fameux casse-croûtes tunisiens (nous y reviendrons dans une prochaine chronique). On le trempe par ailleurs allègrement dans les plats en sauce tunisiens.

Au delà des graines de nigelle, ce pain a la particularité de se conserver plusieurs jours, bien pratique pour les pays chauds.

En France, il se trouve dans les boulangeries juives ou arabes. A Paris par exemple, vous en trouverez aussi bien à Belleville que rue du Faubourg Saint Denis ou boulevard Voltaire.

Vous voulez essayer d’en préparer ?

Voici une recette :

  • 1 kg de farine
  • 2½ cuillères à soupe de levure sèche (ou 50 g de levure fraîche)
  • 6 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 2 cuillères à soupe de sucre
  • 3 cuillères à café de sel
  • 500 ml d'eau tiède (environ)
  • Graines de nigelle

Etapes :

  • Diluez la levure dans de l’eau tiède (prise sur les 500 ml) avec le sucre. Laissez le temps à la levure d’agir quelques minutes.
  • Versez la farine le sel et l’huile dans un bol. Faites un puits et ajoutez le mélange eau / levure /sucre.
  • Ajoutez ensuite le reste de l’eau et pétrissez votre pâte (tout à fait possible à la main, 10 à 15 minutes environ).
  • Laissez reposer dans le bol couvert d’un torchon propre pendant environ une heure, jusqu’à ce que la pâte double de volume.
  • Partagez la pâte en 4 morceaux sur un plan huilé ou fariné. Formez vos baguettes et déposez-les sur une plaque de cuisson. Si vous n’avez pas de moule à baguettes, faites des plis dans votre papier cuisson pour séparer les quatre pâtons.
  • Laisser lever encore 1 heure environ. Badigeonnez d'eau tiède au pinceau ou avec vos mains, et ajoutez les graines de nigelle.
  • Placez un bol d’eau dans le bas du four, enfournez à 230˚C pendant 5 minutes et 20 minutes à 200˚C.

Bon appétit, et à la semaine prochaine pour un nouveau rendez-vous gourmand !