Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - Commémoration à la mémoire de Samuel Paty

19 Octobre 2022 | 60 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Martine Ouaknine est adjointe au Maire de Nice, déléguée au devoir de mémoire, à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, conseillère métropolitaine et départementale, présidente honoraire du Crif Sud-Est.

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Actualité

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Antisémitisme

J'ai été interviewé par Marc-Olivier Fogiel et Eléanor Douet, sur RTL, lundi 30 mai 2016, à la suite de mon élection à la Présidence du Crif.

Prix Nobel de littérature en 2002, l'écrivain hongrois Imre Kertèsz est mort à Budapest le 31 mars 2016. Son dernier livre, "L'ultime auberge" a reçu, le 22 mai 2016, le Prix Spécial du Jury 2016 du Salon du Livre de la Licra-Paris

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Portrait de Jean Pierre Allali
LECTURES
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24 Mai 2016
Catégorie : France, Antisémitisme

Malka Marcovich et Jean-Marie Dubois publient un ouvrage original sur un thème peu exploré jusqu'ici:la contribution de la société des transports parisiens à l'organisation de la déportation des Juifs de France aux heures sombres de l'Occupation nazie

Lors du 9ème Salon du Livre de la Licra, deux écrivains ont reçu un prix

Là-bas, la crainte d'une menace russe est la principale raison qui exacerbe les passions identitaires.

 
Lors d’une allocution devant le Conseil de sécurité, Rafael Ramirez, représentant du Venezuela auprès des Nations-Unies, a lancé… « Qu’est-ce qu’Israël a l’intention de faire avec les Palestiniens ? Vont-ils disparaître ? Est-ce qu’Israël cherche à imposer une Solution finale sur les Palestiniens ? » 
 

Décryptage.

 

Deux historiens français l’ont fait et publient ce mois d’avril en collection Que Sais-je Les 100 mots de la Shoah.

"La Place de la République ne vous appartient pas".

Dimanche dernier, des militants du Collectif Anti Boycott se sont rendu face à une manifestation BDS.

Quel est donc ce mouvement qui s'est vu offrir une tribune hier au journal télévisé de France 2 ?

Lundi 11 janvier, à Marseille, un jeune turc de 15 ans attaquait à la machette un enseignant juif portant une kippa. Une affaire qui devait provoquer une grande émotion, et qui a inspiré à Jérôme Fenoglio, le directeur du journal « Le Monde », un éditorial remarquable. En voici un extrait : « Ce mal, il faut le considérer pour ce qu’il est : le produit des noces mortelles entre djihadisme et antisémitisme. Le terrorisme fondamentaliste (…) reprend tous les stéréotypes du vieil antisémitisme européen, accommodé à la sauce de l’heure, mélange de théories du complot importées du Moyen-Orient et transportées par Internet ».

A force de tenir des raisonnements primaires, ami de Gôôôôche, tu es devenu primaire

Ce soir, jeudi 22 octobre, France 3 diffuse à 23h15 « Profs en territoires perdus de la République ? »

Article de Dr Bruno HALIOUA Secrétaire Général de l’AMIF (Association des Médecins Israélites de France)

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Opinion

À l’heure de la réconciliation Jérusalem-Ankara, retour sur l’histoire des Juifs de Turquie.

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Commémoration dans le Jardin Samuel Paty, ce 16 octobre 2022

 

Il y a deux ans, le professeur Samuel Paty était poignardé et décapité en pleine rue de Conflans-Sainte-Honorine par un terroriste islamique d’à peine 18 ans. Ce criminel qui, après avoir assassiné le jeune enseignant, a été neutralisé alors qu’il se précipitait vers deux policiers au cri d’Alah Akbar.

Il y a deux ans, le nom de Samuel Paty s’est ajouté à la liste déjà longue des victimes du terrorisme Islamique. Son « crime » aux yeux de ce terroriste ? Avoir osé montrer les caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la Tolérance et la Liberté d’expression.

Après Charlie Hebdo, le Bataclan, l’HyperCacher et d’autres attaques terroristes islamiques, cette idéologie mortifère poursuit son invasion tentaculaire. Ce totalitarisme s’attaquant à toutes nos valeurs, voulant nous interdire de penser, de caricaturer, de blasphémer, de critiquer, d’enseigner, tout simplement de Vivre avec nos différences et nos spécificités.

Comme après chaque attaque terroriste islamique, l’émotion fut grande mais ça et là, des individus envoûtés par la haine, ont refusé de désigner et de condamner l’idéologie qui arme les criminels.

Certains se sont essayés à des explications voire même trouvé des excuses à ces crimes.

Depuis deux ans, la peur s’est installée et une autocensure s’est imposée. La critique de l’islam dévoyé est à peine abordée. Les déclarations comme les simples critiques sont évitées par crainte de représailles. L’ombre des criminels plane. Le souvenir de l’assassinat de Samuel Paty bloque même les plus courageux.

La peur rôde !

Des enseignants, aujourd’hui encore, sont menacés de mort.

Des enseignants qui, lorsqu’ils osent parler, témoignent du silence de leur hiérarchie.

Des enseignants pour lesquels la seule issue est de s’exiler ou de vivre sous protection policière.

Deux ans après la décapitation de Samuel Paty, l’indignation se fait de plus en plus discrète. Deux ans seulement après ce drame, où en est la lutte contre l’islamisme ? Où en est la défense de notre République qui se doit de protéger tous ses enfants en leur assurant la liberté de pensée tout en garantissant à chacun le droit de croire et de ne pas croire ?

Où en est notre laïcité qui est aujourd’hui bafouée à des fins électorales ?

En mémoire de Samuel Paty, nous avons le devoir d’agir avec force contre ceux qui diffusent le venin islamiste. Nous n’honorerons sa mémoire qu’en luttant, tous ensemble, contre tous les extrémismes, les totalitarismes et en remettant au centre de notre combat celui pour la République et son triptyque Liberté, Égalité et Fraternité.

 

Gil Taïeb