Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - Dimanche, nous étions des milliers à nous rassembler !

26 Avril 2021 | 77 vue(s)
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France

À l'occasion des 80 ans du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), les membres du Crif ont été reçus à l'Élysée par le Président de la République, Emmanuel Macron, et Madame Brigitte Macron, lundi 18 mars 2024. Le Président du Crif, Yonathan Arfi, a prononcé un discours à cette occasion. 

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Actualité

Chronique de Bruno Halioua, diffusée sur Radio J, lundi 12 février à 9h20.

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Antisémitisme

À l'occasion des 80 ans du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), les membres du Crif ont été reçus à l'Élysée par le Président de la République, Emmanuel Macron, et Madame Brigitte Macron, lundi 18 mars 2024. Le Président du Crif, Yonathan Arfi, a prononcé un discours à cette occasion. 

Dimanche 14 janvier 2024, quelques mois avant les Jeux Olympiques Paris 2024, une délégation de sportifs et de dirigeants du monde du sport q"es, avec le Crif, pour un voyage de la mémoire dans le camp d’Auschwitz-Birkenau, en partenariat avec le Mémorial de la Shoah.

 

Le 10 janvier 2023, Yonathan Arfi, Président du Crif, s'est rendu à la cérémonie en hommage aux victimes de la rafle de Libourne du 10 janvier 1944. Il a prononcé un discours dans la cour de l'école Myriam Errera, arrêtée à Libourne et déportée sans retour à Auschwitz-Birkeneau, en présence notamment de Josette Mélinon, rescapée et cousine de Myriam Errera.  
 
À l'occasion de la fête juive de Hanoucca, découvrez les vœux du Président du Crif, Yonathan Arfi.
 

La 12ème Convention nationale du Crif a eu lieu hier, dimanche 4 décembre, à la Maison de la Chimie. Les nombreux ateliers, tables-rondes et conférences de la journée se sont articulés autour du thème "La France dans tous ses états". Aujourd'hui, découvrez un des temps forts de la plénière de clôture : le discours de Yonathan Arfi, Président du Crif.

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Opinion

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Au lendemain de la mobilisation pour Sarah Halimi j’aimerais tout d’abord féliciter chacune et chacun de ceux qui se sont déplacés et mobilisés tant à Paris que dans de nombreuses villes de France et dans le monde entier.

Cette mobilisation citoyenne est un baromètre et l’expression de ce choc incompréhensible et insupportable faisant suite au déni de justice dans ce qui est appelé l’affaire Sarah Halimi.

Par trois reprises, nous avons été choqués et sonnés par les décisions de justice.

A chaque fois, nous encaissions les conclusions sans y croire. Deux fois nous nous sommes dit : «  la justice française ne peut couvrir ce crime ! » et nous attendions sagement, peut être trop !

Surtout après la reconnaissance du caractère antisémite de ce crime monstrueux de Sarah, nous étions persuadés qu’un procès allait s’ouvrir.

Simplement pour que le criminel antisémite réponde non seulement de son crime mais plus largement pour que lumière soit faite face aux nombreuses questions restées sans réponses.

Oui nous avons attendu mais en vain puisque la décision rendue le 14 avril par la cour de cassation nous a privé de notre aspiration à la justice. Le peuple français qui aurait dû juger en son âme et conscience lors d’un juste procès aux assises, à été mis à l’écart, privé de parole et par là insulté.

C’est pour cela que dimanche, nous étions des dizaines de milliers de toutes origines, de toutes confessions et de toutes convictions politiques à nous rassembler.

Un rassemblement de citoyens qui représentaient d’autres centaines de milliers de femmes et d’hommes qui ont voulu dire non à cette confiscation de notre liberté et à notre aspiration légitime à ce que la justice nous protège tous.

Nous gardons l’espoir suite aux engagements pris par le Président de la République demandant à ce qu’une loi soit votée car « si la loi d’aujourd’hui permet à Traoré d’échapper à un jugement il faut changer la loi »  et nous espérons que cette loi s’appellera loi Sarah Halimi. Nous devons rester vigilants afin de ne jamais oublier Sarah comme toutes les victimes de la haine antisémite et du terrorisme islamique qui a encore frappé la semaine dernière, enlevant la vie à cette mère de famille Stéphanie M, fonctionnaire de Police au commissariat de Rambouillet. Un rassemblement qui a posé des questions, un rassemblement qui n’est pas la fin d’une mobilisation mais le réveil d’une opinion et d’une aspiration citoyenne à ne jamais admettre l’inadmissible.

Sarah Halimi, après avoir été tuée trois fois, une fois par Traoré, une fois par la juge d’instruction et certains de ses experts, et une troisième fois par la cour de cassation, vivra à travers chacun de nous et à travers toutes les vies qui seront sauvées grâce à la loi qui portera je l’espère son nom.

Gil Taïeb