Yonathan Arfi

Le nouveau Président du Crif, un militant juif et citoyen

Blog du Crif - Proche-Orient : le Quai d'Orsay doit changer de logiciel !

08 Décembre 2021 | 403 vue(s)
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Actualité

Retour sur les événements qui sont intervenus en juillet 2014 et les manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré.

Est-il pertinent de mettre en parallèle “antisémitisme” et “islamophobie”?
Non, cinq fois non:  Ni sémantiquement , ni historiquement,  ni sociologiquement, ni politiquement et encore moins juridiquement, ces deux termes et les deux concepts qu’ils sous-tendent, ne sont de même nature. Il serait non seulement faux, mais aussi dangereux pour tous, de les mettre en regard sur un même plan.

L'antisémitisme : les causes d'un Mal qui s'aggrave.

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

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Opinion

Depuis des années, l’historien Marc Knobel a de salutaires obsessions et une puissante détermination. L’une de ses salutaires obsessions, sur laquelle il a beaucoup travaillé et mené de profondes recherches, est cette diffusion sans frontières, sans retenues et sans toujours grandes oppositions, des haines multi-formes qui s’entretiennent.

Pour comprendre cet accord entre l’Iran et les grandes puissances sous la direction stratégique des USA, il faut essayer de comprendre la nouvelle politique internationale de l’administration américaine

Eté 2014. Pendant 1 mois et 18 jours, Israël a vécu au rythme des alertes et d’une guerre qui ne dit pas son nom. Un an plus tard. Juillet 2015 : Que reste-t-il de ces jours d’angoisse ?

Le 23 juin dernier, l’Union des étudiants juifs de France a célébré son 70e anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris. Magie des réseaux sociaux, j’ai vécu à distance cette soirée avec enthousiasme et frustration. L’occasion pour moi de replonger dans mes années Uejf.

Comme chaque été, de nombreux juifs ont décidé de quitter la France pour s’installer en Israël. On parle de 8000 à 10 000 pour l’ensemble de l’année 2015. J’ai moi-même fait ce choix en 2013  et pourtant j’ai, plus que jamais, envie de parler de ceux qui restent. 

Dov Maimon rejoint les auteurs du Blog du Crif !

Ce dernier détaille ici les multiples racines de l’antisémitisme, qui a explosé en France à partir de l’année 2000 et la première « intifada ». Et qui s’est fortement aggravé tout au long de l’année dernière. Marc Knobel évoque notamment l’origine idéologique – soulignée et étudiée par le philosophe et chercheur Pierre-André Tagguief – d’un antisémitisme qui découle d’un antisionisme extrême, lui-même alimenté depuis longtemps par les tenants de l’islamisme radical. Extrême gauche et extrême droite française en passant par « Dieudonné and Co » sont aussi, historiquement et actuellement, parmi les premiers diffuseurs de la haine antisémite en France. Description et analyse en huit points.

Partout en France, des crayons, des stylos et des feutres ont été brandis, les seules armes du courage et de la liberté contre d'autres armes qui tuent, qui souillent, qui meurtrissent à tout jamais.

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Le vote par la France à l'ONU il y a quelques jours d'une résolution ne retenant que le narratif arabe dans le conflit opposant Israël aux Palestiniens est une illustration supplémentaire d'une politique trop souvent à sens unique.

Je n'éprouve aucun plaisir à la critique de mon pays. Et je ne m'y résous depuis toujours qu'à contrecœur, uniquement lorsque se joue quelque chose des valeurs et de l'intérêt supérieur de la France.

Les valeurs d'abord. En joignant sa voix à celle de la majorité automatique qui condamne Israël à l'ONU, la France a bafoué la vérité historique. Elle renforce la dévalorisation et parfois le déni de l'histoire juive de la région. Elle accepte que la vérité ne soit que le résultat du rapport de force diplomatique. Insupportable lâcheté de couloir !

Pire, en participant de l'isolement diplomatique à l'ONU d'un pays démocratique, la France renforce l'idée que les totalitaires de tous pays se font des démocraties : des États faibles qui ne sont pas solidaires. On ne fait pas mieux pour abandonner dans le monde arabe, en Chine ou ailleurs, les militants des Droits de l'Homme à leur sort et les jeter dans les bras de leurs oppresseurs !

Mais surtout, ce qu'on appelle la "politique arabe" de la France est fondamentalement contraire aux intérêts du pays.

Il est temps d'en faire le bilan : qu'est ce que cette politique a rapporté à la France ? Rien ou bien peu de choses. En tirons nous un bénéfice quelconque comparé aux autres grandes démocraties ? Aucun. Les États-Unis ou le Royaume-Uni bénéficient de contrats plus généreux que la France dans le monde arabe tout affirmant un soutien régulier et assumé à Israël.

Sommes-nous mieux compris et respectés ?  Il suffit d'observer les manifestations d'hostilité à la France qui ont traversé le monde musulman suite aux caricatures de Charlie Hebdo pour comprendre qu'un vote à l'ONU ne va pas convaincre l'obscurantisme de pencher vers les Lumières...

N'y a t'il pas au contraire, à l'aune des accords d'Abraham, une place à prendre pour la France en favorisant l'émergence de nouveaux accords de normalisation entre Israël et le monde musulman? Être ambitieux pour la France dans le monde, c'est aussi penser que ce rôle de faiseur de paix n'est pas réservé aux États-Unis, pour peu que la France sache retrouver un discours équilibré.

Dans toutes les synagogues de France, les Juifs prient chaque samedi matin pour la République, avec au cœur de leurs prières, le voeu de grandeur que je partage ici : "Que la France jouisse d’une paix durable et conserve son rang glorieux au milieu des nations."

Je sais au fond de moi que la France serait plus forte et respectée dans le monde si elle retrouvait les mots et les actes pour se tenir aux côtés d'Israël, comme de toute autre démocratie, lorsque celui-ci est stigmatisé dans l'arène diplomatique.

C'est, j'en suis convaincu, les valeurs et l'intérêt de la France.

Yonathan Arfi, vice-Président du Crif