Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Le billet de Richard Prasquier - Réflexions après le discours du Président de la République

13 Octobre 2023 | 72 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Il y a 80 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. À cette occasion, découvrez 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, et issus de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (édition Buchet Chastel - 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale.

Il y a 80 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. À cette occasion, découvrez 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, et issus de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (édition Buchet Chastel - 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale.

Il y a 80 ans, le 7 juin 1942, la législation instaurant l'étoile jaune était mise en place. À cette occasion, découvrez 4 articles sur la façon dont Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Sacha Distel et Marcel Gotlib ont vécu le port de l'étoile jaune.

Ces articles sont proposés par Bruno Halioua, et issus de son livre «Leur Seconde Guerre Mondiale», (édition Buchet Chastel - 2020). Dans ce livre, il s'intéresse à la façon dont certaines personnes célèbres ont vécu les événements marquants de la Seconde Guerre Mondiale. 

Billet d’Ariel Amar*, pharmacien

 

Pages

Actualité

Discours prononcé à la cérémonie du 18 juillet par M. Albert Massiah, Président du Crif Bordeaux-Aquitaine, lors de la « Journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites commis par l’État français de Vichy et en hommage aux Justes de France. »

Pages

Israël

A Noël, les journaux français qui ont imputé aux Israéliens les difficultés des chrétiens à Bethléem ont passé sous silence l'attaque du Patriarche latin de Jérusalem par des émeutiers palestiniens musulmans dans la ville natale de Jésus. Une différence de couverture lourde de sens dans la période de Noël chargée de symboles.

D'abord on critique, puis on dénie et pour finir on adopte. Laissons le temps au temps.

Conflit israélo palestinien, traitement médiatique, crise de l'information : analyse

Portrait de Sophie Taïeb
Incendie du tombeau de Joseph
|
16 Octobre 2015
Catégorie : Israël

Détruire la cité ancienne de Palmyre et faire brûler le tombeau de Joseph reviennent-ils vraiment au même ? Pas pour tout le monde.

Quand les larmes se transforment en espoir d'un monde meilleur.

Maxime Perez est journaliste, correspondant pour la presse française en Israel et spécialiste des affaires militaires pour la chaine i24News.
Marc Knobel Directeur des Etudes du CRIF à confié à Maxime Perez le soin de présenter une étude sur l'Opération Bordure Protectrice.

Lundi dernier, l’ancien Président de la République était en Israël. Une visite étrange, hybride où le mélange des genres s’ajoute à la confusion des rôles.

Les français d'Israël, et en particulier ceux qui ont immigré de France durant les quinze dernières années, ont en grande majorité souhaité la réélection de Benjamin Netanyahu.
Déçus par l'attitude des politiques français face à l'islamisme et l'antisémitisme, beaucoup voient en Bibi un dirigeant politique charismatique doté d'une capacité à affirmer avec une assertivité rare la cause d’Israël à la face du monde et savent que ses concurrents en politique n'ont pas cette compétence exceptionnelle.
De plus, comparant la réussite de l'économie d'Israël face à la faillite de l'économie française, ils ne comprennent pas pourquoi la plupart des médias israéliens et analystes politiques sont tellement critiques envers celui qu'ils considèrent à juste titre comme un héros du peuple juif. 

Le 17 mars dernier, les israéliens ont voté et réélu Benjamin Netanyahou.

Pages

Le soutien à Israël solennellement exprimé par le Président Macron au nom de la France, pour lequel il faut lui rendre hommage, s’accompagne « en même temps » de limitations qui le rendraient inopérant. Mettre en garde Israël pour qu’il se cantonne à des opérations « ciblées » contre les chefs du Hamas sans toucher à la population est une injonction moralement confortable mais militairement invalidante. Ces chefs sont les mieux protégés des Gazaouis ; ils se terrent probablement dans des refuges souterrains sophistiqués, préparés longuement à l’avance, peut-être retranchés sous des installations telles que des hôpitaux dont la destruction soulèverait des protestations. Au demeurant, l’élimination ciblée des chefs du Hamas ne résoudrait rien. D’autres dirigeants prendraient immédiatement le relais, fabriqués sur le même moule, bénéficiant des mêmes appuis et voués au même objectif, à savoir la destruction totale de l’État d’Israël et si besoin de toute sa population. 

Une démocratie est souvent habile à négocier contre ses adversaires, mais elle perd ses repères quand il s’agit de lutter contre des ennemis qui ont d’autres règles de jeu. L’absolu mépris de la vie humaine et la fascination pour la mort pour accomplir ce que l’on croit être l’injonction divine ne sont pas des différences d’opinion, ce sont des données anthropologiques qui ne peuvent pas se résoudre par le dialogue. Israël paie très cher l’illusion d’avoir cru que le Hamas entrerait dans le moule des gouvernements « normaux », c’est-à-dire ceux qui agissent en fonction de normes morales communes.

Le Hamas, il faut le répéter, c’est Daech. À une différence près, c’est que Daech manifeste une forte polarisation anti-chiite et que le Hamas est le surgeon d’un courant fréro-chiite (pour reprendre l’expression de Gilles Kepel) dont l’éventail va ‒ au moins ‒ de l’Iran au Qatar.

Le choc qu’a subi Israël n’est pas de ceux qui permettent des demi-mesures. Les Américains n’ont pas entamé de discussions avec les Japonais au lendemain de Pearl Harbour, et la guerre qu’ils ont menée fut à certains moments impitoyable aux populations civiles. Faut-il rappeler que les bombardements américano-britanniques en Normandie en préparation au Débarquement ont fait 20 000 morts dans la population civile française ? L’ampleur de ces bombardements fut souvent critiquée ultérieurement par les experts au regard de leur efficacité, mais le Général de Gaulle n’avait à ma connaissance pas protesté…

Les civils sont rarement épargnés par la guerre, d’autant moins que les organisations terroristes dont l’action conduit à cette guerre ont précisément pour objectif d’entraîner dans leur propre population civile des destructions en espérant que celles-ci provoqueront les protestations des alliés démocratiques de leur ennemi. Il va sans dire que les exactions de ces organisations terroristes ne soulèvent chez leurs propres alliés que les réactions hypocrites d’un pacifisme de façade.

Ces lignes, je les écris avec des crampes d’estomac. Comment accepter l’idée que les conséquences sur les otages puissent être terribles, comment oser même s’exprimer à ce sujet sous prétexte qu’on a la chance de n’avoir aucun de ses proches dans cette épouvantable situation, comment ne pas penser aux drames qui seront occasionnés aux familles de Gaza ? Car ces familles sont de la même humanité que la mienne et ont les mêmes droits à une « vie bonne » que les miens. 

J’excepte en revanche de cette humanité ceux qui ont commis ou planifié les abominations qui viennent d’avoir lieu et je suis proche de le faire pour ceux qui s’en réjouissent ou même qui y sont indifférents. 

 

Pour les Israéliens, mener une guerre impitoyable au Hamas n’est pas tant une question de vengeance qu’une question de survie à moyen terme. Lorsque l’on voit comment cette organisation a dévoyé, avec une obstination monomaniaque, les aides qui lui étaient attribuées pour fabriquer une machine de haine et de mort au lieu d’en faire bénéficier sa population, on est certain que le Hamas ne fera que persévérer et que ses capacités mortifères, parce qu’elles ne s’encombrent d’aucune interdiction morale, seront de plus en plus terrifiantes. Les éliminations ciblées n’y changeront rien. 

 

La guerre est toujours terrible, mais quoi qu’en disent les israélophobes, tous les observateurs neutres, il en existe, considèrent que Tsahal est une des armées les plus morales de la planète. J’en suis fier et je lui fais confiance…

 

Richard Prasquier, Président d’honneur du Crif

 

- Les opinions exprimées dans les billets de blog n'engagent que leurs auteurs -