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Publié le 10 Mars 2006

Jean-Pierre Allali en lien avec les organisations non gouvernementales

Question : Vous présidez la Commission de relations avec les ONG, les syndicats et le monde associatif. Cette commission est l’une des 21 commissions du CRIF. Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste le travail de cette commission et quels sont les objectifs que vous vous assignez ?


Réponse : Cette commission est l’une des plus récentes créées au sein du CRIF. Elle a pour objectif de nouer des contacts suivis avec des personnalités représentant, comme son nom l’indique des organisations non gouvernementales, des syndicats et des associations. C’est un vaste programme car en France cela représente des milliers de structures. De ce fait, notre préférence va, bien sûr en direction d’organisation à un lien avec le monde juif ou Israël.
Notre Commission compte 26 membres (22 Parisiens et 4 provinciaux) dont 9 sont des dirigeants du CRIF. Nous nous réunissons une fois par mois. Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu détaillé qui est adressé au Directeur général du CRIF et, par son canal, au président qui peut s’en inspirer dans le cadre de son action. Régulièrement, je fais le point de notre activité devant le Bureau Exécutif auquel j’appartiens.
Question : Quelles sont les deux sous-commissions distinctes qui travaillent sur des questions spécifiques ?
Réponse : Au fil des mois, il est apparu que deux des sujets que nous avons abordés en réunion : les Arméniens de France et le combat pour la reconnaissance des droits et la restitution de la mémoire brisée des Juifs originaires des pays arabo-musulmans nécessitaient la mise sur pied de sous-commissions qui se réunissent séparément en fonction des besoins. Il s’agit de la sous-commission des relations avec les Arméniens qui compte 7 membres et de la sous-commission JJAC (Justice For Jews From Arab Countries) qui compte 9 membres. Ces derniers sont de facto membres du Comité Français d’Action de la JJAC (19 membres au 1er février 2006).
Question : Quelles personnalités avez-vous rencontré jusque-là et que retenez-vous de ces différents contacts ?
Réponse : Depuis la création de la Commission nous avons notamment reçu Jacques Revah, qui nous a parlé de la place d’Israël à l’Unesco, Bernard Vivier, vice-président de la CFTC, Nicolas Comte, secrétaire général des syndicats de police F.O., le député Jacques-Alain Bénisti, auteur d’un rapport récemment remis au ministre de l’Intérieur sur l’apparition de la délinquance dès la prime enfance, Françoise Jeanson et Patrick David, respectivement présidente et vice-président de « Médecins du Monde » ou encore Ara Toranian, président du Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France accompagné d’une importante délégation.
Nous avons par ailleurs pour habitude de confier à nos propres membres le soin de nous présenter les associations dont ils ont la charge. Ainsi, Andrée Farhi a présenté le Conseil International des Femmes Juives, Richard Odier, le Centre Simon Wiesenthal, Jean Corcos, les principaux syndicats de journalistes, Claudine Barouhiel, l’état de la communauté juive de Turquie en 2005 et le Dr Amakeletch Teferi-Bel, le FIDA, Fonds International pour le Développement Agricole auquel Israël appartient. Il a brossé ensuite un tableau de la situation de la communauté juive éthiopienne d’Israël.
Nous avons reçu aussi Madame Ela Görkem, première secrétaire à l’ambassade de Turquie et nous recevons Madame Jacqueline Rougé, présidente de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix.
Indépendamment des réunions régulières, la Commission, notamment à travers son président, est amenée à être associée à des rencontres, à des débats, à des colloques. C’est ainsi que j’ai, ès qualité, participé à diverses réunions de travail à SOS-Racisme, que j’ai fait partie de la délégation du CRIF qui a rencontré les dirigeants de l’Union syndicale de la magistrature, les responsables du Syndicat de la Magistrature ou encore les dirigeants de l’ECRI, qui est une ONG émanant du Conseil de l’Europe qui lutte contre les racisme. Ces rencontres permettent de nouer de précieux contacts avec la société civile et, à travers nos réflexions et nos propositions, au cours des débats, d’impulser une inflexion dans un sens plus favorable à notre vision des choses.
Question : Quelles sont vos prochaines perspectives ?
Réponse : Nous continuerons à recevoir des invités dans l’esprit évoqué plus haut. Quant aux deux sous-commissions, celle concernant la JJAC, dont les membres devraient se retrouver à Bruxelles, le 26 mars prochain, en compagnie de tous les délégués de l’Europe, elle va s’impliquer fortement dans la mise sur pied à l’automne 2006 d’un « trimestre de la JJAC ». Pour sa part, la sous-commission « Arméniens », dans le cadre de l’année de l’Arménie en France, qui débute en automne 2006 pour se prolonger en 2007, va, elle, mettre sur pied avec le CCAF, une série d’événements exceptionnels, à savoir :
  • Organisation d’un colloque scientifique autour du thème des « génocides comparés » en 2007
  • Voyage d’études en Arménie et en Israël en fin juin ou septembre 2006.
  • Échanges de classes d’élèves de lycées arméniens et juifs dans le cadre de visites de lieux de mémoires des deux communautés en septembre octobre 2006
  • Exposition iconographique
Propos recueillis par Marc Knobel