Francis Kalifat

Ancien président

#TRIBUNE : Votes à l'Unesco : face aux falsifications de l’histoire, prêtons nos voix à la vérité

26 Octobre 2016 | 40 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Le 4 février 2018, le Crif et les Amis du Crif ont organisé un voyage de mémoire dans les camps d’Auschwitz-Birkenau. Près de 200 personnes ont participé à cette journée exceptionnelle, qui a marqué les mémoires de chacun. Une délégation d’élus et de personnalités publiques m'a également accompagné. Nous avons aussi eu l'honneur d'être accompagnés par Ginette Kolinka, réscapée d'Auschwitz.

En fin de journée, nous avons tenu une courte cérémonie d'hommages ponctuée de plusieurs discours et de prières animées par le Rabbin Moché Lewin. En conclusion de cette intense journée, le Shofar a resonné au milieu du silence etourdissant de l'immense complexe de Birkenau.

Depuis quelques semaines, le texte épistolaire de Sholem Aleichem a investi la petite – mais non moins prestigieuse – scène du Théâtre de la Huchette, à Paris.

Hier, je me suis exprimé sur la récente vague d'antisémitisme qui secoue la France. J'ai demandé à l'ensemble de la communauté nationale de faire front contre la haine antisémite. J'ai également rappelé l'importance pour la justice française d'appliquer des peines suffisamment lourdes pour être dissuasives.

De ce 9 janvier 2015, nous voulons retenir une autre image, cette belle image. Celle de Lassana Bathily.

Lundi 20 novembre, j'ai rencontré le Président français Emmanuel Macron à Paris, accompagné d'une délégation du Congrès Juif Européen (EJC).

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Actualité

Depuis plusieurs années, le cinéma international ne cesse de plébisciter les cinéastes iraniens. Asghar Farhadi en est l’exemple même. Cependant, certains réalisateurs n’ont pas la chance d’être autant ovationnés.

Pour leur cinéma engagé, frontal et dénonciateur du pouvoir politique et du régime iranien, grand nombre de réalisateurs iraniens ont été, pour les plus chanceux, contraint à l’exil, tandis que d’autres en détention, subissent le triste sort réservé aux prisonniers iraniens.

Dimanche 13 janvier 2019, le Crif a organisé un voyage de mémoire à Auschwitz-Birkenau. Ensemble, au cours de cette journée, nous avons honoré le devoir de mémoire qui nous incombe et sommes devenus les témoins des témoins.

L'historien Laurent Joly publie un nouvel éclairage sur la collaboration de la France occupée à la déportation des juifs. Une œuvre magistrale.

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POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE
 

 

Comme à son habitude, partagée par de nombreuses organisations multilatérales, l’Unesco a cédé la semaine dernière en Comité Exécutif et aujourd’hui même au sein de son Comité du patrimoine, à son infamante obsession d’Israël, couplée à un dramatique exercice de falsification de l’histoire.

Le « Kotel », un lieu juif ? Non ! Ces résolutions font ainsi référence au mur occidental comme « le Mur occidental de la mosquée Al-Aqsa / Al-Haram Al-Sharif » ce qui revient à faire du « Kotel » une partie intégrante de la mosquée Al-Alqsa…

Nous étions choqués par l’obsession anti-israélienne de l’Unesco, nous voilà aujourd’hui révoltés par le dévoiement de ses propres valeurs : la mise à l’honneur de l’histoire comme richesse commune fait place aux contrevérités historiques, la promotion de la culture et de l’éducation, à l’instrumentalisation politique.

Le CRIF s’est activement mobilisé depuis des mois auprès de Madame Irina Bokova pour lui demander de mettre un terme à ces résolutions révisionnistes qui déshonorent l’Unesco.

Certes, chacun sait que l’Unesco est un forum où les majorités issues des votes du bloc des pays arabo-musulmans sont automatiques, où les voix des régimes totalitaires de toutes sortes valent plus que celles des démocraties. Mais ces résolutions marquent d’une tache rouge l’Unesco comme la résolution « Sionisme = racisme » de 1975 avait déshonoré l’ONU.

A cette colère face à l’Unesco, s’ajoute une profonde déception face au choix de la France de s’abstenir lors du vote au Comité Exécutif.

La France, disent certains, a corrigé l’erreur de son vote favorable d’avril dernier. C’est donner bien peu de sens à l’abstention ! S’abstenir, lorsqu’il s’agit de choisir entre la vérité et le mensonge, entre l’honneur de l’histoire et l’infamie du révisionnisme, n’est pas digne de la France et de ses valeurs. C’est l’expression d’un renvoi dos-à-dos insupportable et indécent.

Le Crif avait alerté à plusieurs occasions le Président de la République François Hollande sur l’écho de ce vote auprès des Français, de toutes origines, qui ne peuvent supporter de voir la France renoncer à défendre l’histoire et la vérité. Un autre vote était possible et les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, notamment, l’ont fait.

J’ai rencontré vendredi dernier le ministre des Affaires Etrangères Jean Marc Ayrault à qui j’ai exprimé avec gravité notre déception face à ce vote français, et notre colère face à l’Unesco.

Le Crif continuera, avec ses modalités d’action, c’est-à-dire l’action politique,  institutionnelle et médiatique, à porter cette voix, fidèle à la vérité. Vous pouvez compter sur ma détermination à ce que jamais cette voix ne faiblisse.

D’autres organisations ont fait le choix de porter cette colère dans la rue et je salue l’initiative des associations qui appellent à un rassemblement demain à 18h pour exprimer cette déception et cette colère. J’invite toutes les organisations membres du Crif à se joindre à eux pour faire entendre une voix forte, fidèle à la vérité et à l’histoire.

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER

POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE