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Publié le 16 Février 2021

France - Le maire de Lyon redit sa volonté d'édifier un mémorial de la Shoah

Dimanche 14 février 2021, une cinquantaine de personnes étaient réunies dans la rue Sainte-Catherine à Lyon (Rhône) pour commémorer la rafle de 86 juifs survenue le 9 février 1943. Au cours de la 78e cérémonie commémorative, les différentes personnalités présentes ont souligné l’absolue nécessité du devoir de mémoire. Elles ont appelé à la vigilance dans le contexte actuel.

Publié le 14 février dans Actu Lyon

Le froid ne les a pas empêchés de se réunir ce dimanche 14 février 2021 en mémoire des 86 personnes raflées par la Gestapo le 9 février 1943 au 12 rue Sainte-Catherine à Lyon (Rhône), dans les bureaux de l’UGIF, l’union générale des israélites de France, dans le 1er arrondissement de la ville.

Histoire et mémoire

Le souvenir de Benjamin Orenstein, rescapé des camps d’Auschwitz, a plané sur ces commémorations. Décédé le 10 février dernier à Lyon, sa disparition fait écho à celles des 86 personnes raflées ici en 1943.

C’est grâce aux époux Klarsfeld, à ces deux « chasseurs de nazis », que l’on doit l’extradition et le jugement du bourreau allemand Klaus Barbie. Le « boucher de Lyon » est notamment à l’origine de la rafle du 12 rue Sainte-Catherine, c’est lui qui l’avait décidée. 

Des messages politiques

Ces commémorations sont l’occasion pour Nicole Borstein, présidente du Crif Rhône-Alpes, d’insister sur « l’urgence à promouvoir la construction d’un mémorial de la Shoah à Lyon » à l’heure où les derniers rescapés des camps disparaissent. 

Et de s’alarmer de la multiplication des messages haineux sur internet « qui échappent à la loi ». 

Son inquiétude, le maire de Lyon Grégory Doucet l’entend et la partage : « comment ne pas s’inquiéter lorsque des dégradations, des agressions ou des attentats sont commis ? » 

L’élu écologiste appelle à « entendre les signaux d’une possible résurgence de l’intolérable » et rappelle « l’importance de l’entraide » et de la solidarité pour lutter contre ce danger. 

Quant à l’édification d’un mémorial de la Shoah à Lyon (Rhône), Grégory Doucet s’est montré favorable, estimant que : "La mémoire ne va pas de soi. Il faut des lieux, des dates, des stèles, des rassemblements, des archives, des êtres et des volontés pour la faire vivre" Grégory Doucet

La ville de Lyon entend bien « faire vivre ces mémoires » et a rappelé le soutien financier qu’elle avait apporté au projet.