Richard Prasquier

Ancien Président du CRIF

Blog du Crif - La création de Radio J

17 Juin 2021 | 120 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Vouloir profiter de l'actuelle polémique pour assimiler les arrêtés anti-burkini à la Saint-Barthélemy et à la Shoah, c'est tomber dans l'indigne et le nauséabond 

Le Times of Israel a repris ma critique de la comparaison musulmans de France - juifs pendant la Shoah.

Je fais suite aux propos de Jean Luc Melenchon travestissant l'Histoire de France.

Aux côtés de Bruno Valentin, prêtre du diocèse de Versailles et Ahmet Ogras, vice-président du CFCM sur le plateau de BFM TV, j'ai réaffirmé mon sentiment d'horreur face à cet acte barbare qui s'est passé ce matin.

 

Les vidéos de la mort, par Marc Knobel
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21 Juillet 2016
Catégorie : France

Dans quel monde vivons-nous et de quelle inhumanité est faite le monde ?

Retour sur le déchaînement de haines antisémites qui s’est produit l’été 2014, en France.

Ce sont toutes les plumes que l'on veut briser...

Une compilation exhaustive, à ce jour, des articles et des interviews que j'ai données à la presse française et internationale.

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

J'ai été interviewé, en anglais et en français, sur EJP, mardi 31 mai 2016.

Suite à mon élection à la Présidence du Crif, j'ai répondu aux questions de Paul Amar, sur tous les sujets de préoccupations des Juifs de France.

J'ai été interviewé par Marc-Olivier Fogiel et Eléanor Douet, sur RTL, lundi 30 mai 2016, à la suite de mon élection à la Présidence du Crif.

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Portrait de Jean Pierre Allali
LES STADES ET LE DATA
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25 Mai 2016
Catégorie : France

Marc Perelman, auteur d'un livre percutant sur le passé trouble du célèbre architecte Le Corbusier, est aussi un spécialiste des excès du monde du football et, en général, des stades. Dans un petit ouvrage bien documenté, il se penche sur l'influence des "data" sur le public.

 

 

Portrait de Jean Pierre Allali
LECTURES
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24 Mai 2016
Catégorie : France, Antisémitisme

Malka Marcovich et Jean-Marie Dubois publient un ouvrage original sur un thème peu exploré jusqu'ici:la contribution de la société des transports parisiens à l'organisation de la déportation des Juifs de France aux heures sombres de l'Occupation nazie

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Opinion

L'historien Laurent Joly publie un nouvel éclairage sur la collaboration de la France occupée à la déportation des juifs. Une œuvre magistrale.

Le Crif souhaite un prompt rétablissement à Jean-Pierre Allali suite à son récent accident et espère le retrouver très vite en pleine forme.

Par Chloé Blum

Portrait de Invité
Blog du Crif - Noé, reviens !
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11 Octobre 2018
Catégorie : France, Opinion

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Le 17 juin 1981 était diffusée la première émission de Radio J. Aux manettes, des proches de Serge Hajdenberg , membres du Renouveau juif présidé par son frère Henri. La création de Radio J, qui porte le même objectif depuis quarante ans a été une date dans la communauté juive de France.

Depuis l’élection en mai de François Mitterrand on savait que le monopole de diffusion mis en place en 1945 allait être supprimé. Monopole  qui  n’avait pas empêché la création, hors de France mais vers la France, de Radio Luxembourg, Radio Monte Carlo et Europe 1, diffusé depuis la Sarre.  Depuis la révolution du  transistor, le récepteur radio était devenu individuel et un nouveau monde de consommateurs était apparu, les jeunes. C’était vers leurs intérêts musicaux, Beatles ou Rolling Stones, mal diffusés par la BBC, que s’étaient créées les premières radios qu’on appelait pirates, car émises depuis des eaux internationales.

Une exception était la Voix de la Paix, créée dans les eaux internationales de la Méditerranée par le militant israélien Abie Nathan.

De nouveaux matériels permettaient de lancer en modulation de fréquence une radio de niche avec des capitaux réduits et l’élection du candidat socialiste créa un électro-choc.

Radio J fut l’une des premières radios libres non musicales C’était une radio communautaire, mais non communautariste: ce mot n’existait d’ailleurs pas. Elle affichait son soutien à Israël contre ceux qui traitaient les sionistes d’impérialistes et  contre ceux qui distillaient  le venimeux soupçon de double allégeance.

L’angoisse de l’anéantissement avant la guerre des Six Jours avait mis Israël au centre des préoccupations des Juifs en France, y compris les non sionistes. L’histoire de la Shoah restait à enseigner et beaucoup de non-juifs n’avaient pas compris cette angoisse. Pour eux, Auschwitz était un lieu parmi d’autres dans les tristes événements de la guerre et le mot d’anéantissement n’avait pas de sens. Les Juifs, eux, savaient reconnaitre ce qu’un discours avait de génocidaire.

VGE, pourtant signataire en 1967 d’un communiqué de soutien à Israel, était obnubilé par ses relations avec les pays possesseurs de pétrodollars. Sa politique était indulgente envers l’URSS, facilitateur du terrorisme international, empressée auprès des dirigeants palestiniens, aveugle envers Khomeiny hébergé comme un militant des Droits de l’Homme et sourde à l’égard d’Israël que la France critiqua après Entebbe et à qui elle refusa l’extradition de Abu Daoud. La coupe avait débordé après les attentats contre la synagogue Copernic, le Président étant resté silencieux et  son Premier Ministre ayant dit quelques mots de trop. Le Renouveau Juif  appela à voter contre Giscard.

La France n’avait certes pas voté l’ignoble résolution 3379 des Nations Unies qui en 1975 assimilait le sionisme au racisme et qui entre les clients du bloc communiste et ceux de la Ligue islamique avait obtenu une majorité de 72 voix. Mais, glissant sur la longue liste d’attentats dont il était responsable, la France avait contribué au spectaculaire succès d’Arafat à cette même tribune de l’ONU l’an précédent.

On pouvait espérer que entre un Israël qui avait été celui des kibboutz et un Parti socialiste fidèle aux valeurs humanistes, le courant allait mieux passer. De fait, François Mitterrand avait manifesté une sympathie forte pour le judaïsme et Israël et il fut le premier Président français à visiter ce pays.

Mais la continuité diplomatique eut le dernier mot. Entre un Jean Sauvagnargues,  ministre de Giscard critiquant en 1978 les accords de Camp David  et un Claude Cheysson, ministre de Mitterrand évoquant le côté positif  de l'assassinat d'Anouar el Sadate par des islamistes en octobre  1981, il n’y avait guère d’amélioration…..

Radio J avait du pain sur la planche.

 

Richard Prasquier