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Le CRIF en action
Publié le 12 Décembre 2013

Le Prix des Droits de l’Homme du B’nai B’rith France 2013 a été attribué à Monsieur Boualem Sansal

Le Président du CRIF, Roger Cukierman, a assisté à la cérémonie d’attribution, par la Commission nationale du Prix des Droits de l’Homme du B’nai B’rith France, animée par Madame Ada Sadoun, du Prix 2013 à l’écrivain Boulalem Sansal.

« Avec son œuvre « Gouverner au nom d’Allah » qu’il vient de publier, il obtient le « prix de la laïcité Jean Zay 2013 » »

Le Prix des droits de l’Homme du B’nai B’rith France «Amour Fraternel – Harmonie – Bienfaisance » a pour objectif de mettre à l’honneur des personnalités de la société civile disposant des qualités essentielles de tolérance et d’humanisme et qui œuvrent par leur engagement personnel à la défense des valeurs fondamentales de dialogue et de paix contribuant ainsi au rapprochement entre les communautés.

 

Né en 1949 à côté d’Alger, Boualem Sansal a une formation d’ingénieur et un doctorat d’économie. Après avoir été tour à tour enseignant, consultant et chef d’entreprise, il devient haut fonctionnaire en 1995 au ministère de l’Industrie, poste dont il sera limogé en 2003 à cause de ses prises de position critiques vis-à-vis du pouvoir. Il se dédie alors à la littérature

 

Témoin impitoyable de la société algérienne d’aujourd’hui, son écriture est aussi dense que truculente

 

Dans son premier roman, « Le serment des barbares » (Prix Goncourt du premier roman) édité en 1999, il dénonce l’arbitraire et les abus de l’administration à l’égard du peuple.

 

« Le village de l’Allemand ou Le journal des frères Schiller » (Gallimard, 2008) et « Rue Darwin » (Gallimard août 2011) révèlent comme tous ses romans, une sensibilité aigüe aux droits de tous les hommes, de toutes origines.

 

Boualem Sansal dénonce les fanatiques en tous genres et mène courageusement les combats contre tous les obscurantismes et négationnismes

 

Avec son œuvre « Gouverner au nom d’Allah » qu’il vient de publier, il obtient le « prix de la laïcité Jean Zay 2013 ».

 

Ce Prix littéraire français a pour objectif de récompenser un livre porteur de valeurs républicaines.

 

Il a participé, en tant qu’invité d’honneur, au Festival culturel d’Israël, en mai 2012 où il a rencontré en particulier, David Grossman, avec qui il a lancé, de Strasbourg, l’« Appel international des écrivains pour la paix ». Il s’intéresse à l’identité algérienne d’aujourd‘hui, et à ses origines  multiples. Dans le même esprit, il étudie la formation de la langue algérienne et respecte tout ce qui la constitue.

 

Boualem Sansal vit toujours aujourd’hui dans les environs d’Alger

 

Pour sa lucidité, son talent, son respect de l’autre, et son extraordinaire courage, pour la façon dont il met ses actes en accord avec ses pensées, le B’nai B’rith France l’a élu Prix des Droits de l’Homme 2013.

 

La cérémonie de remise du prix a eu lieu dans les salons d’honneur de la Mairie de Paris le 17 octobre dernier au cours du diner de gala célébrant les 80 ans du B’nai B’rith France et les 170 ans du B’nai B’rith International en présence de nombreuses personnalités politiques et communautaires.

 

Le B’nai B’rith France

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