Blog du Crif - Ilan Halimi est-il mort pour rien ?

29 Mars 2018 | 304 vue(s)
Catégorie(s) :
France

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Actualité

À l’heure de la réconciliation Jérusalem-Ankara, retour sur l’histoire des Juifs de Turquie.

Patricia Sitruk est membre du Comité directeur du Crif

Les Occidentaux restent prudents quant à la désescalade russe.

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Antisémitisme

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Hier, je me suis exprimé sur la récente vague d'antisémitisme qui secoue la France. J'ai demandé à l'ensemble de la communauté nationale de faire front contre la haine antisémite. J'ai également rappelé l'importance pour la justice française d'appliquer des peines suffisamment lourdes pour être dissuasives.

Il est des livres, comme une sève puissante, comme un volcan en éruption, comme le monde à portée de la main, comme la vie, qui remue de l’intérieur, qui secoue de l’intérieur et qui donne majestueusement à donner. Il est des livres que l'on veut lire et que l'on doit lire absolument.

 

Par Marc Lévy, avocat de la LICRA dans le procès de Reynald Leykens et délégué du Crif en Israel

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

« Séparation du Crif et de l’Etat » : voici la dernière nouveauté de la « cause palestinienne ». Amalgamant à tout va Israël, sa politique, les juifs, et les institutions françaises, ces pantins ont appelé à un rassemblement samedi dernier, avec des slogans antisémites et anti républicains.

Malgré la mobilisation de personnalités politiques (Nathalie Kosciuzko-Morizet, Claude Goasguen et Anne Hidalgo), associatives (le Président du Crif Francis Kalifat a notamment écrit au Préfet et au Premier Ministre), et de nombreux internautes, la Préfecture de Paris a décidé d’autoriser ce rassemblement, sous haute protection policière.

Nous nous sommes rendus sur place.

 

 
"La culture est ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers", déclarait André Malraux. C'est pour toutes ses vertus que la culture est grande et qu'elle reste et doit rester un rempart contre l'obscurantisme, le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie. De chaque création artistique doit jaillir une lumière. C'est à cela que doit aspirer chacun de ceux qui ont le bonheur de pouvoir créer ou d'interpréter une oeuvre. 

 

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Note aux lecteurs : article publié en mars 2018

L’assassinat d’Ilan Halimi en 2006 a laissé place à des années de déni quant à la montée de l’antisémitisme en France. Depuis, les crimes antisémites se multiplient. 

Qu’allons-nous raconter à nos enfants ? Que nous n’avions pas vu venir ? Que nous étions ailleurs ? Pourquoi avoir pratiqué l’évitement depuis trente ans ? Au nom de quelles illusions ? Au nom de quelle tranquillité ? Pourquoi tant de commémorations sur les totalitarismes sanguinaires du XXe siècle, alors que les signes annonciateurs d’un mal similaire sont déjà présents ?

Tandis que l’on commémore les génocides et la mise à mort industrielle, voilà que la mémoire paraît inutile pour penser le présent. Les purges, des liquidations de masse au nom de Dieu, au nom de la race ou au nom de la classe, voilà qu’elles recommencent au nom d’Allah. Voilà des dessinateurs libres penseurs mitraillés pour avoir caricaturé le prophète. Voilà des Juifs assassinés parce qu’ils sont juifs. Voilà un historien poursuivi en justice pour avoir mis à jour la banalité de cette haine présente dans les mentalités arabo-musulmanes. Et voilà des jeunes-des-quartiers-difficiles qui incendient des commerces tenus par des juifs à Sarcelles, à l’été 2014.

Ce serait loin de chez nous ? Non, c’est déjà chez nous.

La banalisation de l’antisémitisme

« Plus jamais ça ! » Tiens donc !? Deux événements simultanés disent le tragique du moment présent. L’assassinat du colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame et l’assassinat de Mireille Knoll donnent la mesure de notre défaite et la mesure des illusions ou mensonges entretenus depuis près de trente ans. Depuis « la marche des beurs pour l’égalité » en 1983, la France a seulement perdu trente années pour imaginer son devenir.

Dès la fin des années 1980, les signes annonciateurs de l’état de barbarie se sont installés en banlieue parisienne. On n’a pas voulu voir la menace préférant les messes musicales conjuratoires de SOS racisme contre l’extrême droite.

Sorti au printemps 2014, le film d’Alexandre Arcady 24 jours, sur le rapt et l’assassinat en 2006 d’Ilan Halimi, avait déjà annoncé la banalisation de ces agressions. Pourtant, ce film annonçait les horreurs actuelles. Cette horreur s’est passée près de chez vous, chez nous…

Ilan Halimi est-il mort pour rien ? Sarah Halimi est elle morte pour rien ? Les trois enfants juifs assassinés à Toulouse six ans plus tard par Mohamed Merah sont-ils morts pour rien ? Les trois militaires français assassinés par Merah sont-ils morts pour rien ? 

Jacques Tarnero