Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - N'oublions jamais

11 Janvier 2021 | 91 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Francis Kalifat a bien connu Robert Castel, durant les dernières années de sa vie. Ce fut une très belle rencontre, il garde en mémoire de beaux souvenirs. Francis Kalifat était présent à son enterrement. 

Martine Ouaknine est adjointe au Maire de Nice, déléguée au devoir de mémoire, à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, conseillère métropolitaine et départementale, présidente honoraire du Crif Sud-Est.

Pages

Actualité

Découvrez mon discours prononcé lors de la plénière de clôture de la 11ème Convention nationale du Crif, le 14 novembre 2021, en présence du Premier ministre Jean Castex.

Pages

Antisémitisme

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

J'ai été interviewé, en anglais et en français, sur EJP, mardi 31 mai 2016.

Suite à mon élection à la Présidence du Crif, j'ai répondu aux questions de Paul Amar, sur tous les sujets de préoccupations des Juifs de France.

J'ai été interviewé par Marc-Olivier Fogiel et Eléanor Douet, sur RTL, lundi 30 mai 2016, à la suite de mon élection à la Présidence du Crif.

Prix Nobel de littérature en 2002, l'écrivain hongrois Imre Kertèsz est mort à Budapest le 31 mars 2016. Son dernier livre, "L'ultime auberge" a reçu, le 22 mai 2016, le Prix Spécial du Jury 2016 du Salon du Livre de la Licra-Paris

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Portrait de Jean Pierre Allali
LECTURES
|
24 Mai 2016
Catégorie : France, Antisémitisme

Malka Marcovich et Jean-Marie Dubois publient un ouvrage original sur un thème peu exploré jusqu'ici:la contribution de la société des transports parisiens à l'organisation de la déportation des Juifs de France aux heures sombres de l'Occupation nazie

Lors du 9ème Salon du Livre de la Licra, deux écrivains ont reçu un prix

Là-bas, la crainte d'une menace russe est la principale raison qui exacerbe les passions identitaires.

 
Lors d’une allocution devant le Conseil de sécurité, Rafael Ramirez, représentant du Venezuela auprès des Nations-Unies, a lancé… « Qu’est-ce qu’Israël a l’intention de faire avec les Palestiniens ? Vont-ils disparaître ? Est-ce qu’Israël cherche à imposer une Solution finale sur les Palestiniens ? » 
 

Décryptage.

 

Deux historiens français l’ont fait et publient ce mois d’avril en collection Que Sais-je Les 100 mots de la Shoah.

"La Place de la République ne vous appartient pas".

Dimanche dernier, des militants du Collectif Anti Boycott se sont rendu face à une manifestation BDS.

Quel est donc ce mouvement qui s'est vu offrir une tribune hier au journal télévisé de France 2 ?

Lundi 11 janvier, à Marseille, un jeune turc de 15 ans attaquait à la machette un enseignant juif portant une kippa. Une affaire qui devait provoquer une grande émotion, et qui a inspiré à Jérôme Fenoglio, le directeur du journal « Le Monde », un éditorial remarquable. En voici un extrait : « Ce mal, il faut le considérer pour ce qu’il est : le produit des noces mortelles entre djihadisme et antisémitisme. Le terrorisme fondamentaliste (…) reprend tous les stéréotypes du vieil antisémitisme européen, accommodé à la sauce de l’heure, mélange de théories du complot importées du Moyen-Orient et transportées par Internet ».

Pages

Dimanche 10 janvier, nous étions devant l’Hypercacher de la porte de Vincennes afin d’honorer la mémoire de Philippe Braham, François-Michel Saada, Yohan Cohen et Yoav Hattab dont le seul « crime » aux yeux de leur assassin était d’être juifs.

Depuis six ans, chaque année, nous revivons ces jours cauchemardesques qui ont vu la mise à mort des journalistes de Charlie hebdo, de la jeune policière Clarissa Jean-Philippe, du policier Ahmed Merabet et des juifs de l’hypercacher.

Depuis des années, la longue liste des victimes de l’antisémitisme et du terrorisme islamiste ne cesse de s’allonger.

Depuis des années, nous nous recueillons et pleurons toutes ces victimes.

Mais a-t-on véritablement tiré les conclusions et les leçons de tous ces crimes ?

Il aura fallu des centaines de morts pour que l’idéologie islamiste soit désignée comme la coupable.

Faudra-t-il encore des années et d’autres victimes pour briser cette idéologie qui tue ? Je me pose cette question malgré la sincérité véritable que nous ressentons tous à chaque commémoration. Nul ne peut remettre en cause l’envie de voir cette spirale infernale être stoppée. La présence de tous les élus, corps de l’État et représentants du gouvernement en témoigne. Mais, dans les faits quelle est la réponse ? Quel est le traitement que l’on propose face à ce virus de la haine ?

Hier devant l’hypercacher, une journaliste me posait la question de savoir pourquoi la communauté juive organisait une cérémonie alors que les commémorations officielles avaient déjà eu lieu ? Je lui ai tout simplement répondu : « Afin de ne jamais oublier que chez nous, en France,  Dj LamC, Ilan Halimi, les victimes de l’école Ozar A Torah de Toulouse, Sarah Halimi, Mireille Knoll et les victimes de l’hypercacher avaient toutes été assassinées parce qu’elles étaient Juives. 

Qu’en leurs noms, nous rappelions ce fait en oubliant jamais de rappeler et honorer toutes les victimes de cette barbarie. Je terminais en lui posant cette question qui nous hante tous : « aurions-nous été des millions dans les rues de France si il n’y avait eu que l’hypercacher ? 

Six ans après la question reste entière !

Lorsque l’on voit le « Collectif Palestine Vaincra » poursuivre son appel à la disparition d’israël sur des affiches placardées à Toulouse, 

Lorsque l’on voit le BDS appeler au boycott d’israël sans être inquiété ni condamné, 

Lorsque l’on voit sur twitter des déferlements de haine contre Miss Provence lors du concours Miss France parce que son père est israélien,

Lorsque l’on voit se multiplier les tags antisémites et anti sionistes, 

Lorsque l’Agence Française de Développement, organisme officiel français, finance des structures de Boycott 

Lorsque le maire de Bordeaux fait le choix d’inviter une officine anti sioniste afin de lutter contre l’antisémitisme alors que partout se démontre la collusion entre ces 2 maux 

Par deux fois, l’actualité récente l’a encore montré dans deux restaurants casher strasbourgeois, jeudi, un ou deux livreurs ont refusé de prendre une course au motif qu’ils ne livraient « pas pour les juifs ». 

Ces éléments ne peuvent que confirmer notre questionnement.

 

Au nom de toutes ces victimes de la barbarie et du terrorisme, nous sommes en droit d’attendre des actes forts.

N’oublions jamais !

Gil Taïeb