Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

Lectures de Jean-Pierre Allali - Les Emirats de la République (Comment les islamistes prennent possession de la banlieue), par François Pupponi

13 Mai 2020 | 295 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Au théâtre de l'Atelier, Le livre de ma mère réveille les souvenirs et sublime la relation la plus sincère qui est donnée à l'homme de connaître.

Vendredi 23 février, j'ai rencontré Tomasz Młynarski, Ambassadeur de Pologne en France.

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Dina Porat, Le Juif qui savait Wilno-Jérusalem : la figure légendaire d’Abba Kovner, 1918-1987.

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

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Le 4 février 2018, le Crif et les Amis du Crif ont organisé un voyage de mémoire dans les camps d’Auschwitz-Birkenau. Près de 200 personnes ont participé à cette journée exceptionnelle, qui a marqué les mémoires de chacun. Une délégation d’élus et de personnalités publiques m'a également accompagné. Nous avons aussi eu l'honneur d'être accompagnés par Ginette Kolinka, réscapée d'Auschwitz.

En fin de journée, nous avons tenu une courte cérémonie d'hommages ponctuée de plusieurs discours et de prières animées par le Rabbin Moché Lewin. En conclusion de cette intense journée, le Shofar a resonné au milieu du silence etourdissant de l'immense complexe de Birkenau.

Depuis quelques semaines, le texte épistolaire de Sholem Aleichem a investi la petite – mais non moins prestigieuse – scène du Théâtre de la Huchette, à Paris.

Hier, je me suis exprimé sur la récente vague d'antisémitisme qui secoue la France. J'ai demandé à l'ensemble de la communauté nationale de faire front contre la haine antisémite. J'ai également rappelé l'importance pour la justice française d'appliquer des peines suffisamment lourdes pour être dissuasives.

De ce 9 janvier 2015, nous voulons retenir une autre image, cette belle image. Celle de Lassana Bathily.

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Actualité

Bienvenue sur le blog La Chronique (pas tès casher) de Raphaela ! Sur ce blog, Raphaela vous propose ses billets d'humeur sur tout ce qui l'entoure, l'émeut, la touche, la fait rire et la révolte. Et elle a des choses à vous dire...

Le 34ème Dîner du Crif a eu lieu mercredi 20 février 2019

Depuis plusieurs années, le cinéma international ne cesse de plébisciter les cinéastes iraniens. Asghar Farhadi en est l’exemple même. Cependant, certains réalisateurs n’ont pas la chance d’être autant ovationnés.

Pour leur cinéma engagé, frontal et dénonciateur du pouvoir politique et du régime iranien, grand nombre de réalisateurs iraniens ont été, pour les plus chanceux, contraint à l’exil, tandis que d’autres en détention, subissent le triste sort réservé aux prisonniers iraniens.

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Opinion

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Les Emirats de la République. Comment les islamistes prennent possession de la banlieue), par François Pupponi (*)

 

Ce livre est un véritable cri ! Un cri d’alarme ! Un appel au secours. Son auteur, actuellement député, qui a été maire de Sarcelles, pendant plus de vingt ans, de 1997 à 2017, sait de quoi il parle. Et il ne veut plus se taire parce que, dit-il, avec courage et détermination, la catastrophe est à nos portes, la catastrophe islamiste.

Dans ce qu’il faut bien considérer comme un pamphlet, François Pupponi n’y va pas avec le dos de la cuillère. Et tout le monde ou presque en prend pour son grade.

Sarcelles, 60 000 âmes regroupées en communautés : Français d’origine venus des quatre coins de l’Hexagone ou des Antilles, Juifs séfarades d’Afrique du Nord, souvent regroupés dans le quartier de la « Petite Jérusalem », Chrétiens d’Orient ayant fui les persécutions en Turquie, en Irak ou en Syrie, Maghrébins et immigrés d’Afrique noire. Sans oublier les Pakistanais.

Sarcelles : 22% de taux de chômage, 6,5% de personnes au RSA et un revenu inférieur de 32% à la moyenne nationale.

Un terreau propice à l’irruption de l’islamisme radical. Vêtus d’une gandoura, barbe fournie et calotte, des hommes venus d’un autre monde et d’un autre temps et des femmes arborant, elles, le niqab, sont de plus en plus visibles dans la cité. Leur objectif : revenir à la « pureté » de l’islam de l’époque de Mahomet. Une vision du monde « héritée du Moyen Âge qui est évidemment délirante ».

François Pupponi, qui évalue la population musulmane de France à quelque 8,4 millions d’individus, tient à préciser, que selon lui, la majorité de ces Musulmans sont des citoyens paisibles qu’il désigne comme « la communauté paisible des Musulmans républicains » Cependant, la minorité agissante n’en est que plus pernicieuse. Et dangereuse. Avec pour stratégie de séduire d’abord les bandes de jeunes à la dérive. 200 individus qui font vivre un enfer à l’ensemble de la population, cherchant à mettre la main sur les mosquées de la ville, à noyauter les maisons de jeunes et de la culture et à rafler le marché « hallal ». Entre Marx et Mahomet, la « gauche niqab » promeut l’abomination, « cet islam qui asservit les femmes, cet islam qui mutile, cet islam de conquête, cet islam qui veut instaurer un régime de terreur ».

« La force de ces gens-là tient aussi à la dissimulation dans laquelle ils se complaisent. Cette taqiya comme ils l’appellent, les autorise à cacher leurs opinions véritables pour mieux nous tromper ».

Lors de manifestations « pro-palestiniennes », l’antisémitisme sous couvert de haine d’Israël se déverse jusqu’aux abords des lieux de culte juifs comme le 20 juillet 2014

Face à ces véritables envahisseurs, « une classe politique tétanisée comme des grenouilles fac à un serpent », « des élus pétris de lâcheté battent la retraite ».

« C’est à se demander si dans sa pusillanimité, l’État n’a pas fait le choix de quelques accommodements » ; « J’observe avec inquiétude l’étrange capitulation de l’État ».

« D’abdication en renonciation, de dérobade en résignation, l’État français donne l’impression à une poignée d’islamistes, de salafistes ou de Frères musulmans de n’être qu’un tigre en papier ». 

Enfin, force est de constater qu’à l’occasion de diverses élections, les partis politiques de tous bords sont amenés à courtiser les extrémistes musulmans. On voit même des candidats « ethniques » solliciter les suffrages des électeurs. « Jusqu’à présent, la République en Marche et les Républicains sont restés intransigeants. Ce sont les seuls partis à rester déterminés face à l’offensive sournoise de l’islam radical. Certes, avec le Rassemblement national ».

François Pupponi est angoissé pour sa ville, certes, mais son inquiétude est beaucoup plus générale. Elle concerne les cités avoisinantes et même la France entière. Ainsi, à propos de Garges-lès-Gonesses, il écrit : « Je suis inquiet pour Garges-lès-Gonesses. J’ai peur que Garges ne devienne la première ville islamiste de France ». C’était avant les élections municipales de mars 2020. Dans les faits, au premier tour de ces élections, c’est un centriste, Benoît Jimenez, qui est arrivé en tête avec 42,36% des voix. Mais il est talonné par Samy Rebah, qui obtient 34, 67% des suffrages, Samy Rebah, que François Pupponi désigne, dans son étude, comme son « adversaire islamiste aux législatives ». Le second tour, qui, comme on le sait, a été repoussé en raison de l’épidémie de Covid-19, nous permettra de nous faire une idée plus précise sur la menace qui plane sur nos têtes.

Un pamphlet donc, mais un pamphlet vraiment salutaire.

À lire absolument et toutes affaires cessantes !

 

Jean-Pierre Allali

(*) Éditions du Cerf. Janvier 2020. 280 pages. 19 €.