Sophie Taïeb

Bloggueuse et rédactrice

Les chroniques culinaires - Tout, vous saurez tout sur les latkes !

17 Juillet 2020 | 526 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Mardi 10 octobre 2017, j'ai été reçu par le Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères pour un long tour d'horizon.

Portrait de Invité
#BlogDuCrif - Devoir de mémoire
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20 Septembre 2017
Catégorie : France

Il y a 76 ans, le 15 décembre 1941, 69 hommes ont été fusillés au Fort du Mont Valérien à Suresnes, dans les Hauts de Seine par les autorités d’occupations allemandes. Ces hommes, français et étrangers, furent arrêtés par les forces de polices françaises de la Préfecture de police du département de la Seine (à l’époque).

Je vais vous raconter l’histoire de Moritz Singer, mon oncle, le frère de ma mère, un de ces fusillés.

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

"The strength of a Nation always lies in the the way it looks at its History and and its ability to teach it to future generations".

 

"La force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle sait porter sur son histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes."

 

En juin 2017, quelques mois après l'assassinat de Sarah Halimi, Francis Kalifat, Président du Crif, publiait cette tribune en hommage à Sarah Halimi, devenue le triste symbole de l'antisémitisme qui tue. 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

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Opinion

L'historien Laurent Joly publie un nouvel éclairage sur la collaboration de la France occupée à la déportation des juifs. Une œuvre magistrale.

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Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires !

 

Emblématiques de la cuisine juive ashkénaze, les latkes se dégustent principalement au moment des fêtes de hannoucah. Les plus gourmands en font toute l’année, ces petits mets frits étant appréciés de tous.

Il y a deux histoires qui cohabitent pour expliquer l’origine des latkes.

Il y a l’histoire que l’on raconte aux enfants : on leur rappelle que la fête de hannoucah commémore le miracle de la fiole d’huile qui a duré huit jours… et qu’en mémoire de ce miracle, on mange des galettes frites au moment de hannoucah.

Et puis il y a l’histoire que l’on raconte aux adultes : c’est l’histoire de Judith. Judith, jolie veuve juive s’est introduite dans le camp assyrien et s’est approchée du général Holopherne. Elle lui a préparé des galettes frites au fromage, assez salées. Subjugué par sa beauté et très gourmand, le général a englouti plusieurs galettes. Assoiffé après tout ce sel, il s’est emparé du vin que Judith avait apporté. Sonné par tant d’alcool, il s’est assoupi. C’est à ce moment que Judith lui a tranché la tête avec sa propre épée. Plusieurs tableaux relatent cette histoire, notamment chez Caravage.

C’est pour cela que dans la tradition sépharade on a tendance à consommer des mets lactés lors de hannoucah.

Côté ashkénaze, les latkes font leur apparition dans la cuisine au 19ème siècle. Ils ont pourtant été importés dans toute l’Europe sous leur forme actuelle (galettes de pommes de terres frites) par les Espagnols dès le 16ème siècle. Faciles à réaliser et économiques, les latkes ont fini par conquérir les estomacs des juifs, notamment en Europe de l’Est.

Côté étymologie, il viendrait de l’ukrainien « oldka » qui veut dire crêpe… mot qui viendrait du grec « elaia » qui veut dire olive…  à l’image du juif errant, c’est qu’il en a traversé des frontières le latke ! 

source : epicurious.com

Voici une recette facile à réaliser :

Epluchez, lavez et râpez 6 pommes de terre et un oignon.

Ajoutez deux œufs et 60 grammes de farine, salez et poivrez.

Formez vos galettes et faites frire jusqu’à ce que le latke soit bien doré

Laissez refroidir puis… bon appétit !