Jean Pierre Allali

Jean-Pierre Allali

Lectures de Jean-Pierre Allali - Solitude d'Israël, par Bernard-Henri Lévy

17 Avril 2024 | 85 vue(s)
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Actualité

Mardi 19 avril 2022, le Crif et le Mémorial de la Shoah ont organisé une cérémonie virtuelle pour commémorer le 79ème anniversaire du Soulèvement du ghetto de Varsovie. Un moment très émouvant lors duquel nous avons rendu hommage aux Hommes qui se sont soulevés pour leur liberté.

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Israël

Le 30 novembre, l’État d’Israël et les communautés juives du monde entier commémorent la Journée dédiée au souvenir de l'expulsion des Juifs des pays arabes et de l’Iran. A cette occasion, nous vous proposons la lecture de ce texte de Jean-Pierre Allali, vice-président de la JJAC (Justice for Jews from Arab Countries).

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires !

 

Texte de Richard Prasquier, ancien président du Crif, également publié dans l'hébdomadaire Actualité Juive.

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires ! 

Par un enchaînement de hasards, notre bloggueuse Sophie, plus habituée aux sujets de cyber-sécurité et de contre-terrorisme, s'est retrouvée les mains dans la pâte (à pizza). Et ça lui a donné quelques idées plutôt gourmandes... Elle les partage avec vous cet été à travers ces chroniques culinaires !

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Opinion
Le 10 janvier 2023, Yonathan Arfi, Président du Crif, s'est rendu à la cérémonie en hommage aux victimes de la rafle de Libourne du 10 janvier 1944. Il a prononcé un discours dans la cour de l'école Myriam Errera, arrêtée à Libourne et déportée sans retour à Auschwitz-Birkeneau, en présence notamment de Josette Mélinon, rescapée et cousine de Myriam Errera.  
 
À l'occasion de la fête juive de Hanoucca, découvrez les vœux du Président du Crif, Yonathan Arfi.
 

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Solitude d'Israël, par Bernard-Henri Lévy (*)

 

Depuis le pogrom du 7 octobre 2023 et l’intervention militaire israélienne dans la bande de Gaza, on ne compte plus le nombre de prises de position : politiciens, universitaires, hommes et femmes de lettres, artistes… Chacun y est allé de son couplet, souvent de manière défavorable à l’État juif, qui, pourtant, a agi en situation de légitime défense et de volonté de protéger ses citoyens. Dans ce contexte, il est heureux que la voix d’un intellectuel de renommée mondiale et à la respectabilité incontestable, se fasse entendre.

Dans sa plaidoirie en faveur d’Israël, BHL, qui s’est rendu dans le pays dès le lendemain du drame, met en avant son expérience de témoin des conflits les plus divers qui ont, ces dernières années, secoué la planète : guerres de Gaza de 2009 et 2014, bataille de Kirkouk, Bosnie, Rwanda, bataille de Mossoul en Afghanistan, Darfour, Angola…

Sur place, il faut se rendre à l’évidence : « Jamais, depuis la Shoah par balles, l’on n’avait vu des Juifs massacrés ainsi, à bout portant, juste parce qu’ils étaient juifs ».

Dans sa monstration, BHL prend à témoin nombre d’auteurs et philosophes : Schürmann, Heidegger, Primo Levi, Élie Wiesel, Imre Kertèsz, Edgar Poe, Jacques Lacan, Maïmonide, Rachi, Emmanuel Levinas, Platon, Descartes, Aragon, Jean Genet, Romain Gary, Akiva, Proust, Kafka, Albert Cohen, Rosenzweig, Scholem, Buber…

Le Hamas, nous dit BHL, c’est Amalek, le plus ancien ennemi du peuple juif, qui revient. C’est l’exemple même du fascislamisme comme au temps des relations douteuses entre Hadj Amine El Husseini, Grand mufti de Jérusalem et Adolf Hitler. Oui, il convient de le rappeler, il y a eu un nazisme arabe. « C’est tout cela qui réduit à néant le mythe d’une Palestine innocente à laquelle l’on imposerait de réparer le crime de la Shoah ». Le rôle pervers de certains fonctionnaires de l’UNRWA est souligné. Comment ose-t-on parler d’apartheid à propos d’Israël, nous dit le docteur honoris causa de l’université de Jérusalem quand on sait que ce pays compte deux millions d’Arabes jouissant des mêmes droits économiques, sociaux et civiques que leurs concitoyens juifs. Sans oublier que certains osent traiter Israël de fait colonial. Ridicule quand on sait que la présence juive est millénaire depuis l’époque romaine. Si les Israéliens étaient des colons, où serait leur métropole d’origine ?

C’est un fait incontestable : la guerre de Gaza a engendré une vague mondiale d’antisémitisme et l’auteur nous donne des exemples terribles, en France et ailleurs.

De tous côtés, on crie en direction d’Israël : « Cessez le feu ! » ou encore : « Un État pour les Palestiniens ! ». OK, nous dit Lévy, mais chaque chose en son temps : « La justice pour les Palestiniens qui auront renoncé à la terreur et accepté Israël, oui, bien sûr. Oui, mille fois. Mais pas là. Pas comme ça. Pas comme un salaire de la peur que nous inspire le djihadisme. Et donc, précisément, pas le jour d’après ».

Les Juifs sont seuls, donc, décidemment et dramatiquement seuls. Mais, comme disait Claude Lanzmann : « Pourquoi Israël ». Eh bien, tout simplement parce que cette terre, achetée morceau par morceau au prix fort, est la patrie historique du peuple juif. Et, qu’on se le dise : « L’âme, l’esprit et le génie du judaïsme tiennent bon dans la tourmente ».

Bref, en un mot comme en cent : Israël doit gagner cette nouvelle guerre parce que c’est un devoir. Une démonstration fulgurante.

 

Jean-Pierre Allali

 

(*) Éditions Grasset, mars 2024, 176 pages, 17 €.

 

 

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