Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - 29 novembre 1947 : L’assemblée générale de l’ONU adopte le plan de partage

05 Décembre 2022 | 83 vue(s)
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France

À l'occasion des 80 ans du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), les membres du Crif ont été reçus à l'Élysée par le Président de la République, Emmanuel Macron, et Madame Brigitte Macron, lundi 18 mars 2024. Le Président du Crif, Yonathan Arfi, a prononcé un discours à cette occasion. 

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Israël

Chronique de Bruno Halioua, diffusée sur Radio J, lundi 12 février à 9h20.

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Opinion

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Le 29 novembre 1947 la communauté internationale dit OUI au plan de partage de la Palestine mandataire en deux entités avec la création d’un État juif et d’un État arabe, tandis que Jérusalem est placé sous contrôle international.

Le plan est immédiatement accepté par les dirigeants du Yishouv et rejeté par la totalité des dirigeants arabes qui annoncent leurs intentions de tout faire pour empêcher l’exécution de cette résolution et déclarent même leur intention d’attaquer l’État juif.

Le 29 novembre 1947, l’assemblée générale de l’ONU adopte par 33 voix pour, 13 contre, 10 abstentions et une absence, le plan de partage.

Il y a 75 ans le rêve est enfin devenu réalité !

Et 75 ans plus tard, Israël brille et rayonne par ses réalisations et malgré plusieurs guerres, a poursuivi la construction de cet État juif, rêvé par tant de générations.

75 ans plus tard, force est d’admettre que l’assemblée générale des Nations unies s’est transformée en bastion contrôlé par une multitude d’états fantoches, dirigés par des dictateurs qui ne font cause commune que lorsqu’il s’agit de condamner Israël. Le « Machin », comme l’appelait le Général de Gaulle, incapable de stopper la folie meurtrière des tyrans qui partout installés bafouent les libertés et les droits humains .

Le Machin qui régulièrement se discrédite et se ridiculise.

Cette organisation qui comptabilise les victimes des tyrannies qui au même titre que les véritables démocraties, ont même le droit de citer et de voter.

75 ans après le vote d’une ONU, porteuse de valeurs, le spectacle lamentable et la soumission aux islamistes et aux dictateurs sont devenus monnaie courante.

Cette semaine encore alors que partout, des peuples souffrent et que la guerre gronde, l’ONU a voté une résolution reprenant le terme négationniste de « Nakba » pour qualifier ce vote fondateur de 1947.

Par 90 voix pour, 30 contre et 47 abstentions, l’assemblée générale des Nations unies a fait sienne le refus de l’existence même de l’État d’Israël en acceptant le terme de « catastrophe », traduction du mot en arabe.

La liste des pays favorables à cette ignominie n’a rien d’étonnant tant les signataires font depuis longtemps corps à chaque fois qu’il s’agit d’Israël, avec leur antisionisme viscéral chevillé au corps.

Force est de constater que parmi eux certains font un grand écart qui doit être difficile à tenir lorsqu’on sait les relations qu’ils entretiennent réellement avec Israël. Pour eux, il faut savoir tricher avec la réalité pour montrer patte blanche à un peuple formaté pas encore prêt à accepter la réalité.

Le nombre de pays ayant voté « contre » a augmenté et on y trouve des états qui courageusement assument leur amitié avec Israël, ayant compris qu’il partageaient les mêmes valeurs et qu’ils étaient confrontés aux mêmes dangers.

Il y a enfin le groupe des 47  abstentionnistes qui par crainte, lâcheté ou par vil intérêt, n’ont pas le courage de dire Stop et Non !

C’est avec une profonde déception que nous y trouvons même notre pays, la France.

Ce sont ces pays qui sont à plaindre car ils montrent leurs faiblesses et signent leur soumission. Ce sont ces pays qui portent la lourde responsabilité de voir les tyrans se renforcer et se sentir intouchables.

Que ces pays comprennent qu’ils se tirent une balle dans le pied et qu’ils paieront tôt ou tard le prix de leurs faiblesses. Que ces pays comprennent que c’est leur vote qui est la véritable « Catastrophe » !

Que tous ces pays comprennent enfin qu’ Israël  fêtera ses 75 ans d’indépendance et du retour de son peuple sur sa terre.

Ils le feront avec force, avec foi, avec joie et avec fierté. Celle d’un peuple debout, fort et démocratique qui ne compte sur personne pour construire et bâtir son avenir.

Gil Taïeb