Tribune
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Published on 3 March 2014

La calomnie faisant d’« Israël un État d’Apartheid » ne tient pas

Ci-contre, téléchargeable en fichier PDF, le dossier du Professeur Alan Johnson, du Britain Israel Communication & Research Centre (BICOM), « The Apartheid Smear, Israel is not an apartheid State » (en anglais) , ou comment les allégations des activistes du BDS endommagent le processus de paix.

Interview de Robbie Sabel, propos recueillis par Manfred Gerstenfeld, adapté par Marc Brzustowski, publiée sur Jforum le 22 novembre 2013

L’Ambassadeur (retraité) et Professeur Robbie Sabel est l’ancien conseiller juridique du Ministère des Affaires étrangères. Il enseigne, à présent, le droit international à l’Université Hébraïque de Jérusalem, à l’Université de Tel-Aviv et au Centre Interdisciplinaire d’Herzliya.

Le Dr Manfred Gerstenfeld est membre du Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, qu’il a présidé pendant 12 ans. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

 

“Israël est une société multi-ethnique et multicolore. Ce pays organise des élections libres, appliquant scrupuleusement les règles du droit de vote universel. Son appareil judiciaire est indépendant et jouit d’un excellent statut international. Les Juifs forment 80% de la population. Les Arabes, principalement musulmans, mais aussi druzes et chrétiens, représentent la minorité la plus importante. Comme toutes les autres minorités, ils participent activement au processus politique. L’incitation au racisme est un délit criminel.

« Depuis qu’Israël est devenu indépendant en 1948, il y a toujours eu des parlementaires arabes. Il y a eu des Ministres arabes au Cabinet et des députés pouvant prendre la parole à la Knesset. On compte des Juges arabes dans divers tribunaux, y compris à la Cour Suprême. On trouve beaucoup de médecins arabes dans les hôpitaux, tout comme des chefs de départements et de services. On a des professeurs d’université arabes. Beaucoup d’étudiants arabes étudient dans les universités israéliennes. Le Ministère des Affaires étrangères dispose d’ambassadeurs et d’autres membres arabes du corps diplomatique.

 

Pour mieux comprendre l’imposture de ceux qui désignent Israël comme un État d’Apartheid, on peut énumérer les caractéristiques principales du régime sud-africain de l’époque. Elles comprennent un large éventail de restrictions juridiques. Les gens de couleur avaient interdiction de voter aux élections générales. Les mariages entre Blancs et personnes d’autres races étaient prohibés. Les relations sexuelles extra-conjugales entre blanche (e)s et noir (e)s étaient également frappées d’interdit.

 

De plus, il existait les contraintes liées à la séparation physique forcée entre les zones de résidence des Blancs et des gens de couleur. Les Noirs n’avaient pas la permission d’exercer leurs talents et aptitudes au travail dans des zones urbaines, exceptées dans celles assignées aux occupations des Noirs. Les mouvements de grève suivis par des Noirs étaient interdits. Tous les Noirs devaient, en permanence, porter sur eux un sauf-conduit spécial pour les déplacements. Aucune personne de couleur ne pouvait quitter une zone rurale vers une ville, sans un permis des autorités locales.

 

Il existait un Département spécial pour l’éducation des Noirs. Son but était d’empêcher les Africains noirs de se voir dispenser une éducation qui les conduirait à aspirer à des positions sociales qu’ils n’avaient pas le droit de détenir dans la société. Les étudiants noirs se voyaient interdire l’accès aux Universités blanches les plus en vue.

 

De plus, il existait la fameuse « ségrégation au jour le jour », dans tous les lieux publics, comme dans les hôtels, les restaurants, les piscines et les transports publics. Pour renforcer cette législation, on mettait des panneaux affichant : « Réservé aux Européens » et « Pour Non-Européens seulement ».

 

En résumé : la population noire était ségrégée, discriminée et n’avait aucun droit de vote, lors des scrutins électoraux. Elle ne pouvait, évidemment pas, en ce cas, participé à un organe gouvernemental quelconque.

 

Le mensonge disant qu’« Israël est un État d’Apartheid » a été vulgarisé après la Conférence mondiale contre le Racisme, la Discrimination raciale, la Xénophobie et l’Intolérance, qui s’est tenue à Durban, en Afrique du Sud. Lors de la conférence des ONG, la calomnie antisioniste a atteint de nouveaux pics inédits, depuis toute a période de l’après-guerre. Sa déclaration stipule : « Nous déclarons qu’Israël est un pays raciste, un État d’Apartheid, où la marque de cet Apartheid israélien comme crime contre l’humanité, se manifeste par la ségrégation, la dépossession, des accès restreints à certains territoires, la dénationalisation, la « bantoustanisation » et des actes barbares et inhumains »… Lire la suite.