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Published on 13 October 2021

France - Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération, est mort

La ministre des Armées Florence Parly a annoncé la nouvelle ce mardi au Sénat. Emmanuel Macron, qui avait noué une relation étroite avec le vieil homme, lui rendra hommage dans les prochains jours.

Publié le 12 octobre dans Le Parisien

C’est la ministre des Armées qui l’a annoncé ce mardi aux sénateurs : Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération, est mort à l’âge de 101 ans. Le 18 juin dernier, il avait rassemblé ses dernières forces pour commémorer avec Emmanuel Macron l’appel du général de Gaulle au Mont Valerien. Il s’était alors recueilli avec le chef de l’Etat dans la crypte où ce résistant de la première heure parti à Londres fin juin 1940, sera enterré.

Légionnaire pendant la Seconde Guerre mondiale, Hubert Germain a combattu en Syrie, en Libye où il a participé à la bataille de Bir-Hakeim, en Egypte, en Italie, en Provence, dans les Vosges et en Alsace. Blessé et décoré par le général de Gaulle fin juin 1944 en Italie, le vétéran est aujourd’hui pensionnaire des Invalides.

Seules 1 038 personnes ont reçu le titre de compagnon de la Libération. En tant que dernier de ses représentants, Hubert Germain doit être inhumé au Mont-Valérien. Le dernier Compagnon devrait être inhumé dans le caveau N°9 au Mont-Valérien, entre George Brière, matelot au 1er régiment de fusiliers-marins, tué dans les Vosges en novembre 1944 et Alfred Touny (« Colonel Guérin ») fusillé en avril 1944, également Compagnon de la Libération légendaire.

« Je pars faire la guerre »

Ancien député gaulliste et ministre de Georges Pompidou, ce résistant avait fêté le 6 août son 101e anniversaire. Fils d’un général des troupes coloniales, Hubert Germain passait le concours d’entrée de l’école navale à Bordeaux au moment de la débâcle du printemps 1940. « Au bout de cinq minutes, je me suis dit: +Mais qu’est-ce que tu fais là?+ », expliquait-il en 2018 à l’AFP. « Je me suis levé en disant à l’examinateur: Je pars faire la guerre ».

Il embarque à Saint-Jean-de-Luz, à bord d’un navire transportant des soldats polonais à destination de l’Angleterre et arrive à Londres le 24 juin 1940. Il intègre la Légion étrangère et combat en Syrie, en Libye où il est engagé dans les combats de Bir Hakeim, en Egypte, en Italie, en Provence, dans les Vosges et en Alsace. Il est blessé et décoré par le général de Gaulle fin juin 44 en Italie.

Le président Emmanuel Macron présidera la cérémonie d’inhumation d’Hubert Germain le 11 novembre prochain à l’Arc de Triomphe et au Mont Valérien. Avant cela, un hommage lui sera rendu vendredi à 15 heures aux Invalides.

 

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