#WeRemember #Shoah - "Les Quatre Sœurs" de Claude Lanzmann : survivre, et vivre

23 Janvier 2018 | 396 vue(s)
Catégorie(s) :
Actualité

La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Boughedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour l’entrée illégale en Irak. La cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’expulsion en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive, rapporte Le Monde du 19 février. Qui sont ces femmes désintégrées, déstructurées et aveuglées par la propagande développée par les djihadistes et qui ont été des proies faciles. C'est ainsi qu'elles se sont déshumanisées et ont participé à cette orgie barbare et moyenâgeuse qu’est le djihadisme.

En tant que lecteur de la newsletter du Crif, bénéficiez d'un tarif préférentiel ! La place à 15 euros au lieu de 20 euros. Réservations par téléphone : 01 43 27 88 61 avec le code CRIF           

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

Dans leur numéro de janvier, le magazine Youpi, destiné aux enfants de 5 à 8 ans, a clairement laissé entendre à ses jeunes lecteurs qu' "Israel n'était pas un vrai pays".

"Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe…"
 

 

Sarah Halimi, une retraitée a été battue à mort à Paris, le 4 avril 2017 et son calvaire a duré plus d'une heure. Et, il s'agit bien d'un meurtre antisémite.

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
|
03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

Francis Kalifat, the Crif President gave a speech at the annual Crif's dinner 2017. 

Pages

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

Dans l'histoire de la mémoire et de la transmission de l'Holocauste, il y a eu un avant, et un après Shoah, le documentaire d'une dizaine d'heures, réalisé par Claude Lanzmann et sorti en 1985.

Plus de 30 ans après Shoah, Claude Lanzmann - infatigable - s'est replongé dans les témoignages qu'il avait recueilli pour le documentaire et qui n'avaient pas été utilisés. Tel un archélologue, il a fouillé, creusé, analysé pour découvrir quatre trésors, quatre témoignages bruts, quatre paroles de femmes, de survivantes, revenues des camps de concentration et d'extermination. 

Sans ornement et sans effet de caméra, Claude Lanzmann parvient à saisir l'esquisse d'une ride qui se creuse quand le sourire s'affiche, la formation d'une larme au coin d'un oeil, la tristesse, la joie, le désespoir et la paix. 

En quatre volets, Claude Lanzmann propose de découvrir les quatre récits de ces survivantes. Loin des films plus récents sur l'histoire de la Shoah, qui mettent à distance le spectateur de la réalité dure et froide qu'est celle de la Shoah, ces témoignages sont une main tendue, qui vient des tréfonds de l'enfer et qui vient chercher le coeur et les tripes de ceux qui écoutent.

Dans ce premier volet, disponible sur le site de Télérama et sur Arte, ce soir, à 20h50, nous découvrons l'histoire de Ruth Elias, qui avait 17 ans lorsque les Allemands envahirent la Tchécoslovaquie, où elle vit. Réfugiée à la campagne sous une fausse identité, sa famille est dénoncée et déportée à Theresienstadt en avril 1942. Ruth y retrouve son petit ami et s’y marie, tandis que ses proches sont déportés vers Auschwitz. Pendant l’hiver 1943, elle est à son tour transportée à Auschwitz, dans le camp des familles tchèques. Au moment des sélections de 1944, alors que ses compatriotes sont menés à la chambre à gaz, la jeune femme, enceinte de huit mois, est miraculeusement sélectionnée pour partir à Hambourg déblayer les gravats d’une raffinerie bombardée. Sa grossesse découverte, les nazis la renvoient à Auschwitz, où elle tombe dans les griffes du docteur Mengele.

Avec patience et sincérité, notre héroïne raconte, dans l'ordre qui est le sien, les transports, les séparations, le froid, la faim, la nuit noire de l'hiver polonais, la misère et la peur. Elle parle aussi de la chance, des petites joies pendant ces années de déportation, de l'espoir. Surtout, Ruth nous parle de l'humain, de ce qu'un Homme a pu faire d'un autre Homme* et de ce que la vie a su reprendre à la mort. 

Installée en Israël depuis plusieurs dizaines d'années, Ruth s'y sent chez elle, au milieu de son peuple, en sécurité et en harmonie avec celle qu'elle est. "Nous avons besoin d'une terre où nous pouvons vivre en tant que Juifs, sans que personne ne nous appelle 'saletés de Juifs'".

Parmi les bruits de fond qui composent aujourd'hui la quotidien de Ruth, elle semble presque être une femme comme les autres. Mais elle est loin de l'être. Ruth n'est pas une miraculée, c'est un miracle à elle toute seule.

Les Quatre Soeurs - Le serment d'Hippocrate, à voir ce soir, mardi 23 janvier, sur Arte et sur le site de Télérama

Les trois autres volets seront diffusés les semaines suivantes, sur Arte.

*Primo Lévi - Si c'est un homme

Nos réseaux sociaux en direct

Votre demande a bien été prise en compte.
Nous vous remercions de votre intérêt.