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Publié le 28 Mars 2024

Le brief du Crif – Assises contre l’antisémitisme : « L’antisémitisme n’est pas que l’affaire des Juifs », Aurore Bergé

Le 24 mars 2024, la Ministre en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a annoncé vouloir mettre en place des « assises contre l’antisémitisme ».

En 2023, le ministère de l’Intérieur et le SPCJ ont recensé 1 676 actes antisémites contre 436 en 2022. On constate une explosion des actes antisémites dès le 7 octobre, date de l’attaque terroriste du Hamas en Israël. Durant les trois mois qui ont suivi l’attaque, le nombre d’actes antisémites a égalé celui des trois années précédentes cumulées (source : Rapport sur les chiffres de l'antisémitisme en 2023 présenté par le SPCJ : flambée des actes antisémites en France à partir du 7 octobre).

Les chiffres, mais également les derniers événements, notamment à Sciences Po Paris, démontrent également une explosion du nombre d’actes antisémites dans le milieu scolaire avec un véritable rajeunissement des auteurs d’actes antisémites.

 

Depuis des mois, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) alerte les pouvoirs publics et le gouvernement.

 

La Ministre en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations a annoncé le 24 mars vouloir mettre en place des « assises contre l’antisémitisme ». Dans un entretien au JDD, elle a précisé qu’elle inviterait « à ces assises l’ensemble des partis représentés à l’Assemblée et au Sénat, toutes les associations de lutte contre la haine, tous les cultes ». « L’antisémitisme n’est pas que l’affaire des Juifs. […] C’est toute la société qui doit se lever avec un message clair : la République pour tous, tout le temps, point barre ! »

 

 

 

 

Aurore Bergé a redit avec force devant l’Assemblée nationale le 28 mars ce que voulait dire « hausse de l’antisémitisme » avec des exemples de faits concrets.

« Il faut que chacun sorte de ces ambiguïtés parce qu’elles existent, et elles existent aussi ici à l’Assemblée nationale. […] L’antisémitisme a des formes diverses et l’antisionisme est une forme renouvelée de l’antisémitisme contre laquelle nous ne devons rien céder. »

 

 

 

 

L'initiative de la Ministre Aurore Bergé fait également suite à la parution dans Le Monde d'une tribune du collectif « Nous Vivrons » signée par plus de soixante-dix personnalités politiques, culturelles et associatives, comme Élisabeth Borne, Manuel Valls, Bernard Cazeneuse, Éric Ciotti, ou encore Anne Hidalgo, Anne Sinclair et Joann Sfar.