Tribune
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Publié le 18 Février 2013

Au nom de l’antisionisme, la Cimade boycotte une cérémonie en mémoire des victimes juives du nazisme

Chronique sur RCJ

 

Un incident  qu'on à peine à croire s'est déroulé le 20 janvier dernier à Marseille.

 

Ce jour là, la Cimade, une organisation qui dépend de la fédération protestante, a refusé de s'associer aux commémorations du 70e anniversaire des rafles antisémites perpétrées sous l'occupation nazie. 

Très marquée à l'extrême gauche, la Cimade a envoyé un courrier au CRIF de Marseille, pour expliquer les raisons de ce boycott.

 

Il faut lire cette lettre délirante, il faut se frotter les yeux et la relire pour réaliser à quelles extrémités finit par conduire cette dérive tout à fait dans l'air du temps et qui est inspirée par la détestation d'Israël.

 

Car pour justifier leur  refus d'assister aux commémorations des rafles nazies, les dirigeants de la Cimade de Marseille invoquent « la politique coloniale et guerrière de l'Etat d'Israël ».

 

Mais quel rapport entre la politique d'Israël, qu'on a le droit de critiquer à tort ou à raison, et les rafles antisémites organisées il y a 70 ans à Marseille?

 

Eh bien, pour les dirigeants de la Cimade, c'est précisément cette critique d'Israël qui autorise aujourd'hui à ne plus venir se recueillir en mémoire des Juifs assassinés par les nazis, au nom précisément  du "devoir de mémoire"  soulignent-ils dans la lettre qu'ils ont envoyée au CRIF.

 

« Pour nous »,  écrivent-ils dans cette lettre, « le devoir de mémoire est aussi et surtout celui de ne pas répéter les horreurs commises, même sur une moindre échelle… »

 

Voilà à quelle aberration les dirigeants de la Cimade parviennent à l'issue de leur raisonnement: puisque nous nous autorisons à considérer que les Israéliens se conduisent peu ou prou comme des nazis, nous ne  sommes donc plus tenus d'honorer la mémoire des victimes juives du nazisme, expliquent-ils en substance aux responsables du CRIF de Marseille auxquelles ils ont adressé cette missive

 

« Mais nous ne sommes pas antisémites » se sentent-ils obligés d'avertir en guise de conclusion.

 

Après un tel courrier était-il vraiment besoin de le préciser? 

 

CWR

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