La chronique (pas très casher) de Raphaela - Pessah 2.0

07 Avril 2020 | 357 vue(s)
Catégorie(s) :
France

"Dites-moi que ce furent des cauchemars, que le monde s'améliore de jour en jour, que des flammes de lumière jaillissent en chaque point du globe."

Article paru dans le HuffinghtonPost.fr

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Actualité

Il est peut être temps de poser à ceux qui relaient les théories du complot - en particulier sur les réseaux sociaux - des questions déstabilisantes.

Dans une interview donné à Patrick Perotto de L'Est Républicain, je suis revenu sur l’un des défis des années à venir : combattre les idées de haine qui se répandent sur internet

I was interviewed in English and French, on EJP , Tuesday, May 31, 2016.

J'ai été interviewé, en anglais et en français, sur EJP, mardi 31 mai 2016.

Suite à mon élection à la Présidence du Crif, j'ai répondu aux questions de Paul Amar, sur tous les sujets de préoccupations des Juifs de France.

Prix Nobel de littérature en 2002, l'écrivain hongrois Imre Kertèsz est mort à Budapest le 31 mars 2016. Son dernier livre, "L'ultime auberge" a reçu, le 22 mai 2016, le Prix Spécial du Jury 2016 du Salon du Livre de la Licra-Paris

Voici le discours que j'ai prononcé après le vote de l'assemblée générale du Crif.

A l'occasion de l'assemblée générale du Crif réunie le 29 mai 2016, j'ai prononcé mon discours de candidature.

Lors du 9ème Salon du Livre de la Licra, deux écrivains ont reçu un prix

Là-bas, la crainte d'une menace russe est la principale raison qui exacerbe les passions identitaires.

 
Lors d’une allocution devant le Conseil de sécurité, Rafael Ramirez, représentant du Venezuela auprès des Nations-Unies, a lancé… « Qu’est-ce qu’Israël a l’intention de faire avec les Palestiniens ? Vont-ils disparaître ? Est-ce qu’Israël cherche à imposer une Solution finale sur les Palestiniens ? » 
 

Décryptage.

 

Des 27 avril au 10 juin 2016, se tiendront les journées nationales des Mémoires de la traite de l’esclavage et de l’abolition.  Souvenons-nous.

Nouvelle erreur de casting - Au lendemain de l'émission Dialogues Citoyens, retour sur Marwen Belkaid, un invité pas comme les autres.

Seuls, nous ne pouvons rien. Tous unis nous pouvons tout.

Seuls, nous ne pouvons rien. Tous unis nous pouvons tout.

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Opinion

Jean-Pierre Allali partage avec vous ses appréciations littéraires au fil de ses lectures. Aujourd'hui, il nous parle du livre de Dina Porat, Le Juif qui savait Wilno-Jérusalem : la figure légendaire d’Abba Kovner, 1918-1987.

"On s'est dit au-revoir. C'était un au-revoir mais qu'y avait-il derrière cet au-revoir ?"

En 2017, Roger Pinto, sa femme et son fils ont été séquestrés, violentés et détroussés à leur domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), "une agression antisémite" condamnée par le Crif et le ministre de l'Intérieur. Une première ?

Thierry Noël-Guitelman est un journaliste, membre de l'association Hébraïca à Toulouse. Il a engagé, en 2004, des recherches familiales sur l'étoile jaune, sa tante Ida Seurat-Guitelman, ayant obtenu une exemption.

Portrait de Gil Taïeb
Nous sommes debout
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03 Avril 2017
Catégorie : France, Actualité, Opinion

Samedi 1er avril place du Châtelet se sont réunies une centaine de membres du Collectif Boycott Israël

On ne le dira jamais assez : la parution d’ouvrages de poésie, en général et dans le domaine juif en particulier est devenue assez rare pour qu’on ne salue pas avec plaisir la sortie d’un nouveau recueil. Dans ce nouveau livre, la peintre et poétesse Sarah Mostrel nous offre un ensemble de textes inspirés de la Bible et des textes fondamentaux du judaïsme.

Remi Huppert est un spécialiste des Juifs de Chine. On lui doit notamment Destin d’un Juif de Chine (1). Dans son nouveau roman, le judaïsme est toujours présent.

"Le terrorisme et l'antisémitisme ont marqué cette année passée"

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Bienvenue sur le blog La Chronique (pas tès casher) de Raphaela ! Sur ce blog, Raphaela vous propose ses billets d'humeur sur tout ce qui l'entoure, l'émeut, la touche, la fait rire et la révolte. Et elle a des choses à vous dire...

Pessah 2.0

 

Quand je me revois, la semaine avant le confinement, en train de prier de tout mon cœur pour que mon patron m’annonce qu’il allait faire Pessah et que la boîte serait bel et bien fermée ce jour-là, je me dis que j’ai peut-être prié un peu trop fort.

Mais, nous y voilà. La sortie d’Égypte c’est demain, et nous ne nous sommes jamais sentis plus "prisonniers" qu’aujourd’hui. Nous n’avons pas encore dépassé le nombre de jours réglementaires d’errance dans le désert et je me demande comment faisaient nos ancêtres pour garder le moral sans Whatsapp. Bon, eux, au moins, ils étaient tous ensemble.

À ce stade du confinement, même la perspective de rester assise quatre heures et demie à table dans l’attente d’un aliment autre que du raifort sur son lit de matza, coincée entre mon cousin rabbin et mon cousin qui se prend pour un rabbin, ressemble à un doux rêve. Bien entendu, la suggestion de faire le Seder sur Zoom est apparue au détour d’un Kiddoush sur Zoom, mais c’est au-dessus de mes forces. Le Seder virtuel pourrait alors durer autant de temps que le confinement lui-même, un comble.

 

Pessah pendant le confinement, une plaie 2.0

Mais, heureusement, pour se donner le courage d’affronter cette plaie 2.0 qu’est Pessah pendant le confinement, il reste… les boulettes de Mamie ! Après avoir scrupuleusement noté la recette, il me reste à dégoter les ingrédients. Un bon substitut d’Affikomane, qu’évidemment – à moins de devenir schizophrène dans la journée – j’aurai beaucoup de mal à réaliser seule, dans mon appart parisien. Je trouve donc le "Kasher Kingdom" le plus proche, et à moi la chasse à la graisse d’oie et autres ingrédients extraordinaires pour quelqu’un dont l’aliment de base sont les pâtes sauce tomate.

En parcourant les allées tout en dévisageant tous ceux qui s’approchent un peu trop de moi, je me dis que n’empêche, tout ça ne serait pas arrivé si le monde entier était juif orthodoxe. Déjà, on mangerait casher. Eh oui, le poulet c’est peut-être un peu moins funky que le pangolin mais visiblement, c’est plus comestible ! Quand tu constates que manger des insectes était jusque là une épreuve de Koh Lanta, et que maintenant c’est un plat à la mode, tu te dis qu’on est mal barrés. Même constat côté effets positifs du confinement. On nous parle de baisse du taux de pollution et que partout "la nature reprend ses droits", mais, a priori, ce ne sont pas les juifs hassidiques qui déforestent la moitié de la terre pour avoir un sapin à Noël ou qui font du 4X4 le samedi après-midi… A priori.

Une fois chez moi avec mes courses - et après une longue réflexion sur le style de perruque que j’adopterai une fois devenue religieuse - je me motive à préparer un semblant de Pessah, histoire que cette nuit soit réellement un peu différente des autres nuits. Playlist du Prince d’Égypte en fond sonore, Hagada virtuelle, me voilà partie pour un Seder plus ou moins casher mais qui aura eu le mérite d’exister. Finalement, le seul précepte que je respecterai à fond sera celui des quatre coupes de vin !

En pensant à ces quatre coupes, je songe aussi aux enfants de la Hagada et à leurs quatre questions, et je me dis qu’au moins, le Seder de cette année permettra d’upgrader la qualité de mes propres quatre questions du moment, à savoir :

1) Est-ce que je me douche aujourd’hui ? 2) Si oui, est-ce que je m’habille ? 3) Quelle série Netflix ? 4) Mais d’ailleurs Netflix ou Amazon Prime ?