Gil Taïeb

Vice Président du Crif

Blog du Crif - Hier, nous nous sommes souvenus de Jonathan, Gabriel, Arieh et Myriam

21 Mars 2022 | 47 vue(s)
Catégorie(s) :
France

Le 4 février 2018, le Crif et les Amis du Crif ont organisé un voyage de mémoire dans les camps d’Auschwitz-Birkenau. Près de 200 personnes ont participé à cette journée exceptionnelle, qui a marqué les mémoires de chacun. Une délégation d’élus et de personnalités publiques m'a également accompagné. Nous avons aussi eu l'honneur d'être accompagnés par Ginette Kolinka, réscapée d'Auschwitz.

En fin de journée, nous avons tenu une courte cérémonie d'hommages ponctuée de plusieurs discours et de prières animées par le Rabbin Moché Lewin. En conclusion de cette intense journée, le Shofar a resonné au milieu du silence etourdissant de l'immense complexe de Birkenau.

Depuis quelques semaines, le texte épistolaire de Sholem Aleichem a investi la petite – mais non moins prestigieuse – scène du Théâtre de la Huchette, à Paris.

Hier, je me suis exprimé sur la récente vague d'antisémitisme qui secoue la France. J'ai demandé à l'ensemble de la communauté nationale de faire front contre la haine antisémite. J'ai également rappelé l'importance pour la justice française d'appliquer des peines suffisamment lourdes pour être dissuasives.

De ce 9 janvier 2015, nous voulons retenir une autre image, cette belle image. Celle de Lassana Bathily.

Lundi 20 novembre, j'ai rencontré le Président français Emmanuel Macron à Paris, accompagné d'une délégation du Congrès Juif Européen (EJC).

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Actualité

Depuis plusieurs années, le cinéma international ne cesse de plébisciter les cinéastes iraniens. Asghar Farhadi en est l’exemple même. Cependant, certains réalisateurs n’ont pas la chance d’être autant ovationnés.

Pour leur cinéma engagé, frontal et dénonciateur du pouvoir politique et du régime iranien, grand nombre de réalisateurs iraniens ont été, pour les plus chanceux, contraint à l’exil, tandis que d’autres en détention, subissent le triste sort réservé aux prisonniers iraniens.

Dimanche 13 janvier 2019, le Crif a organisé un voyage de mémoire à Auschwitz-Birkenau. Ensemble, au cours de cette journée, nous avons honoré le devoir de mémoire qui nous incombe et sommes devenus les témoins des témoins.

L'historien Laurent Joly publie un nouvel éclairage sur la collaboration de la France occupée à la déportation des juifs. Une œuvre magistrale.

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Opinion

Découvrez ma lecture du livre de Ginette Kolinka, "Retour à Birkenau".

Bienvenue sur le blog La Chronique (pas tès casher) de Raphaela ! Sur ce blog, Raphaela vous propose ses billets d'humeur sur tout ce qui l'entoure, l'émeut, la touche, la fait rire et la révolte. Et elle a des choses à vous dire...

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Ce Dimanche 20 mars, à Toulouse, nous étions des milliers à nous réunir afin de commémorer les 10 ans des assassinats islamistes qui avaient frappé à Montauban et Toulouse.

10 ans déjà qui nous ont replongé dans l’horreur.

10 ans déjà qui nous remémorent la cavale diabolique qui après avoir abattu Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad et blessé grièvement Loïc Liber, a conduit le terroriste islamiste à pénétrer dans l’école juive de Ozar HaTorah et à abattre Jonathan Sandler et ses deux fils Gabriel et Arieh et tirer à bout touchant sur la petite Myriam Monsonego.

10 ans qui ont marqué à tout jamais les mémoires et les vies des familles endeuillées, des élèves et parents de cette école juive et plus largement la communauté nationale et la communauté juive partout dans le monde.

Hier, à la Halle aux Grains, le souvenir de ce jour cauchemardesque et le souvenir surtout de chacune des victimes a été évoqué avec dignité par Monsieur Samuel Sandler et par des enfants qui ont connu les victimes et qui aujourd’hui ont l’âge que Gabriel, Arieh et Myriam aurait eu s’ils n’avaient croisé le chemin de cette bête immonde antisémite qui avait décidé de tuer des juifs.

Hier à la Halle aux Grains, il y avait des absents que tous pleuraient.

Hier, il y avait une dignité exemplaire et surtout dans chaque parole prononcée, il n’y avait pas de haine. Tous les messages semblaient être dictés par la voix de ceux qui avaient été assassinés.

Hier, la vie était plus forte que la mort, l’éducation plus forte que l’obscurantisme.

Hier, Jonathan, Gabriel, Arieh et Myriam étaient là !

La présence de trois présidents de la République française Messieurs Sarkozy, Hollande et Macron ainsi que celle du président Israélien Isaac Hertzog a témoigné du destin commun entre ces drux nations et de la prise en compte par tous du danger islamiste et de l’antisémitisme souvent maquillé aux couleurs de l’antisionisme.

Chaque personnalité politique présente dans la salle s’est vue encore plus persuadée du danger, longtemps sous-estimé, qui n’a cessé de tuer partout.

Mais cette prise de conscience et cette cérémonie ne doivent pas s’inscrire parmi les commémorations des barbaries passées car la bête immonde est bien vivante.

J’en veux pour preuve l’intervention du sociologue Bernard Rougier qui nous mettait en garde face à un terrorisme intellectuel qui s’est installé et qui gangrène même nos universités. Il nous a parlé de certaines soutenances de thèses qui abordent l’islamisme et qui sont obligées de se tenir à huis clos de peur des réactions hostiles.

Ce témoignage fortement commenté par Dominique Reynié m’a glacé car il est bien le signe d’une guerre larvée et souterraine qui est faite à notre civilisation.

Hier, nous nous sommes souvenus.

Nous avons entendu des déclarations fortes et sincères mais le combat vital pour notre société doit se faire par tous et partout afin que personne n’ait à se cacher pour condamner l’horreur et l’extrémisme.

Hier à Toulouse, nous avons honoré des mémoires qui nous appellent à ne pas baisser les bras.

 

Gil Taïeb