Blog du Crif/Jérusalem - Jérusalem, je t'aime

11 May 2018 | 277 vue(s)
Catégorie(s) :
Israël

Les français d'Israël, et en particulier ceux qui ont immigré de France durant les quinze dernières années, ont en grande majorité souhaité la réélection de Benjamin Netanyahu.
Déçus par l'attitude des politiques français face à l'islamisme et l'antisémitisme, beaucoup voient en Bibi un dirigeant politique charismatique doté d'une capacité à affirmer avec une assertivité rare la cause d’Israël à la face du monde et savent que ses concurrents en politique n'ont pas cette compétence exceptionnelle.
De plus, comparant la réussite de l'économie d'Israël face à la faillite de l'économie française, ils ne comprennent pas pourquoi la plupart des médias israéliens et analystes politiques sont tellement critiques envers celui qu'ils considèrent à juste titre comme un héros du peuple juif. 

Le 17 mars dernier, les israéliens ont voté et réélu Benjamin Netanyahou.

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Opinion

Par Chloé Blum

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Blog du Crif - Noé, reviens !
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11 October 2018
Catégorie : France, Opinion

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La religion ressemble aux mouvements d’une jupe longue plissée, que le vent fait bouger dans de lents mouvements.

La religion a l’odeur de vêtements propres et d’un parfum sucré, que l’on sent parfaitement quand les femmes passent à reculons près de nous, s’éloignant du Mur de toutes les prières.

La religion a le goût d’une gorgée de vin rouge le vendredi soir.

La religion a le bruit du tissus qui recouvre le pain tressé et qui s’envole d’un mouvement rapide.

La religion a la douceur de la main qui traverse la page d’un livre de prières et la rigueur des mouvements de balancement de ceux qui le lisent.

La religion a l’espace d’une ville toute entière.

Jérusalem. Une ville millénaire, qui a vu passer les pèlerins les plus pieux et les visiteurs les plus laïcs. D’aucun citeront Lourdes, La Mecque ou Bethléem, pour moi Jérusalem est la ville de toutes les religions et de tous leurs Dieux.

A peine les pieds posés sur le sol de Jérusalem, le visiteur peut saisir qu’il n’en sortira pas vraiment indemne. Quelque chose se passe. C’est dans ce regard échangé avec cette jeune mère de famille, vêtue de lourds vêtements noirs, de collants d’une épaisseur encore jamais vue et d’une perruque presque jaune et trop bien peignée. 

C’est aussi dans le mouvement de secousse du tramway et du bruit de la machine pour valider son ticket.

C’est enfin dans ces rues, encadrées d’immeubles tout en pierres de Jérusalem, dans lesquelles on a plus que jamais les pieds sur terre.

Il y a ces jeunes soldats, qui circulent dans la ville, leurs armes collées contre leurs maigres flancs. Il y a cette police à moto, qui roule à toute allure sur la rue principale, sur laquelle circule normalement le tramway. A deux sur leur engin, on ne distingue qu’une ombre qui fuit dans la nuit et que seules les lumières mécaniques permettent de repérer.

La Ville Sainte a l’image d’un nuage de fumée et d’effluves de vin rouge. De corps qui dansent sur une musique électrique. De visages sereins et d’œils clos qui laissent à l’âme le loisir de s’évader le temps d’une chanson.

On se croise et on se frôle à Jérusalem. Bras contre bras, on se bat pour choisir ses pitot au Shouk et cœur contre cœur, on s’enlace dans les petites rues sombres du centre.

Jérusalem est un sentiment qui engage quiconque le connaîtra. Jérusalem prend au cœur et aux tripes.

Il faut être prêt pour connaître et reconnaître Jérusalem. Elle ne rend pas la tache aisée, imposant son rythme rapide et l’apparente froideur de ceux qui la compose.

Mais, au milieu de ce que vous pourrez et ne pourrez pas voir, soyez certains que tout ce que vous lui donnerez, Jérusalem saura vous le rendre. 

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