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Publié le 27 Septembre 2011

Le vice-Premier ministre Dan Meridor se confie

Le 6e vice-Premier ministre sous le gouvernement de M. Netanyahou, qui plus est ministre du Renseignement et de l'Énergie atomique, M. Dan Meridor a donné une conférence de presse au Centre des Affaires publiques de Jérusalem ce lundi 26 septembre.




S’exprimant en français, M. Meridor est revenu sur l’intervention de M. Abbas aux Nations Unies ce vendredi 23 septembre. Selon lui, cette démarche unilatérale de la part des Palestiniens révèle un changement radical dans leur stratégie diplomatique.



Il explique que depuis les accords d’Oslo signés il y a 18 ans, la nouvelle politique de Mahmoud Abbas vise à arrêter la terreur pour ouvrir deux autres champs de bataille bien plus avantageux pour les Palestiniens. Si dans un premier temps l’absence de conflit direct leur permet de mener la bataille politique au niveau international, dans un second temps elle leur autorise aussi une bataille juridico-légale.



Pour le gouvernement israélien il apparaît clair que M. Abbas fait tout pour éviter les négociations directes.



« Dans la réalité, ne rien faire est pire pour les deux parties », ajoute-t-il.



M. Meridor attache une importance particulière au principe selon lequel il doit y avoir des droits égaux entre arabes et juifs dans un Etat démocratique comme Israël. Il explique que « pour avoir tout le territoire il faudrait quitter la démocratie » et que pour rester juif l’Etat hébreux a besoin d’une majorité de Juifs, or les études démographiques montrent que cela serait impossible dans un contexte où Palestiniens et Israéliens vivraient dans un seul et même Etat.



En tant que 2ème représentant du gouvernement, il s’accorde avec M. Obama pour dire que seule la distinction de deux Etats indépendants pourrait à terme apporter une solution pacifique en adéquation avec l’arrêt définitif du conflit :



« Il existe une solution dont le paradigme est clair : un Etat pour eux, un Etat pour nous », a-t-il déclaré.
Il prône alors un accord entre les deux parties qui permettra de savoir « où sera Israël et où sera la Palestine » et « à partir de là les gens devront décider s’ils veulent vivre dans un Etat à majorité juive ».



Ainsi, le cœur du problème reste lié à la question des frontières : « Nous voulons une grande partie de la Judée-Samarie, alors que M. Obama pense qu’une grande partie de ce territoire doit revenir à un Etat palestinien », a-t-il noté.



Il insiste alors sur le fait que dans ces dissensions israélo-palestiniennes il ne faut pas négliger les relations que les Palestiniens entretiennent avec les pays arabes : « le Printemps arabe a changé le Moyen-Orient » ; à cela il ajoute la menace iranienne qui plane : « l’Amérique ne peut pas arrêter cette hégémonie iranienne sur le pétrole, il faut y faire attention et imposer plus de sanctions, l’Iran doit savoir qu’il ne peut pas dominer le monde. Le lien entre l’Iran et la Palestine est à considérer également dans ce sens. Aujourd’hui la situation est compliquée car il y a d’autres champs de bataille à considérer. Il faut absolument continuer les efforts diplomatiques pour un consensus national ».



Il conclut donc en souhaitant que les négociations soient vite renouvelées, tout en gardant à l’esprit deux fondements qui, quoi qu’il arrive, ne sauraient changer : la démocratie et le droit historique inhérent à l’Etat d’Israël et au peuple juif à vivre sur cette terre.



Photo: D.R.



Source : Guysen News