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Publié le 30 Janvier 2017

#Actu -Exposition Archéologia - UNESCO du 26 janvier au 10 février 2017

Le 26 janvier dernier, la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a inauguré dans ses locaux parisiens place de Fontenoy une exposition réalisée par le Musée mémorial d’Auschwitz Birkenau. Cette inauguration figurait au programme proposé par l’institution dans le cadre de la « Journée Internationale en mémoire des victimes de l’Holocauste » qui a lieu tous les ans le 27 janvier, date de la découverte d’Auschwitz par les troupes soviétiques.
 
Cette exposition présente des objets ayants appartenu au million de victimes conduit vers les chambres à gaz de Birkenau. Ils proviennent de fouilles archéologiques effectuées dans le camp en 1967, près de la chambre à gaz et du crématoire 3 (détruit par les nazis avant leur fuite).
 
Des bribes de porcelaine, de petits ciseaux et des dès à coudre, des flacons de cristal, des lunettes cerclées, et de petits bijoux habillent les quelques vitrines exposées par l’Unesco. Ces objets sont là pour nous rappeler aussi et surtout- le lieu de leur découverte le prouve- que les détenus juifs ignoraient leur sort jusqu’à l’ultime seconde. Ses objets, ils les portaient non seulement quand ils ont été débarqués sur la Judenrampe où la sélection s’opérait, mais ils les avaient encore sur eux quand ils sont arrivés dans le périmètre destiné à leur mise à mort. Ils sont donc non seulement des biens précieux sur le mémoriel mais ils sont aussi des preuves tangibles de la dissimulation permanente voulue par les nazis.
 
Un petit film documentaire intitulé Archeologia réalisé pendant les fouilles de terrain en 67 est diffusé en continu. Et en le regardant, on revoit aussi les images terrifiantes choisies par Jonathan Hayoun dans son très récent documentaire « Sauver Aushwitz ? » des « chercheurs d’or polonais » qui dès 1947 arpentaient la zone non protégée d’Auschwitz-Birkenau à la recherche de l’or que « forcément les juifs y avaient enterré… »
 
Irina Bokova, dans son allocution a martelé sa conviction « que la haine peut être combattue et le pire peut être évité par la connaissance de l’histoire, par la culture, par la transmission et l’éducation. Elle a rappelé aussi que l’Unesco joue un rôle central pour la transmission de cette histoire et en porte la responsabilité au sein des Nations Unies, notamment depuis 1979 date de l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco du site d’Auschwitz Birkenau.
 
Stéphanie Dassa